Dans les skis de… Julia Simon et Enora Latuillière : deux profils différents

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Enora Latuillière revient dans l'élite après trois ans en IBU Cup. Pokljuka permettra de savoir où la situer. Crédit : Manzoni, NordicFocus.

Elles sont les deux dernières cartes retenues pour disputer la première manche de Coupe du Monde avec l’équipe de France. Julia Simon et Enora Latuillière s’alignent avec des objectifs différents. L’une revient au haut niveau, l’autre le découvre encore.

Julia Simon, en quête d’expérience

Elle ne compte que 12 participations en Coupe du Monde. Julia Simon est encore une novice dans l’élite du biathlon. Cela mettra sans doute un peu de temps pour qu’elle apparaisse dans le top des classements. Pour preuve, elle n’a pas encore signé de top 10 à ce niveau. Mais le mot d’ordre de la skieuse des Saisies est clair : expérience. A 22 ans, on a le temps pour s’illustrer, mais il faudra montrer des progrès fulgurants pour espérer exister.

Notamment au tir. Sur le circuit IBU, quelques fautes au tir permettent quand même de performer. Mais dans le top niveau, le tir devra être impeccable. Si Julia Simon veut décrocher des tops 10, cela passera forcément par des 100% au tir. Une performance qu’elle n’a réalisée dans aucune de ses 12 courses à ce niveau. C’est peut-être l’année pour y arriver. Dès Pokljuka ?

Objectif expérience pour Julia Simon, qui chassera un premier top 10 en Coupe du Monde. Crédit : Andreas Nigol.

Enora Latuillière, retour au top

Elle avait participé à la Coupe du Monde durant la saison 2014/2015, puis tout s’est compliqué. A part quelques piges, Enora Latuillière a passé trois saisons à l’échelon inférieur. La revoilà dans l’élite désormais, avec l’objectif de trouver de la régularité dans ses performances, au tir comme sur les skis. Avec 33 départs, elle connait la pression de se confronter aux meilleures, même si ses résultats sont encore perfectibles.

A 26 ans, revancharde, ou juste motivée à l’idée de goûter de nouveau au circuit principal, Enora Latuillière a brillé sur les courses de sélection. Notamment à Lenzerheide où elle a triomphé. Impossible pour l’équipe de France de se passer de ses services. A Pokljuka, ce sera au milieu des grandes dames de la discipline. Elle a un parcours semblable à Antonin Guigonnat, on lui souhaite la même réussite.

Enora Latuillière revient dans l’élite après trois ans en IBU Cup. Pokljuka permettra de savoir où la situer. Crédit : Manzoni, NordicFocus.

Objectifs différents pour les deux invitées de dernière minute de l’équipe de France. Si Julia Simon sera là pour découvrir le haut niveau et continuer à apprendre, Enora Latuillière est lancée dans une mission de reconquête après avoir passé trois années en IBU. Mais aucune des deux n’aura la pression des résultats dans l’absolu.

Ligue 1

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