Denver vs Minnesota : acte I, scène I

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Ligue 1

Ce soir, la majorité des passionnés de la balle orange auront les yeux tournés vers le Colorado. Dans un scénario comme seule la NBA peut en proposer, et après 78 matchs de saison régulière, Wolves et Nuggets se retrouvent ce soir dans un match “aller” qui déterminera la franchise qui prendra un avantage pour l’un des derniers spots de qualification pour la post-season, avant le feu d’artifice de la dernière nuit de régulière qui verra les deux équipes s’affronter de nouveau dans un ultime match à mort. Silence, ça tourne.

Possession Denver : la dynamique.

Exaspérants d’inconstance depuis le début de la saison, et longtemps vus comme l’équipe qui terminera à la place du con, les hommes de Mike Malone ont depuis quelques matchs enclenché le mode commando. Plus de calcul, ni de stratégie, les Nuggets foncent dans le tas en espérant que le destin les aide dans leur opération folle. Et force est de constater que cela marche, même si clairement les partenaires de Paul Millsap n’ont aucune marge. Vainqueurs de leurs trois derniers matchs, à chaque fois face à des équipes playoffables, dont deux fois en prolongations face à Oklahoma et Milwaukee, les Nuggets ont clairement initié une dynamique sur laquelle ils comptent pour atteindre le Graal. Portés par un Nikola Jokic absolument exceptionnel en cette fin de saison, ainsi que par les coups de chaud de Millsap, Murray et Barton, le plan est clair : scorer, scorer et encore scorer.

A contrario, difficile de dire de la même chose des Wolves. Complètement déboussolés depuis la blessure de leur leader, Jimmy Butler, les hommes de Tom Thibodeau oscillent entre le bon et le franchement médiocre, en témoigne leur dernier match face au Jazz où jamais les coéquipiers de Karl-Anthony Towns n’ont été capables de répondre à la maestria tactique de la franchise de Salt Lake City, et plus inquiétant encore, à l’intensité mise par Donovan Mitchell et consorts. On touche ici plusieurs problèmes inhérents depuis le début de la saison. A savoir une rotation trop légère de la part du headcoach des Wolves, ce qui provoque un écroulement physique général et collectif (en témoigne la récente sortie du meneur Jeff Teague, expliquant la fatigue ressentie par les joueurs). Deuzio, un groupe trop jeune qui a déjà montré ses limites dans les matchs à gros enjeu. Et enfin, l’énorme point d’interrogation Andrew Wiggins. Renouvelé au max lors de l’été précédant, l’ailier n’a jamais su s’adapter à l’arrivée de Jimmy Butler, affichant un rendement catastrophique que ce soit au niveau statistique ou en termes d’impact, notamment en défense, où son investissement malgré ses aptitudes physiques exceptionnelles est à la limite de la faute professionnelle. Butler absent, le numéro 22 aurait du devenir le soutien naturel de Towns au scoring, ce qui n’est pas le cas, et enraye in fine la partition offensive des Wolves, que l’on voyaient déjà qualifiés en play-offs il y’a un mois tant les trois premiers quarts de la saison avaient été bien gérés. On tremble du menton à Minny, et on a bien raison.

 

Possession Minnesota : hasard et calendrier.

Cependant, tous les voyants ne sont pas au rouge pour les actuels septièmes de Conférence Ouest. Car si les résultats peinent à s’enchaîner, un allié d’importance jouera un rôle déterminant dans cette dernière ligne droite : le calendrier. En effet, dans le mano-à-mano qui les concernent à l’instar des Nuggets, adversaire du soir, des Pélicans et du Thunder, ce sont bien les Loups qui se voient proposer le calendrier le plus “abordable”, avec donc ces deux confrontations face aux Nuggets, entrecoupées d’une opposition face aux Lakers en roue libre et face aux Grizzlies qui balancent leur saison. Dans le même temps, les Pélicans enchaîneront 3 déplacements à l’extérieur, à Phoenix, Golden State et aux Clippers, tandis qu’OKC se déplacera à Houston face à un Harden déterminé a clôturer définitivement la course au MVP, puis à Miami avant d’eux aussi recevoir Memphis. Enfin, les Nuggets, qui figurent clairement comme les plus malchanceux, enchaîneront Minnesota, Clippers, Portland puis de nouveau Minnesota (!!).  Un avantage théorique qui doit être cependant confirmé sur les parquets, et ce dès ce soir. Mais clairement, alors que les Nuggets n’ont pas le droit à l’erreur, le squad de Jeff Teague, qui devrait faire son retour cette nuit, possède encore un joker, ce qui n’est pas négligeable pour une équipe encore très jeune et orpheline de son leader. Ce léger rejet de pression pourrait s’annoncer salvateur, empêchant les visiteurs du soir d’être trop inhibés par l’enjeu.

 

Entre-deux : quid de la défense ?

Elle est là, la vraie clé de ce match, et aussi la plus grande faiblesse des deux protagonistes du soir. En effet, Denver et Minnesota sont respectivement les quatrièmes et cinquièmes pires défenses de la Ligue en terme de points encaissés par match (109.1 pour les Nuggets et 108.9 pour les Wolves). Plus encore, les deux équipes franchises figurent parmi celles qui encaissent le plus de points dans la raquette, ce qui s’annonce éminemment fâcheux face aux paires Towns/Gibson et Jokic/Millsap. Pourtant, les armes ne manquent pas. Composées de jeunes aux physiques puissants et ultra mobiles, seule une faillite mentale et une certaine nonchalance expliquent une telle faiblesse dans la protection d’arceau, notamment dans la raquette où les duels sont les plus âpres. Gageons cependant que l’enjeu du match de ce soir sera suffisamment convainquant pour obtenir l’intensité défensive nécessaire pour remporter la partie et poursuivre vers les objectifs visés. A moins que l’objectif soit l’out-score de l’adversaire, ce qui nous promet alors un match tout feu tout flamme. Réponse ce soir, 4h30 du matin !

Sources : nba.com

 

 

 

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