La division métropolitaine : la plus faible et pourtant… (2/2)

Toutes les semaines, vous retrouverez un portrait des équipes de la NHL. A chaque jour une partie d’une division de la NHL. Ces portraits permettront d’établir un bilan de la dernière saison, de voir le positif et le négatif de la franchise avant de dresser une prédiction concernant les attentes de la franchise. Aujourd’hui, suite et fin de la présentation de la division métropolitaine. 

Les Blue Jackets de Columbus : Une équipe qui stagne

Columbus est une équipe importante pour nous Français. La capitale de l’Ohio a sélectionné un certain Alexandre Texier, grand espoir du hockey français. Plus haut Français repêché à une Draft NHL, le fils de Fabrice Texier a fait ses gammes à Grenoble. Il a ensuite effectué une saison en Liiga (élite finlandaise) où il devrait refaire une dernière saison avant de gouter aux Etats-Unis. Les Blue Jackets ont connu deux saisons de suite en séries éliminatoires mais n’arrivent pas à se démarquer des concurrents de sa propre division. L’équipe semble donc stagner. Le départ de William Karlsson à Vegas restera pendant longtemps dans l’esprit des partisans. L’attaquant suédois a brillé loin de l’Ohio.

Une jeune équipe

Le coté positif de cette franchise est sans hésiter le fait que le groupe soit jeune et talentueux. En attaque, Pierre-Luc Dubois s’impose comme centre dans le top 6 après une prise en main de ses motivations (cf. l’entretien qu’il a eu avec son coach John Tortorella). Il a récolté 48 points à sa saison recrue. 1.52 points par tranche de 60 minutes en 5 contre 5. Cette statistique le place seulement 9eme attaquant. Mais à son âge et avec un potentiel si important, le Québécois s’imposera comme centre numéro 1 de la franchise dans les prochaines années. Columbus compte aussi sur Sonny Milano : 4ème meilleur attaquant en reprenant les données précédentes. L’ailier gauche de 22 ans compte 1.91 points en 5 contre 5 toutes les 60 minutes. S’il ne part pas, Artemi Panarin restera sans équivoque le meilleur attaquant de ce groupe. Agé de 26 ans, il est LE leader offensif. Le reste de l’attaque est composé de leaders un peu plus âgés Cam Atkinson (29 ans), Nick Foligno (30 ans). Deux attaquants de 23 ans performent avec les Blue Jackets :  Alexander Wennberg et Oliver Bjorkstand. Le groupe d’attaquants est assez impressionnant. Mais la plupart vient de sortir d’une saison plus difficile que celle d’il y a deux ans. Certains déçoivent après de grandes attentes comme Boone Jenner (25 ans) et Josh Anderson (24 ans).

 

Les Blue Jackets célébrant un but – Crédit photo : NICK WASS / AP

 

Le corps défensif est jeune, lui aussi. Si Seth Jones est le leader défensif à seulement 23 ans, Zack Werenski (21 ans) s’impose de plus en plus dans l’animation offensive des troupes de John Tortorella. Ryan Murray déçoit et peine à s’imposer après de lourdes attentes. Sélectionné très haut (2eme au total en 2012), le défenseur canadien doit en faire davantage dans toutes les facettes de son jeu.

De plus, Sergei Bobrovsky est un mur. A 29 ans, le portier russe est un rouage important d’une équipe qui a le potentiel d’aller loin.

Enfin, certains prospects valent le coup d’espérer. Liam Foudy repêché au 22ème rang l’an passé s’ajoute au Français Alexandre Texier. Les deux centres ont un parcours opposé mais se rejoignent par le potentiel à la position de centre. Le premier, plus jeune, doit passer encore deux saisons (théoriquement) en OHL. Il devra bruler la ligue pour marquer les esprits. Le second, est LE plus bel espoir du hockey tricolore. Drafté depuis la Ligue Magnus (Une première dans l’histoire), le jeune attaquant vient de compléter une première saison en Liiga où il a fait une bonne deuxième partie de saison. Il a été récompensé en signant son premier contrat dans l’Ohio. Il devrait rejoindre l’équipe AHL après une dernière saison en Finlande. Il faut compter aussi sur Vitali Abramov. Le Russe est un ailier tirant de la gauche qui va faire son entrée en AHL cette saison. « Formé » dans la ligue mineure du Québec, l’ancien de Gatineau puis de Victoriaville va devoir adapter son jeu dans les ligues professionnelles.

Alexandre Texier sélectionné par Columbus – Crédit photo : BRUCE BENNETT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

 

Un été 2019 chargé 

Plusieurs joueurs arrivent à terme de leur contrat. Et évidemment, deux des plus importants éléments n’y échappent pas. Tout d’abord, Brobovsky termine son contrat de 7.425 millions. Une somme très raisonnable pour son apport. Qu’en est-il de la prochaine entente ? 8 millions ou un contrat à la Carey Price (10,5 millions pendant 8 ans) ?

L’autre élément est, et pas des moindres, Panarin. Actuellement, son contrat est à 6 millions. Une aubaine. Mais ça va changer, sans hésiter. Les deux clans sont TRÈS LOIN d’une entente. Si loin que l’on parle d’un trade pour éviter de le perdre pour rien. Le récent épisode de Tavares fait peur aux DG.

Les Blue Jackets ont actuellement plus de 5 millions d’espace sous le « salary cap ». Avec la hausse de ce dernier, Columbus pourra bénéficier de 7 à 8 millions. Excepté les deux éléments cités, le DG Jarmo Kekalainen doit prolonger plusieurs éléments tels que Sonny Milano, Ryan Murray, Scott Harrington et surtout Zack Werenski. Autant dire que tout ce beau monde prendra de la place. Certains éléments devront être sacrifiés.

L’espoir de faire mieux avec les mêmes joueurs

Deux années de suite sans passer le premier tour. C’est regrettable pour une équipe bourrée de talents. Avec plusieurs éléments partis et plusieurs éléments qui n’ont pas confirmé, les Blue Jackets comptent sur la jeunesse. Plusieurs jeunes vont donc apprendre des expériences passées et vont élever leur niveau de jeu. Si Dubois n’a pas le syndrome de la deuxième année (Les recrues connaissent parfois une meilleure première saison que la suivante), alors l’équipe peut espérer passer un tour. Encore là, l’objectif d’une coupe est soudainement bien loin…

Des Flyers de Philadelphie renforcés

Fini l’ère des où Philadelphie était une équipe crainte par son robustesse inégalable. Depuis quelques années, la franchise orange et noire a calqué sa stratégie sur la NHL actuelle : jeunesse et vitesse. Depuis quelques années donc, l’équipe s’est rajeunie et a gardé un noyau de joueurs très talentueux. Toutefois, l’équipe ne semble pas prête à jouer les grands rôles…

Un top 6 qui fait saliver

Claude Giroux, Sean Couturier, Jakub Voracek, Wayne Simmonds, Travis Konecky, Nolan Patrick et maintenant James Van Riemdysk. Tout un top 6 pour les Flyers de Philadelphie. Un top 6 ultra-talentueux qui combine vitesse, vision, mains et une touche de robustesse. Le cocktail parfait ! Là où les choses se compliquent, c’est bel et bien devant les buts.

Au top 6, il faut rajouter les deux défenseurs principaux : Shayne Gostisbehere (25 ans) et Ivan Provorov (21 ans). Ces deux-là forment une paire incroyable. Le premier (Franco-américain) a inscrit 65 points en 78 matches. Plutôt pas mal pour un défenseur. Incroyable en jeu de puissance, il fait briller la lumière rouge avec son tir foudroyant. Provorov (41 points en 82 matches) se démarque par son intelligence et sa mobilité. Il est le quart-arrière de l’équipe. Il dicte le jeu avec son excellente vision de jeu.

Les Flyers remportant un match – Crédit photo : Rob Carr/Getty Images

 

Un dernier rempart discutable

Là où ça coince, c’est bien évidemment entre les poteaux. Brian Elliot en tant que numéro, soutenu par Michal Neurvith. La saison dernière, Ron Extall a transigé pour remplacer Brian Elliot blessé. Il est allé chercher Petr Mrzek. Des trois gardiens cités, aucun ne permet de remporter des séries. Le problème majeur se trouve donc ici. Brian Elliot devait régler ce problème mais à 33 ans, il n’est pas une solution pour l’avenir. Mais devinez quoi ? Les Flyers comptent sur Carter Hart (sélectionné à la 48ème position). A sa dernière saison en WHL, il a conservé une moyenne de 94,7% d’arrêts. L’avenir, c’est lui. Encore faut-il qu’il fasse aussi bien en professionnel. Un gardien est toujours long à développer.

Un dernier point à aborder est la situation au niveau des contrats. Les leaders ont des contrats à long terme. Aucun n’excède les 8.5 millions. Ce qui est une excellente chose. Provorov, Konecky et Patrick doivent renouveler d’ici deux années. Toutefois, l’espace disponible sera suffisant pour conserver le noyau et les jeunes. Excellente nouvelle pour la franchise de Pennsylvanie qui a clair les cartes en main.

L’avenir devant eux

Aucun doute que l’avenir est plutôt radieux pour les Flyers. Il manque encore quelques éléments de profondeur, un portier solide et peut-être un élément fort en défense. C’est au rôle du DG de faire bouger les choses. La division métropolitaine comporte quand même deux grosses cylindrées difficiles à bouger (Washington et Pittsburgh). Elle comporte ensuite plusieurs équipes intéressantes qui se battent pour les playoffs (Columbus et New Jersey). Les Flyers devront donc se démarquer dans les années à venir.

Les grands perdants du 1er juillet : Les Islanders de New-York

Les Islanders ont fait parlé d’eux le 1er juillet dernier (Retrouvez notre article sur l’ouverture du marché des agents libres) puisque l’icône de la franchise a signé ailleurs. En effet, John Tavares est désormais un des Leafs de Toronto. Drafté par l’équipe de Long Island (puis Brooklyn), le numéro 91 est devenu capitaine de l’équipe en 2013. Dorénavant sans le « Franchise Player », l’équipe doit construire sur d’autres bases. C’est pourquoi Barry Trotz a été engagé en tant qu’entraineur en chef. Tout juste vainqueur de la Stanley Cup, le head-coach présente un très beau CV. Aux commandes, les choses ont bougé. Lou Lamoriello a été engagé avant le 1er juillet afin de convaincre « Jonny T » de prolonger. Raté. Cet épisode est du passé. Cet épisode doit être du passé.

Un nouveau leader émerge

La satisfaction chez les Islanders est sans conteste Mathew Barzal, ignoré à trois reprises par les Bruins de Boston (ils possédaient les 3 tours de Draft précédant la sélection de Barzal). Né en 1997, le numéro 13 des Islanders vient d’effectuer sa première saison complète en professionnel après avoir brulé deux fois la WHL à Seattle. Il vient de terminer sa saison avec pas moins de 85 points en 82 matches. Bon pour être élu « Rookie of the year » sans la moindre hésitation. Malgré la bonne saison de Brock Boeser chez les Canucks. Mathew Barzal c’est 2.89 points par tranche de 60 minutes à 5 contre 5. C’est bon pour le 4ème rang au sein de la NHL (pour les joueurs établis, sans compter les joueurs ayant joué 10 matches ou moins). Barzal se place donc derrière McDavid (Edmonton), MacKinnon (Colorado) et Matthews (Toronto). Il est l’avenir de la franchise. Sans la moindre hésitation.

Mathews Barzal célèbre auprès de son banc – Source : TVA Sport

Les Islanders peuvent compter sur d’autres jeunes intéressants. Anthony Beauvillier (21 ans) vient de mettre 36 points en 71 matches. Il peut assurément remplir le rôle de deuxième centre dans les années à venir. C’est un travailleur acharné qui obtiendra les mérites de Barry Trotz. En défense, Les Islanders peuvent compter sur Ryan Pulock. Agé de 23 ans, le défenseur droitier sort tout juste de sa première saison complète avec le grand club. 32 poins en 68 matches est encourageant. Pulock apporte beaucoup offensivement mais doit encore progresser sur plusieurs facettes de son jeu défensif.

Pour voir davantage de jeunesse, il faut fouiller dans la « depth chart » de la Franchise. Tout d’abord, Joshua Ho-sang est un espoir offensif de premier plan. Pourtant, l’énigmatique attaquant pose des questions. Ses statistiques avancées prouvent qu’il peut contribuer grandement dans l’attaque en étant très performant. En défense, c’est tout le contraire. Il n’est, aujourd’hui, pas prêt à performer en NHL. Pourquoi ? Parce que l’aspect défensif est fondamental pour s’imposer. L’espoir reste de mise puisque ses statiques avancées ont été évaluées sur un petit échantillon. Le potentiel est donc là.

Ensuite, Michael Dal Colle et Yannick Rathgeb intriguent. Le premier est un ailier gauche repêché très haut (5eme au total en 2014). A 22 ans, il sort d’une saison difficile en AHL. Il va devoir prouver beaucoup de choses cette année avant de se tailler un poste. Il méritera surement une audition avec la franchise basée à Brooklyn. Le second est un défenseur suisse qui n’a pas été repêché. Force de caractère, il est revenu dans son pays natal pour y jouer 3 saisons avec Fribourg-Gotteron. 28 points en 38 matches pour un défenseur, plutôt intéressant. Il devrait commencer la saison en AHL avant d’obtenir un essai avec les Islanders.

Tavares est irremplaçable

Au 1er juillet, les Islanders ont perdu Tavares et ont donc opté pour une stratégie directe : engager des agents libres expérimentés pour prendre la relève. Léo Komarov 4×3 millions et Valteri Filppula 1 an 2,75 millions. Ils s’ajoutent aux mauvais contrats antérieurs : Ladd (32 ans, encore 5×5,5 millions), Johny Boychuk (34 ans, 4×6 millions). Enfin, Lamoriello a rapatrié Matt Martin pour « sauver » quelques millions aux Leafs. Il faut le voir pour le croire.

Tout ce beau monde ne remplacera jamais Tavares. De plus, ces contrats ne sont vraiment pas « sexy ». On se demande où va cette équipe. Sans parler des goalies qui ne sont pas à la hauteur.

Une équipe à rebâtir ?

Mathew Barzal est donc la seule lueur d’espoir d’une franchise qui a perdu gros au 1er juillet. L’équipe ne cesse de déménager d’amphithéâtre et vient de connaitre un bouleversement dans l’exécutif. Beaucoup de choses sont donc à construire. Si la « guigne de la deuxième année » fait effet, Barzal devrait connaitre une saison plus difficile. Rien pour arranger les Islanders.

Une reconstruction assumée pour les Rangers de New-York

Finale de conférence en 2012, demi-finale de conférence en 2013, finale de la Stanley Cup en 2014, finale de conférence en 2015, demi-finale de conférence en 2017. Les Rangers ont enchainé les bonnes performances sans avoir toucher au graal. Une équipe marquée par des bons joueurs à toutes positions dans un système de jeu basé sur la défense. Mais les années ont rattrapé les Rangers. Avec un groupe de joueurs vieillissant, il était temps de changer de cycle. C’est pourquoi la direction assume sa nouvelle stratégie : reconstruction.

Une première étape dans le processus de reconstruction

La « Trade Deadline » a été, pour les Rangers, la première étape du processus de reconstruction. Après un communiqué de la direction, Jeff Gorton a effectué plusieurs trades. Il a envoyé son capitaine Ryan McDonagh accompagné de T.J Miller au Lightning de Tampa Bay. Le « Grosse Pomme » a obtenu un très bon retour : Vladislav Namestnikov, les jeunes Jibor Hajek (défenseur, 20 ans) et Brett Howden (centre, 20 ans) ainsi que des choix de 1er et 2eme. Le dernier représente un très bel espoir pour la future ligne de centre. Les Rangers ont envoyé RickNash à Boston contre Spooner, Beleskey, Lindgren et surtout un choix de 1er tour (ainsi qu’un choix de 7ème tour). Michael Grabner a rapporté Yegor Rykov ainsi qu’un choix de 2ème tour. Nick Holden contre un 3ème tour. 3 importants trades qui ont permis aux Rangers d’avoir énormément de choix pour la draft.

Les Rangers ont clairement opté pour une reconstruction. Leur noyau (vieillissant) a très bien fait pendant plusieurs années sans toutefois réussir l’objectif ultime : remporter la Stanley Cup. Les fans sont prévenus, ils vont devoir attendre.

Attendre qui ? Les espoirs qui vont grandir et composer l’alignement des « Blue shirts ». Aujourd’hui, ils comptent sur plusieurs importants jeunes. Le premier ? Le tout récent choix de la Draft 2018 : Vitali Krastov. Classé meilleur espoir, il a été sélectionné 9ème par les Rangers qui semblent confiant pour leur espoir russe. L’ailier né à Vladivostok est un ailier complet : grande taille permettant d’utiliser son physique, bonnes mains pour effectuer de beaux jeux sans parler d’une vitesse respectable pour son gabarit. Avec leur deuxième choix de 1er tour, les Rangers ont opté pour K’Andre Miller à la ligne bleue. Ce dernier rejoint l’université de Wisconsin pour une première saison en NCAA. Le défenseur gaucher aura besoin d’un minimum de deux années avant de penser au monde professionnel. Encore là, avec un parcours universitaire, la patience est de mise. Rebelote, avec le troisième choix de premier tour, les Rangers ont opté pour un autre défenseur : Nils Lundkvist. Cette fois-ci, c’est un défenseur droitier. Il rejoint le moule NHL puisque c’est un défenseur très mobile qui transporte très bien le puck. Fort d’une saison de 28 matches en SHL, il pourra consolider son temps de jeu et apprendre avec des adultes.

Andersson et Filip Chytil – Crédit photo : Bruce Bennett/Getty Images

D’autres espoirs sont à suivre. En défense Sean Day a très bien fait en OHL. Il entame sa première saison en professionnel. Il sera un élément à suivre. En attaque, deux espoirs supplémentaire sont à suivre : Filip Chytil et Lias Andersson. Le premier, tchèque, est un premier choix en 2017 (21ème au total). Européen, il a pu jouer en AHL. Auteur de 31 points en 44 matches à 18 ans, il a aussi marqué 3 points en 9 matches avec les Rangers. Le centre est un joueur rapide qui sait conserver le pack pour créer de l’espace à ses coéquipiers. Le second est un centre suédois qui a joué 22 matches en SHL (14 points) et 25 en AHL (14 points). Il a aussi joué 7 matches avec les Rangers pour 2 points. Le centre d’1m81 est un centre complet doté d’un très bon leadership. Il a tout de même joué 10 matches lors des championnats du monde dans une équipe championne du monde. A seulement 18 ans. Toute une performance pour le jeune qui a acquis beaucoup d’expérience cette année.

Autre motif d’espoir est le futur entre les poteaux. Qui pour remplacer le King Henrik Lunqvist ? Rien n’est certain mais Igor Sheshtyorkin fait bien. Très bien. Drafté 118ème en 2014, le portier de 22 ans vient d’enchainer deux saisons de plus de 93.3% d’arrêts. Sans parlé des 4 matches lors des championnats du monde où il garde un pourcentage de 94.2% durant le tournoi. Le goalie russe a encore une dernière année de son contrat de 3 ans signé en septembre 2016 avec le SKA de Saint-Petersburg. Il pourrait (devrait ?) venir aux Etats-Unis l’an prochain.

Encore quelques contrats à échanger et des années à attendre

Avant toute chose, Brady Skjei a prolongé avec les Rangers et semble prêt à prendre davantage de minutes. Il est tout un défenseur : mobile, intelligent et serein. Les Rangers peuvent aussi compter sur un leader qui prend de plus en plus d’importance : Mika Zibanejad. Le Suédois a terminé la saison avec 47 points et aura un temps de jeu considérable dans les années à venir.

Le reste de l’effectif est plus âgé. Matt Beleskey est un contrat récupéré dans le trade envoyant Nash à Boston. Kevin Shattenkirk a 29 ans, Chris Kreider 27, Ryan Spooner 26 et Kevin Hayes 26. Pas certain que les Rangers veulent reconstruire avec ces joueurs. Ils pourraient rapporter des espoirs et des choix dans les années à venir. Marc Staal, 31 ans, a une valeur négative : Les Rangers devront donner pour libérer le contrat. Dans le meilleur des cas, il ne rapportera rien à la franchise. Henrik Lundqvist ne veut pas partir. Il restera pour terminer sa carrière. Dommage pour le goalie qui terminera sa carrière avec une équipe en pleine reconstruction.

Une première année de reconstruction

Les espoirs sont là, mais le processus n’est pas terminé. Les années à venir vont permettre de renflouer les choix et les espoirs. L’embauche d’un nouvel entraineur pour gérer les jeunes à été l’une des premières missions pour la nouvelle saison. C’est David Quinn, ancien head-coach de Boston University qui aura la tâche de développer les joueurs avec le grand club. Ce processus n’est pas un bon coup marketing. L’équipe ne gagnera pas un grand nombre de match. Mais assurément, New York se doit de reconstruire au vu d’un noyau qui n’aura jamais fait ce que tout fan cherche : une Stanley Cup.

La division métropolitaine comporte plusieurs très bonnes équipes. Aujourd’hui, les meilleures équipes de l’Est se trouvent dans l’autre division. Pourtant, c’est bel et bien les Capitals de Washington qui ont remporté la Stanley Cup. L’avenir est beau dans la division métropolitaine. Les Devils, les Blues Jackets et les Flyers ont de belles années devant eux. Les Capitals et les Penguins restent des grosses équipes. Les RRangers de New York et la Caroline ont un effectif très jeune. La semaine prochaine, vous retrouverez la premiere partie de la présentation des équipes de la division Atlantique. 

 

Retrouvez la premier partie de la présentation de la division métropolitaine

A propos de l'auteur

Étudiant-alternant en communication. Passionné de hockey sur glace et de création graphique.

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