Domino’s Ligue 2 : Premier bilan satisfaisant pour l’ESTAC

Trêve internationale oblige, nous ne retrouverons la Ligue 2 que vendredi, deux semaines après avoir assisté à son 6ème opus de la saison. L’occasion pour nous d’évoquer le cas de Troyes, équipe totalement remaniée mais qui a su réaliser des performances encourageantes, avec un bilan comptable satisfaisant.

Un mercato particulièrement agité dans l’Aube

A l’issue de la saison 2017/2018, Troyes avait vu son effectif radicalement modifié, descente en Ligue 2 oblige. Nouveau coach en la personne de Rui Almeida, nouveaux joueurs, la volonté était de repartir sur un projet sur deux ans avec une remontée en Ligue 1 en ligne de mire. Seulement voilà, au bout d’un an tout s’est bousculé, avec un mercato dévastateur dans le sens des départs. Initialement signé pour deux ans, Almeida a décidé de faire ses valises pour la Normandie, Caen l’ayant repéré après la troisième place obtenue par l’ESTAC en mai dernier. D’autres mouvements ont suivi, en particulier des joueurs-clé comme Bryan Mbeumo (Brentford), Bryan Pelé (Guingamp), Mamadou Samassa (Sivasspor), Christopher Martins Pereira (r.p. Lyon puis Young Boys Berne), et Kévin Fortuné en fin de mercato (Tractor FC).

Buteur à Niort lors de la 1ère journée, la pépite Bryan Mbeumo (à droite) a rejoint Brentford lors du mercato (source : gettyimages.fr)

Pour autant, les dirigeants troyens ne sont pas restés de marbre, et ont renforcé leur effectif à chaque ligne. Ainsi, Gauthier Gallon (ex-Nîmes) est venu pallier l’absence de Samassa dans les cages et Oualid El Hajjam (ex-Amiens), Pape Souaré (ex-Crystal Palace), Florian Tardieu (ex-Zulte Waregem), Maxime Barthelmé (ex-Châteauroux) ont apporté leur expérience en défense et au milieu. Ajoutés à cela des jeunes prometteurs comme Terence Baya (ex-Avranches), Eden Massouema (ex-Dijon), Rui Pires (ex-Porto B), Dylan Chambost (ex-St Etienne B) ou Lenny Pintor (prêté par Lyon), de quoi faire tout de même, surtout que plusieurs cadres ont été conservés (Giraudon, Salmier, Touzghar, Raveloson).

Pour le poste d’entraîneur, plusieurs noms avaient été évoqués (Patrice Garande, Fabien Mercadal par exemple), mais c’est finalement Laurent Batlles qui a été choisi. Arrivé en provenance de la réserve de St Etienne, l’ex-joueur professionnel est arrivé à Troyes pour connaître sa toute première expérience au coaching avec une équipe professionnelle. Un contrat de deux ans plus un option, avec bien entendu l’objectif de retrouver l’Elite. Un challenge pour le technicien français, un pari pour les dirigeants aubois, qui s’avère pour le moment plutôt payant.

Un mois d’août bien négocié, malgré un retard à l’allumage à domicile

Avec une situation similaire à l’exercice précédent, l’ESTAC a entamé son championnat avec la ferme ambition d’éviter la déconvenue d’août 2018. Pour rappel, après la victoire inaugurale à Ajaccio (0-1) fin juillet, les Aubois avaient perdu leurs cinq rencontres de Ligue 2 en août, dont trois à domicile. Cette année, nous pensions que la situation allait se répéter à l’identique. Car les Troyens ont été remporter leur premier match à Niort (0-2), puis ont enchaîné deux défaites consécutives au Stade de l’Aube, face à Clermont (1-2) et Le Havre (1-2). Trois revers même si l’on veut être précis, avec celui concédé contre Lens en Coupe de la Ligue (1-2). Difficile donc de ne pas faire de parallèle évident avec la saison dernière, malgré tout de même un jeu bien plus intéressant par séquences.

Mais contrairement à l’année passée, l’hémorragie a vite été stoppée. Troyes s’est en effet relancé à Grenoble en allant chercher un nul (1-1), qui aurait même dû être une victoire sans une erreur de concentration à la 88ème minute qui a eu pour conséquence l’égalisation adverse. Puis la formation auboise a pris sa revanche sur son terrain face à Lens. Battus lors des deux dernières confrontations entre les deux équipes au Stade de l’Aube (1-2 en playoffs puis en Coupe de la Ligue), les Champenois ont vaincu le signe indien en signant un premier succès probant à la maison (2-0). Une victoire bonifiée une semaine plus tard à Châteauroux, avec trois nouveaux points empochés face à une faible opposition (0-1).

Les sourires des Troyens pour le premier succès à domicile de l’ESTAC face à Lens (source : lest-eclair.fr)

Dix points au compteur, une satisfaction non dissimulée pour Laurent Batlles, qui a réussi son baptême du feu en professionnel. Il faudra bien sûr confirmer les bonnes premières impressions, car la saison est encore très longue, mais l’ancien stéphanois dispose déjà d’une base solide pour travailler. Et son équipe a encore une marge de progression considérable avec des automatismes à peaufiner, de quoi être optimiste pour la suite.

Kiki Kouyaté, révélation troyenne du début de saison

Arrivé en provenance des moins de 23 ans du Sporting Portugal lors du dernier mercato d’hiver, Boubakar “Kiki” Kouyaté était un peu inconnu au bataillon du côté des supporters troyens. Et pourtant, il a peu à peu mis tout le monde d’accord. Titularisé à six reprises par Rui Almeida, le Malien s’est distingué par sa solidité en défense, en particulier dans le domaine aérien où son gabarit (1m92) faisait des ravages. Mais il n’a pas été énormément utilisé, plutôt incompréhensible au vu de son apport. La faute à un trio défensif central installé (Tavarès, Giraudon, Salmier), qui a été assez solide lors des derniers mois de championnat.

Kiki Kouyaté, le Monsieur Plus de l’ESTAC (source : lfp.fr)

Initialement parti pour être remplaçant de luxe cette saison, Kouyaté n’a attendu que trois matchs avant d’intégrer le onze de départ. Aligné dans une défense à trois en Coupe de la Ligue face à Lens, l’ex-Lisboète s’est immédiatement distingué en ouvrant le score sur coup de pied arrêté. Malgré la défaite concédée contre les Sang et Or (1-2), Batlles a décidé de poursuivre dans ce schéma en 3-5-2, et on peut dire que cela a été une réussite jusqu’ici. Car le Malien est vite devenu un élément-clé dans ce système, comme le prouvent ses deux buts inscrits à Grenoble et contre Lens (en Ligue 2 cette fois).

Avec trois réalisations au compteur toutes compétitions confondues, Kouyaté a démontré que sa présence est indispensable dans l’arrière-garde troyenne. LA révélation de ce début de saison, même si cela n’est finalement pas une si grosse surprise au vu de ses premiers mois dans l’Aube. Statistique intéressante d’ailleurs, l’ESTAC n’a jamais perdu en championnat avec “Kiki” titulaire. Loin d’être une coïncidence…

 

Source image : gettyimages.fr

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