Édito : La tête dans les étoiles !



Tout commença le 11 juillet 2016. Meurtri par la frappe d’Eder qui les a vu privés d’un titre de champion d’Europe sur leurs terres, la « génération Griezmann », comme on aurait désormais tendance à les appeler, prend rendez-vous avec la Russie. Deux ans plus tard jour pour jour, la France entière se réveille pleine d’espoir. Après le parcours qu’on connaît, les joueurs de Didier Deschamps s’apprêtent à disputer la troisième finale de Coupe du Monde de l’histoire du pays.

Ce 15 juillet 2018, n’ayant pas vécu pleinement l’épopée 1998, était donc la première opportunité pour moi de vivre l’émotion d’une victoire en Coupe du Monde et ainsi de connaître ce sentiment d’être sur le toit du monde. Après une balade matinale sur l’avenue des Champs-Elysées, nous espérions avoir l’opportunité de revenir monter la plus belle avenue du monde quelques heures plus tard. À deux heures du coup d’envoi, nous prenions ainsi nos quartiers à Saint-Germain des Près, dans l’incontournable Rue de la Soif.
Quatre heures et quatre buts plus tard, le glas du sifflet de monsieur Pitana venait libérer toute une nation. La France est championne du monde !

Après le titre de 1998, une liesse populaire proche de l’exceptionnelle avait marqué les esprit, symbolisé par une génération « black-blanc-beurre » dont l’influence avait largement dépassé le domaine du football. En 2018, ce groupe a mis fin à des années de rupture entre le peuple français et son équipe. Après le trou noir des années 2010, les Français ont à nouveau appris à se reconnaître à travers leurs joueurs.


Oui cette équipe n’a peut être pas pratiqué visuellement le plus beau football de cette Coupe du Monde, mais elle a été la plus efficace, et de loin. N’en déplaise aux Croates et aux Belges, cette équipe de France est la deuxième meilleure attaque de l’histoire sur une phase finale (11 buts, le record étant de 12 buts pour… la France). Sa rigueur, sa polyvalence et son efficacité en ont frustré plus d’un. La Belgique prétendait mieux jouer que la France, or ne serait-t-elle pas restée muette face à Varane & co ? Dejan Lovren assurait que la France ne jouait pas au football, ne serait-ce pas sa défense qui en a pris 4 en finale ? Bref, toutes ses déclarations n’ont pas lieu d’être. Didier Deschamps a su, parfois contre l’avis général, construire un groupe solide qui a vécu ensemble à merveille tout au long de la compétition. Ses choix et ses prises de risques se sont avérées payantes, et cette victoire est en grande partie la sienne.

Alors pour avoir permis au peuple français de vibrer et d’enfin se rassembler dans un contexte d’euphorie générale, merci. Pour cette soirée historique et inoubliable, merci. Pour nous avoir permis, nous génération post-98, de pouvoir vivre ce moment et de pouvoir le partager sur les Champs-Elysées avec tous nos compatriotes merci ; et rendez-vous en 2020.





A propos de l'auteur

Surnommé l'électron libre. Fan de Rafa, et heureusement car ce n'est ni l'OL ni le Stade Français qui satisfont mon capital victoires chaque week-ends. Bon sinon, je réussis quand même à être objectif dans mes articles, sauf quand il s'agit d'écrire sur pourquoi le PSG peut-il un jour gagner la Ligue des Champions.

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