Édito : le Giro est le meilleur des Grands Tours !

A la veille du démarrage du 102è Giro, on vous explique pourquoi il est le Tour d’Italie est le meilleur des trois Grands Tours.

C’est une question d’âge. Comme un vin rouge qu’on n’aimerait pas à 20 ans mais qui, la trentaine arrivée, vous fait l’effet de l’hydromel.

Dans la fougue de sa prime jeunesse, les goûts délicats nous sont difficiles. Les mêmes qui bien des années après qu’on a ingurgité force Nutella ou Zaz, nous conduisent a savouré les asperges et Talking Heads.

Il en va de la même chose pour le Giro, un Grand Tour aux charmes discrets qu’on ne peut qu’aimer les années venant, quand des envies de brandy au coin du feu vous prennent.

Les audacieux de la pédale

Le Tour d’Italie ne révèle ses atours qu’aux connaisseurs capables de discerner une compétition ouverte aux attaques, aux coups de grisou et autres rebondissements à répétition. On est loin des chronos qui cadenassent la course ou des équipes toutes puissantes. Le plus souvent, le Giro sourit aux audacieux de la pédale.

Le meilleur exemple récent étant probablement la dernière édition qui a vu triompher un Christopher Froome accusé de tuer tout suspense avec son équipe ex-Sky néo-Ineos dans le Tour de France. Largué au classement général, le Britannique a pris ses responsabilités et, à la pédale, est allé chercher une victoire décisive dans la spectaculaire étape des Finestre. Un renversement de situation guère possible que dans un Grand Tour ouvert.

RCS Sport > ASO

Et, surtout, dans un Tour qui dans son tracé rend ces événements de course possibles. Loin d’ASO et de ses profils stéréotypés, le Tour d’Italie rend le spectaculaire possible. Par des étapes longues et cahoteuses, par des voies non carrossables ; surtout par l’intelligence de RCS Sport qui sait ménager ses effets et les varier.

Car à la fin du jour, quand la poussière retombe, l’homme de goût préfère le Giro.

Crédit photo : Reuters

A propos de l'auteur

Fan de foot mais aussi de Serie A, je prends autant de plaisir à voir jouer Gilles Simon qu'à attendre une arrivée au sprint entre les Alpes et les Pyrénées. Talking Heads et Panetonne.

Poster un commentaire

luctus felis Aenean at libero venenatis, Curabitur