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F1 – Bilan 2020 – Mercedes : saison reçue 7 sur 7

Jusqu’à fin janvier, avant d’embrayer sur une nouvelle saison de Formule 1, la rédaction Sports Mécaniques va tirer les conclusions de cette saison 2020 très palpitante. De Williams à Mercedes, plusieurs mondes d’écart existent, avec des ambitions totalement différentes. Il est temps pour chaque écurie d’être passée au crible, afin de voir ce qui a pêché, ce qui a été bien réalisé, ce qui aurait pu être mieux fait. Pour terminer en beauté, les champions 2020 sont appelés à la barre. 

Les flèches d’argent remportent l’or (1er, 573 points)

Coup d’œil dans le rétro

La saison dernière était déjà un grand cru pour l’écurie allemande. Le doublé championnat pilote et constructeur avait perpétré la tradition mise en place depuis 2014. Hamilton glanait un 6e titre pendant que Bottas récupérait les miettes. L’année 2020 promettait alors une énième domination des hommes de Toto. La suite vous la connaissez déjà, car comme le dit l’expression : « à la fin c’est toujours l’Allemagne qui gagne » (spoiler : Vettel n’est pas champion 2020).

Le résumé de la saison

Si la supériorité de la W10 mettait à l’amende tout le paddock, les ingénieurs des flèches d’argent n’ont pas chômé pour autant l’hiver dernier. Ils ont même innové. À la surprise générale, les Mercedes se sont lancées en piste avec un nouveau système leur permettant de gratter plusieurs dixièmes au tour sur leurs concurrents. Le DAS, de son vrai nom, a rendu une voiture déjà dominante encore plus rapide. Si son appellation peut faire penser à une maladie, les résultats de l’écurie sont là pour témoigner de la bonne santé de la monoplace.

Pourtant, lorsque l’on décortique la saison de la firme germanique, on observe que le DAS n’a pas trop servi. Déjà écrasant sans, peut-être y avait-il une volonté de ne pas humilier l’adversaire ? Bien entendu la réponse est non. En effet, même avec une utilisation minimale, les Mercedes ont mis à l’amende tout le paddock. Avec, 13 victoires sur 17 courses et au moins une voiture sur le podium sur 15 des 17 circuits, les Flèches d’Argent n’ont laissé que des petits bouts à leurs concurrents. En décrochant les 18 autres monoplaces dès le début de saison, elles se sont vite adjugées un 7e titre constructeur consécutif. Lewis en a d’ailleurs profité pour s’offrir un 7e titre personnel, son 6e avec Mercedes.

En effet, l’enjeu pour l’écurie n’était pas de savoir si elle allait tout remporter. Non, l’attraction principale était de voir si Bottas pouvait poser des problèmes à sa majesté Lewis Hamilton. Si l’on y a cru au tout début, le Britannique a rapidement remis les choses au clair.

Les pilotes 

Lewis Hamilton (1er, 347 points)

Il a réalisé la saison parfaite. Si Bottas lui a mis une légère pression sur la première course, le Britannique n’a pas tardé à rectifier le tir. En enchaînant plusieurs succès d’affilée pour un total de 11 victoires personnelles, il a prouvé que du haut de ses 35 ans il dominait toujours autant son sujet. Une année XXL qui lui a d’ailleurs permis de briser un bon nombre de records, mais aussi de glaner un 7e titre pilote égalant ainsi Schumi. Telle une pression, Lewis a bu toute concurrence en 2020. Mais le septuple champion du monde a des goûts de luxe, et c’est de champagne qu’il aime s’hydrater.

Valtteri Bottas (2e, 223 points)

« Champion du monde des essais libres », « surcoté », « la tondeuse » sont tous des termes que l’on entend pour décrire le Finlandais. Pour s’en débarrasser, Valtteri entendait bien jouer les troubles fêtes à Lewis cette saison. Le constat est simple : il s’est loupé. Lui qui devait se battre pour le titre n’est finalement pas passé loin de finir derrière Verstappen. 9 points seulement le séparent du Néerlandais. 9 points alors que la Mercedes est nettement au dessus de la RedBull. 9 points alors que Max a abandonné 5 courses contre 1 pour Bottas.

Pourtant, lorsque l’on s’attarde sur ses performances en qualifs, on remarque qu’il est souvent dans les temps d’Hamilton. Mais le rythme en course est moins bon. Ses deux victoires ne sont au final qu’une éclaircie dans cette année bien sombre où il est resté dans l’ombre de Lewis.

George Russell (18e, 3 points)

Il était l’invité surprise de Mercedes pour le GP de Sakhir. Hamilton déjà champion mais covidé, George a sauté sur l’occasion pour enfiler sa combinaison noire. Loin d’être impressionné, le jeune prodige s’est offert la première pole de sa carrière le samedi. Auteur d’une très bonne course le lendemain, il a malheureusement été victime d’une erreur des mécanos. Si sa première victoire en F1 lui est passé sous le nez ce jour-là, Russell a montré toute l’étendue de son talent au reste du paddock. Valtteri tu es prévenu.

Coup d’éclat / coup de blues 

Le coup d’éclat : la performance de Lewis Hamilton en Turquie lui permettant de remporter son 7e titre individuel.

Le coup de blues : le double pit stop désastreux lors du GP de Sakhir privant Russell de sa première victoire en F1.

Le point Statistique 

  • 13 : le nombre de victoires pour Mercedes cette saison.
  • 7 : le nombre de titres remportés consécutivement par Mercedes. Ils dépassent ainsi Ferrari.
  • 7 : le nombre de titres pilotes remportés par Lewis en F1.
  • 6 : le nombre de tête-à-queue de Bottas en Turquie.

Une fois n’est pas coutume, l’écurie allemande a de nouveau tout rafler cette année. Si Bottas est prolongé, le monde de la F1 est toujours dans l’attente du renouvellement de Lewis. Cependant, une chose est sûre, les Flèches d’Argent resteront aux avant postes en 2021.

Crédits Photo : @MercedesAMGF1

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