F1 – Silly Season – Ont-ils fait les bons choix? (1/3)

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Ligue 1

Depuis l’annonce de la fin de collaboration entre Sebastian Vettel et la Scuderia Ferrari, rumeurs et officialisations vont bon train. Mais malgré tout, peut-on vraiment affirmer que ces choix sont les bons pour chaque partie ? Voici le départ d’un triptyque débutant avec le divorce Vettel/Ferrari.

Dans la nuit du 11 au 12 mai, une bombe a été lâchée. Une bombe, prévisible, certes. Mais elle a fait des dégâts. Vettel et Ferrari ont décidé de mettre fin à leur collaboration. Et cette décision a mis en marche une “Silly Season” qu’on était pas vraiment prêt à voir débuter si tôt.

Et c’est bien là qu’est la surprise. Parce que la saison n’a pas vraiment encore commencé, personne ne s’attendait à cette annonce.  Et pourtant on devait s’y préparer. Car l’histoire d’amour à l’italienne entre Vettel et Ferrari avait déjà pris fin, et qu’il ne restait plus qu’à signer les papiers du divorce.

Sebastian Vettel aux essais hivernaux de Barcelone – Crédit image: F1i.com

Les échecs de Ferrari

La raison principale de ce divorce se trouve certainement dans l’émergence soudaine de Charles Leclerc. Personne ne l’attendait vraiment à ce niveau. Mais il est là. Et Ferrari a décidé de faire confiance à la jeunesse et à l’insouciance, en le prolongeant jusqu’en 2024 (moyennant un salaire de 9M par an). Et l’expérience, ô combien importante dans une équipe comme Ferrari ? Elle paye les échecs de 2017 et 2018.

C’est d’ailleurs ce qui lie Vettel et son présélecteur Alonso : l’échec à faire briller la « Rossa ». A eux deux, ils représentent 10 ans. Dix années sans succès en F1 pour Ferrari. Autrement dit une éternité. Et pourtant elle a eu dans son effectif deux des plus grands talents de cette décennie.

Doit-on jeter la faute sur Vettel ?

Mais si on y regarde de plus près. Ferrari n’a eu que quatre chances de remporter un titre… Quatre, en dix ans. C’est peu… Trop peu pour la légendaire équipe rouge. Alors oui dans cette période, elle n’a jamais eu la voiture pour gagner. A l’inverse de Red Bull et de Mercedes. Et elle a eu besoin de s’en remettre au seul talent de leur champion. Un champion mal épaulé ou mal équipé. En 2010, les stratégistes plantent Alonso. En 2012, c’est la voiture qui n’est pas bonne, mais Alonso fait illusion. Et en 2017, c’est la fiabilité qui coule Vettel. Quant à 2018… beaucoup vous diront que c’est Vettel qui flanche. Mais la réalité est peut-être tout autre.

Vettel et Alonso en 2014 – – Crédit image: TF1.fr

Un problème de confiance ?

Si la faute de Vettel à Hockhenheim est indéniable, il ne faut pas mettre de côté la responsabilité de Ferrari aussi. Au moment même où Vettel produisait son erreur, Ferrari pleurait son illustre patron décédé. En effet Sergio Marchione disparu le 25 juillet 2018 (soit 3 jours après le GP d’Allemagne). La perte pour Ferrari fut telle qu’on peut penser que tout le staff fut sous le choc. Mais plus encore, certaines décisions actées sous Marchione furent remises à plus tard.

Comme par exemple le remplacement de Kimi Raïkkönen par Charles Leclerc. Le staff italien a manqué de discernement par moment. Et Vettel l’a perçu comme un manque de confiance en lui. L’exemple le plus parlant, c’est la qualification de Monza. Où Ferrari choisit l’équité entre ses deux pilotes, plutôt que de favoriser Vettel, pour le titre. Un titre qui leur échappe depuis 2007…

L’éclosion précoce de Leclerc, le début de la fin pour Vettel

Ce qui va tuer Vettel, ce n’est pas ce manque de confiance. Bien que cela le blesse bien. Mais l’arrivée et l’éclosion de Leclerc au sein de l’équipe italienne va terminer le travail. En 2019, Vettel a porté une croix, et jamais Ferrari ne l’a aidé dans cette tâche. Au fond, qui donnerait tort à Ferrari ? Se désintéresser à une pierre précieuse, pour un diamant brut à polir et façonner à son image…

C’est ce que Red Bull fait avec Verstappen. Et Mercedes a bien Georges Russell en préparation. Donc autant préparer ses armes. Mais pour autant, est-ce la bonne solution ? Quand on connait l’exigence de Ferrari. La façon dont cette équipe travaille et use ses pilotes. N’est-ce pas un peu trop tôt pour mettre autant de pression sur Leclerc ?

Vettel, Binotto et Leclerc à Spa 2019 – Crédit image: le10sport.com

Le choix de Vettel

Malgré tout, d’après les infos de la presse allemande et italienne, Vettel était le premier choix de Ferrari. Mais ils ne voulaient pas revivre une saison 2019 pour la seconde année de suite. Et dans les esprits des dirigeants de Ferrari, c’était clair que Vettel resterait pour épauler Leclerc. Leur proposition allait dans ce sens. Un contrat d’une année, avec un salaire divisé par trois ou quatre (Il touche un salaire entre 35 et 40M annuel) … Loin de ce que Vettel espérait !

L’égo d’un pilote reste tenace. Et la réflexion au calme forcée par ce confinement a permis à l’allemand d’ouvrir les yeux sur la situation. Il ne pourra clairement plus jouer le titre avec Ferrari. Mieux vaut partir, maintenant, avec la tête haute. Avant de dépérir ou de se ronger le sang.

Crédit image : F1i.com

Si la situation de l’allemand reste flou quant à son avenir à moyen terme, à court terme il sait ce qu’il lui reste à faire. Un baroud d’honneur avec les rouges (si la saison se lance enfin). Avant de faire ses valises et de partir rejoindre son plus grand rival… Qui sait?

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