Fed Cup: Quelles sont nos chances en Australie ?

Les 9 et 10 novembre prochain, nos Bleues ont rendez-vous avec l’Australie à Perth. Pour honorer cette dernière finale sous le format actuel, notre équipe de France va devoir mener de gros combats. Néanmoins, pleins de questions et d’inquiétudes sont présentes dans la tête des supporters tricolores. Quelles sont nos chances contre cette puissante équipe d’Australie ? Quels noms apparaîtront dans les deux sélections ? Avons-nous les armes pour inquiéter les Australiennes ? Nos Françaises sont-elles au niveau ? Nous allons tenter d’y répondre. 

 

Pour les conditions, avantage Australie ?

En effet, la sélection de Julien Benneteau va devoir prendre son envol pour la ville de Perth en Australie avec pour objectif de faire tomber l’équipe d’Ashleigh Barty et de soulever le trophée. Il s’agit de la première finale de Fed cup pour les Australienne depuis 1993. Les joueuses seront devant leur public, les conditions sont idéales et l’ambiance va les pousser à se surpasser pour le pays. Cependant, pour les supporters des Bleues le périple est long jusqu’a Perth. Bien que les groupes de supporters comme la “WATFA” avec la We Are Tennis ou le groupe de l’ASFET prévoient un déplacement, les tribunes ne seront pas bleues lors de cette rencontre. Mais pour les filles de Julien Benneteau cela ne sera qu’un rappel de leur demi-finale à Rouen. En effet, lors de ce choc le public Roumain venu en nombre pour soutenir leur reine Simona Halep a fait le bruit nécessaire pour donner l’impression aux françaises de ne plus être tout à fait à la maison. Ce qui n’empêcha pas Pauline Parmentier de ramener l’équipe à 2-2 face à Begu et à Garcia et Mladenovic de finir le travail sur un double très serré.

A ce jour, la surface choisie par la sélection d’Alicia Molik n’est pas encore connue.

 

La reine d’Australie, c’est Barty.

Tout comme l’équipe de Roumanie, celle de l’Australie mise beaucoup sur leur top joueuse, respectivement Simona Halep et Ashleigh Barty. Toutes deux ayant régné sur le circuit féminin en tant que numéro 1 mondiale. C’est sans aucun doute un avantage de posséder dans sa sélection une joueuse comme Barty en pleine éclosion cette année. En effet, l’Australienne banalise l’incroyable avec ses statistiques cette saison. En 2019, elle possède à son compteur 42 victoires (4 en Fed Cup) pour seulement 8 défaites ! Titrée à 3 reprises à Miami, Roland Garros puis Birmingham, celle-ci s’impose en patronne sur le circuit WTA ces derniers mois.

Peu mise en valeur cette saison, l’Australie doit son salut à l’actuelle numéro 2 mondiale, récente gagnante de son premier Grand Chelem. Lors de leur opposition face à la Biélorussie, Barty tient son rang de leader. Alignée en simple et en double aux cotés de Samantha Stosur elle porte l’Australie en finale 26 ans après.

Le deuxième atout de cette équipe de Fed Cup est indéniablement Samantha Stosur. L’actuelle 132 ème mondiale âgée de 35 ans, n’en est pas à sa première sélection de Fed Cup. Pilier de l’équipe Australienne bien qu’elle n’ait pas remporté ses matchs en simple face à la Biélorussie, Samantha Stosur est une joueuse phare du tennis Australien. De par sa puissance et son expérience, Stosur est la base solide de cette équipe. Pour les autres joueuses possible à la sélection, AjlaTomljanovic et Daria Gavrilova sont également des joueuses qui peuvent s’avérer dangereuses.

 

Où en sont nos Françaises ?

Du coté Français les palmarès sont plus mitigés. A commencer par celui de Caroline Garcia, leader des Bleues. Ses statistiques sont bien moins impressionnantes que celles de Barty. Actuellement 28ème au classement WTA, son compteur indique 24 victoires ( 3en Fed Cup) pour 19 défaites (1 en Fed Cup). Néanmoins, Caroline Garcia, s’est offert un titre à Nottingham et une finale à Strasbourg. Un bilan assez léger.

De plus il semblerait que le moral de la joueuse soit atteint au vu de ses récents échanges sur le court avec son père et entraineur Louis Paul Garcia. Celle-ci semble ne plus trouver les solutions sur le court et manquer cruellement de plaisir. Ayant refusé la sélection en 2018 et fait le choix de se concentrer sur sa carrière en simple, les supporters tricolores avait eu le plaisir de la retrouver cette année dans la sélection de Julien Benneteau. De plus, elle fut alignée en double aux côtés de Mladenovic, également pour le plus grand plaisir des amateurs du tennis féminin Français.

Derrière elle se trouve Kristina Mladenovic, qui s’affiche à la 53ème place mondiale. Elle aussi possède des résultats mitigés. “Kiki” cette saison c’est 17 victoires pour 18 défaites. Un changement était nécéssaire pour la joueuse en manque de sensation et de réussite sur les courts en début de saison. Mladenovic s’offre les services de Sascha Bajin, ancien entraineur de la numéro 1 mondiale actuelle Naomi Osaka et élu meilleur entraineur 2018. Mais cela ne suffit pas à relancer Kristina qui peine à revenir à son niveau de 2017. Bien qu’en simple cela soit actuellement sans résultats “kiki” brille en double et s’est même imposée comme la joueuse numéro 1 mondiale en la matière. Un titre qui semble aux yeux de beaucoup insignifiant mais qui est pourtant prestigieux.

 

Pour Cornet et Parmentier, même son de cloche

Pour les autres filles, Alizé Cornet semble bien avoir pris ses marques sur dur avec son quart de finale aujourd’hui à l’Open de New York contre Camila Giorgi (à suivre à 19h30). Des nouvelles rassurantes à l’approche de l’Us Open.

Pauline Parmentier quant à elle, titrée l’an passé à Istanbul et au Quebec se voit cette année en difficulté sur le circuit. Avec 10 victoires (1 en Fed Cup) et 20 défaites en 2019 “Popo” âgée de 33 ans fait une moins bonne saison que la précédente. Mais ne perd pas le sourire !

 

Que font Paquet et Ferro ?

Fiona Ferro est titrée à Lausanne et possède 18 victoires pour 15 défaites ce qui lui permet de se hisser à la 72ème place mondiale. Chloé Paquet quand à elle sort Caroline Garcia en huitième de Jurmala et s’offre une demie finale à Strasbourg.

 

Sur le papier dominées, mais tout se jouera sur le terrain ! 

Bien que sur le papier et sur un plan individuel nos Françaises ne semblent pas favorites, les supporters français le savent, elles sont capables du meilleur lors de ce genre d’événement. Chacune d’entre elle est un atout majeur de notre pays dont nous sommes fiers. Caroline Garcia et son tennis qui a été si souvent proche des plus grandes. Kristina Mladenovic et sa capacité à se transcender dans ce genre d’événement, son patriotisme et son touché de balle, Alizé Cornet et sa combativité sans faille. Ainsi que Pauline Parmentier, grande patronne de la demie finale avec son point arraché à la Roumanie. Cette équipe de France n’aurait pas le même visage sans “Popo”, incontestablement l’âme des Bleues.

 

Nous l’avons compris, peu de choses seront à l’avantage des Bleues durant ce week-end à Perth. Mais l’important c’est d’être prêtes à se battre le jour J. De tout donner sur le terrain afin de ne pas avoir de regret. Nous serons tous en bleu dans 2 mois et demi, car oui elle est belle notre équipe de France. 

 

 

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