Flashback : vous reprendrez bien un peu de Dino ?

 

 

Chaque semaine le mercredi et ce pendant toute la saison régulière, vous aurez le droit à un pan de l’histoire de la NBA raconté par mes soins. Des records, des joueurs légendaires, des changements de règles, des performances, tout sera couvert, et ce des balbutiements de la ligue dans les années 50 aux dernières saisons. Le but de cette chronique est simple : vous permettre de (re)découvrir des facettes parfois oubliées de cette merveilleuse ligue qu’est la NBA. Alors, êtes-vous confortablement installés pour un brin de lecture ? Si oui, abordons tout de suite le sujet de cette semaine. 

Rappelez-vous : lors du dernier Flashback, nous parlions de la carrière particulière de Derrick Rose ; la nuit qui suivit, celui-ci enregistra sa meilleure performance en carrière avec 50 points après des années de galère, gros respect (et appelez-moi Irma). Cette fois-ci, peu de risque que la personne dont je m’apprête à vous parler revienne saigner les parquets cette nuit, puisqu’il est à la retraite depuis peu. Aujourd’hui chers amis, nous allons parler du plus grand… enfin du deuxième.. disons du troisième meilleur joueur de l’histoire des Lakers, Kobe Bean Bryant. Et plus particulièrement de son record de points en carrière, un soir de janvier 2006.

Posons le contexte.

Nous sommes au beau milieu de la saison 2005-2006. Le Mamba est déjà dans sa 10ème saison avec les Lakers. Et s’il a pu avoir le statut de lieutenant lorsque le gros Shaq était là, il est maintenant bel et bien le Boss de Los Angeles. Inutile de le présenter dans les détails, vous le connaissez tous si vous suivez un tant soit peu la NBA (et a priori si vous lisez ceci, c’est le cas). Rappelons juste une chose : si l’équipe présente un roster assez solide, c’est bien Kobe qui portera les Lakers durant cette saison, finissant l’exercice avec plus de 35 points par match. Oui, encore une preuve qu’il est l’un des plus grands scoreurs de l’histoire. Kobe en 2006, c’est injouable, et c’est orgie offensive tous les soirs. Et c’est justement de l’une de ces anomalies offensives que je vais vous parler aujourd’hui..

 

Kobe en 2006 contre les Spurs de Duncan.
Source : Sports Illustrated/GREG NELSON

 

22 janvier 2006. Retenez cette date, parce qu’elle est celle du deuxième plus gros carton offensif de l’histoire (et pour beaucoup, du plus gros). À cette date donc, les Lakers reçoivent Toronto. À cette époque, les Raptors ne sont qu’une équipe moyenne de fond de tableau, malgré la présence de Chris Bosh. Ils finiront d’ailleurs la saison régulière avec seulement 27 victoires. Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse aujourd’hui.

81 shades of Kobe.

Le 22 janvier donc, les Lakers jouent les Raptors, et gagneront le match 122-104. C’est bien simple, les coéquipiers de Kobe n’auront mis que .. 41 points. Non, vous ne vous êtes pas trompés dans votre calcul. Oui, ce soir là, Kobe Bryant a planté 81 points sur la tête des Toronto Raptors, produisant la deuxième plus grande orgie offensive de l’histoire, après les 100 points de Wilt Chamberlain. Phil Jackson, alors coach des Lakers, dira même n’avoir jamais vu telle performance. Rappelons que le bonhomme a quand même coaché Michael Jordan.

 

Les Raptors avaient beau essayé, il était impossible d’arrêter le Mamba ce soir-là.
Source : Sportsnet.

 

28/46 au tir, 7/13 à 3pts, 18/20 sur la ligne des lancers. Et vous vous direz peut-être “Ouais, mais les Raptors étaient nuls, les Lakers ont dominé tout le match.” Sauf que non, la performance de Kobe a réellement permis la victoire des Lakers ! Dans le 3ème QT, les Lakers ont ainsi 18 points de retard. C’est alors que Kobe sonne la révolte : 27 points dans le 3ème QT, 28 dans le 4ème, pour un total de 55 points en 2nde mi-temps. Seul Wilt a jamais fait mieux. Tous les tirs rentraient, les Raptors étaient impuissants, ne pouvant faire autre chose que regarder l’arrière enquiller les points.

Nous ne pouvions que le regarder rentrer tous ses tirs”  dira plus tard Chris Bosh.

C’est quelque chose qui est juste arrivé. C’est difficile à expliquer. (…) C’était la victoire, voilà ce qui m’a transformé et motivé. Ça a donné quelque chose de spécial”  essayera plus tard d’expliquer le principal intéressé.

 

Kobe lui-même ne l’expliquait pas. Alors qu’il enfilait ses deux derniers lancers francs, le public du Staples Center scandait “MVP ! MVP !”. Le Mamba a pu être qualifié de croqueur, de joueur égoïste et de mauvais coéquipier. Après tout, s’il avait fait une telle performance dans une défaite, aurait-elle eu le même impact ? Mais les faits sont là : 81 points dans une victoire, un match devenu légendaire, qui aura contribué à faire de Kobe Bryant l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Certains disent même que la performance dépasse les 100 points de Wilt, et je serais tenté de l’affirmer aussi. Je ne peux que vous encourager à aller admirer le Mamba dans ses oeuvres, le match étant disponible dans son intégralité sur YouTube. En attendant, je vous donne rendez-vous pour le prochain Flashback la semaine prochaine ! 

 

Source Photo de Une : Sports Illustrated/JOHN W. MCDONOUGH

 

 

A propos de l'auteur

Actuellement étudiant en école de commerce, fan de sport, surtout d'une certaine ligue qui me fait me réveiller à 2h pour regarder un Atlanta@Detroit. #ThunderUp #DajeRoma

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