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Pérez s’impose devant Vettel et Gasly au terme d’une course folle à Bakou

Crédit photo : @F1

Dénouement incroyable à Bakou, en Azerbaïdjan, qui vient de couronner Pérez et Red Bull. Au terme d’une course complètement dingue, où Pirelli ne s’est pas mis en valeur, le Mexicain décroche sa seconde victoire en Formule 1. Vettel offre le premier podium à Aston Martin, devant Pierre Gasly. Verstappen a abandonné, alors que Lewis Hamilton a loupé son second départ. Week-end noir pour Mercedes, qui ne marque aucun point. 

Pirelli dans la tourmente

Toujours spectaculaire depuis son arrivée en Formule 1, le GP d’Azerbaïdjan a encore été le témoin d’un scénario fou. Pourtant, tout avait débuté bien calmement. Aucun accrochage au départ, pas d’erreur de pilotage, la course démarrait sans accroche. Seul l’abandon d’Ocon faisait de l’ombre au tableau. Cependant, au 31e tour, un accident intriguant de Stroll est venu mettre la puce à l’oreille de certains. L’explosion de son pneu arrière gauche, à 300 km/h dans la ligne droite des stands faisait tâche. Et, si l’on pensait que cette mésaventure était isolée, ce ne fut pas le cas. À moins de 10 tours de l’arrivée, Verstappen, leader du championnat et de la course, se prenait aussi un mur à haute vitesse à cause d’une crevaison.

Tout comme Stroll, Verstappen a vu son pneu éclater, le même pneu arrière gauche que celui du Canadien. Dépité, le pilote Red Bull frappait de rage son pneumatique détruit, peu de temps après s’être tenu les jambes. Si les deux pilotes s’en sortaient indemnes, leurs monoplaces étaient elles ravagées par la violence du choc. Horner ne se privait pas pour incendier le manufacturier italien. Non sans rappeler toutes les erreurs déjà commises par Pirelli, ces deux incidents renvoient étrangement à l’échec de Michelin à Indianapolis.

Pérez, sauveur de Red Bull

Depuis 2 ou 3 courses, on sent le Mexicain plus à l’aise avec sa monoplace. Il semble enfin avoir pris les pleines mesures de sa machine, et peut décemment aider Verstappen. Ressorti deuxième derrière son coéquipier après une bonne stratégie de son écurie, il piégeait Hamilton. Le Britannique pestait contre son écurie, étonné de voir devant lui, si loin, les Red Bull. Si l’accident de Verstappen lui permettait de récupérer le bénéfice de la victoire, c’était sans compter sur les commissaires de course, qui lui ont rendu la tâche plus ardue. Le drapeau rouge, de sortie pendant plus de 30 minutes, ramenait tout le reste du peloton dans la pit lane.

À 16 heures, la direction de course décidait d’un départ arrêté pour deux tours, les 50e et 51e, la course n’en comportant pas plus. Dix minutes plus tard, et après un bon envol, Hamilton croyait au hold-up parfait. Mais, parfois, le destin fait des siennes, et il était écrit que si Verstappen ne marquait aucun point, Hamilton ne s’en tirerait pas mieux. Avec ses pneus froids, il tirait tout droit avant même le premier virage, offrant la victoire définitive à Pérez. Et derrière, la bataille fit rage.

Vettel et Gasly en démonstration 

Vettel, à la faveur d’une stratégie audacieuse – mais payante – d’Aston Martin, se retrouvait en tête à mi-course. Si son arrêt aux stands le faisait redescendre un peu, il gardait contact avec les leaders. L’accident de Stroll, alors 4e, le remontait d’un cran. Il mangeait ensuite Leclerc et Gasly au restart, pour se retrouver derrière Hamilton. La suite, on la connait. 2e, il apporte de gros points à Aston Martin, qui ne cesse de progresser.

Pour Gasly, l’histoire est aussi belle. Tout le week-end, il a paru dans le coup. Mais de là à obtenir un podium ? Peu de gens l’auraient parié. Il a su rester constant tout au long de la course, profitant des erreurs des uns et des autres. Après l’accident de Verstappen et l’interruption de course, il résistait bien au retour de Leclerc sur la piste. Le Monégasque devait se contenter de la 4e place, devant Norris et un Alonso incisif. L’Espagnol signe son plus beau GP depuis son retour aux affaires, et marque des points qui font du bien à Alpine.

Habitué aux courses folles, le circuit urbain de Bakou a une nouvelle fois été témoin de belles batailles. Verstappen, que l’on pensait grand perdant du week-end, ne cède rien à Hamilton. Bottas est lui de pire en pire, et Sainz et Ricciardo ont souffert de la comparaison avec leurs coéquipiers. Pour Vettel et Alonso, la rédemption est là. 

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