Franck Berrier : Rencontre avec le milieu de terrain français

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Ligue 1



Avec un peu plus de 370 matchs professionnels au compteur, Franck Berrier est l’un des footballeurs français les plus appréciés en Belgique. De ses débuts en ligue 1, en passant par sa chute en CFA et la renaissance en National, il nous raconte son explosion en Belgique où il a fait sa majeure partie de carrière. Rencontre avec Franck Berrier.

 

Quand on lui demande comment le poste de milieu de terrain s’est profilé à lui, il nous répond tout simplement « Je pense que ça se fait naturellement. J’aimais dribbler, marquer et pas trop défendre peut-être ! ». Le milieu offensif natif d’Argentan a en effet marqué 77 buts dans sa carrière, au travers des 7 clubs qu’il a côtoyés.

 

« J’ai commencé le football à l’âge de 6 ans à l’UF Argentan (appelé le FC Argentan depuis 2012 NDLR). J’ai choisi tout naturellement ce sport car mon père le pratiquait. Et forcément, on veut faire comme notre papa quand on est petit ! En plus de ça, j’adorais regarder les matchs à la télé. Je suis parti au Stade Rennais à l’âge 13 ans jusqu’à mes 15 ans. Je suis revenu à Argentan une année pour ensuite prendre la route du SM Caen. A 16 ans j’avais plusieurs clubs qui me voulaient et j’ai choisi Caen car c’était un bon club à l’époque. C’était proche de chez moi et puis c’est une belle ville. »

 

Entré 3 fois en jeu avec le SMC, deux fois en championnat pour un total de 61 minutes et une fois en coupe de la Ligue où il jouera un peu plus des ¾ du match, il aura joué deux fois contre le FC Sochaux-Montbéliard et une fois contre l’AC Ajaccio !

 

« Je me rappelle ma première convocation dans l’équipe première, j’étais fou de joie. A ce moment-là on se dit que l’on atteint un premier objectif.  Le rêve devient réalité ! Je suis rentré juste avant la mi-temps car un joueur s’est blessé.

Mon tout premier but est arrivé plus tard dans ma carrière. C’est quand je suis arrivé en Belgique. Après mon passage à Caen, je suis parti en CFA puis en National et enfin en Belgique ».

 

C’est une question qu’on aime généralement poser à ceux qui ont connu les terrains belges. Quelle est la différence notable entre le football belge et français ?

 

« En Belgique, le football est plus offensif alors qu’en France il est plus tactique. Les entraînements sont plus longs également. La mentalité est à mon goût plus conviviale en Belgique qu’en France, c’est plus familial ! »

 


 

Quand on demande à Franck Berrier s’il regrette l’issue de son histoire avec Ostende, il nous répond en toute sincérité :

« Non. C’était une superbe expérience. On est passé du rang de petit club à celui qui connaît l’Europe. Et grâce à Ostende, j’ai exaucé mon rêve de jouer au Vélodrome. On est toujours déçu quand les belles histoires ne finissent pas comme on avait prévu ! J ‘ai failli signer en Thaïlande à cette période, mais le président d’Ostende n’a pas voulu que je parte. Dommage ça aurait était sans doute une belle expérience mais c’est la vie. Mais ça reste de très bons souvenirs, un superbe club, des amis, et les supporters m’aimaient beaucoup »

 

Il y a quelques temps, vous expliquiez que votre transfert à Dortmund était acté, pouvez-vous revenir sur ce non-transfert ?

 

« Oui quand je jouais à Zulte Waregem je faisais vraiment une belle saison.  Beaucoup de Clubs ce sont manifestés pour me recruter, dont Dortmund. Ils avaient fait un pré-contrat pour la Saison d’après en attendant l’accord avec Zulte Waregem. Malheureusement je me suis fait les ligaments croisés 1 mois et demi après.

Il y avait forcément beaucoup de déception c’est sûr, mais on ne contrôle pas tout dans le foot. J’étais vraiment triste que ce transfert ne se fasse pas. C’est l’un de mes plus gros regrets, ne pas signer dans un club européen. »

 

Alors qu’il venait de signer un contrat de deux années au KV Malines à l’été 2018, le milieu offensif ne jouera aucun match jusque janvier 2019. C’est alors que le verdict tombe pour le français : fin de carrière. Il revient avec nous en toute sincérité sur sa retraite anticipée !

 

« Au départ c’était très difficile d’accepter cette décision prise par les médecins. Maintenant je commence à m’y faire même si c’est encore dur par moment. On vit différemment on fait d’autres choses. Les médecins ont vu que j’avais un problème au cœur. On a fait des tests approfondis et on a vu que j’avais le muscle du cœur enflammé. Donc fallait que j’arrête absolument car ça pourrait être très dangereux pour ma santé. »

 

Nous remercions Franck Berrier pour sa gentillesse et sa disponibilité. Nous lui souhaitons évidemment une bonne continuation dans tout ce qu’il entreprendra dans l’avenir.

 

image une : 7sur7.be



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