Ça roule…

Giro 1992 : Miguel Indurain remporte son premier Tour d’Italie

Miguel Indurain Giro 1992

Aujourd’hui, les moments de légende du cyclisme font la part belle au Giro 1992 remporté par Miguel Indurain. Après les cinq victoires du Roi Miguel sur le Tour de France entre 1991 et 1995, place à ses victoires sur le Giro. 

Introduction

Le favori de cette course est l’italien Franco Chioccioli, tenant du titre. Ses deux principaux concurrents sont l’espagnol Miguel Indurain et l’italien Claudio Chiappucci. La présence de Laurent Fignon, Andrew Hampsten, Luis Herrera, Piotr Ugrumov, Bjarne Riis et de Massimiliano Lelli est également à souligner. Mario Cipollini, Djamolidine Abdoujaparov, Adriano Baffi, Sean Kelly et Ján Svorada sont les cinq principaux sprinteurs. Les jeunes Ivan Gotti, Pavel Tonkov et Armand de Las Cuevas sont eux à surveiller.

Parcours

Au programme de ce Giro 8 étapes de plaine et 11 de montagne avec des arrivées au sommet à Monte Terminillo (25 km à 6%), Monte Bondone (21.5 km à 7%), Monviso (19.3 km à 3.5%) et Pila (17.5 km à 7.1%). Les coureurs devront parcourir 3843 km en 22 jours sans aucune journée de repos ! Les rouleurs pourront s’exprimer sur 112 km, et Indurain devrait en profiter pour distancer les purs grimpeurs italiens.

Déroulé de la course

Thierry Marie remporte le prologue de 8 km à une vitesse de 48,080 km/h et enfile donc le premier maillot rose.

Thierry Marie remporte le prologue de Gênes

Indurain et Ortegon complètent le podium avec respectivement 3 et 10 secondes de retard. Endrio Leoni remporte ensuite le premier sprint massif devant le patron Mario Cipollini et Fabiano Fontanelli. Thierry Marie conserve néanmoins son maillot rose à l’issu de l’étape. Lors de la troisième étape, Banesto contrôle pour son chef de file Miguel Indurain. Vers l’arrivée, Chiappucchi attaque mais est repris par ses adversaires et Maximilian Sciandri finit par s’imposer au sprint tandis que Miguel Indurain prend la tête du général, puis confortera son avance le lendemain via le chrono. En effet, après avoir roulé sur 38 km en 49’32” à 46,030 km/h, il s’impose devant son fidèle équipier Armand de Las Cuevas et Laurent Bezault (Team Z). Mario Cipollini remporte par la suite le sprint massif de la quatrième étape alors qu’Indurain garde pour sa part la tête du général.

Début de la montagne

Viennent ensuite les premiers sommets. La Maieletta, Valico Macera Piane, Passo San Leonardo sont au programme de la sixième étape que les grimpeurs attendaient tant. Si tous les favoris ont tenté quelque chose, c’est Franco Vona qui s’impose devant Roberto Conti et Giorgio Furlan. Arrivé neuvième, Miguel Indurain garde son maillot rose devant Giorgio Furlan et son équipier Armand de Las Cuevas. Sur les trois étapes suivantes, aucun bouleversement au général ne survint suite aux victoires de Guido Bontempi, Mario Cipollini et à nouveau de Guido Bontempi.

Apennins 

Pour l’entrée dans les Apennins, le Monte Terminillo est la première grosse difficulté pour le peloton. Avec une montée de 25 km à 6% présentant des passages à 9% entre le 13ème et 25ème (et dernier) kilomètre, le Terminillo est le premier juge de paix des favoris. L’ascension italienne ne va pas décevoir et ce dès le pied. En effet, dès le début, Piotr Ugrumov, Roberto Conti, Miguel Indurain, Andrew Hampsten, Claudio Chiappucci, Marco Giovannetti et Luis Herrera se trouvent en tête. Ugrumov et Conti se dressent sur leurs pédales et attaquent, tandis que les 5 autres se retrouvent alors en chasse du duo. Pendant ce temps-là, Chioccioli et Fignon sont lâchés et perdent tout espoir pour le général. À l’avant, le Colombien Herrera revient sur le groupe de tête et personne ne le reverra avant la douche. Flavio Giuppone, Andrew Hampsten, Marco Giovannetti, Miguel Indurain et Roberto Conti suivent eux à 2 secondes derrière. Chiappucci perd lui 30″ lors de cette étape.

À Imola, Roberto Pagnin s’impose en échappée devant Marco Lietti et Franco Chioccioli. Le lendemain, avant les Dolomites, Endio Leoni double la mise devant Cipollini.

Dolomites

Pour l’arrivée dans les Dolomites, l’entrée en matière est salée et indigeste avec le Forcella Staulanza (14.5 à 5.5%), Passo di Giau (8.6 km à 8.5%) et Passo di Valparola (14 km à 6%). Chioccioli, Giovannetti et Chiappucci tentent le tout pour le tout afin de distancer Indurain mais rien n’y fait, l’Espagnol est trop costaud. Franco Vona s’impose finalement devant Miguel Indurain, Claudio Chiappucci et Marco Giovannetti. Le coureur de la Banesto possède 1’59” d’avance sur Conti, 2’20” sur Chiappucci et 2’28” sur Giovannetti.

Pour la suite dans les Dolomites, le programme est très amer avec le Passo Campolongo (6.15 à 5%), Passo Pordoi (9.4 km à 6.8%) et la double ascension du Monte Bondone (21.5 km à 7%). Dès le début d’étape, Giorgio Furlan est parti en solitaire, les favoris l’ayant laissé s’en aller car il n’était plus dangereux pour le général. Indurain a contrôlé toutes les attaques de ses adversaires hormis la dernière de Chioccioli qui lui permet de devancer le roi Miguel de 6″. Chiappucci, Giovannetti, Indurain, Giupponi, Conti et Hampsten finissent dans le même temps.

Passo Pordoi

Transition et dernières étapes décisives

François Simon remporte l’étape 15 en échappée devant Bruno Leali et Massimo Ghirotto. Le lendemain, Marco Saligari devance Gérard Rué à Sondrio. Ensuite, Mario Cipollini bisse à Vercelli en remportant le sprint devant Adriano Baffi et Giovanni Fidanza. L’étape 18 est une étape de montagne avec l’arrivée à Pian del Re et encore une fois Indurain se montre intraitable. Au sommet, Giovannetti s’impose avec 8″ sur Lelli et 19″ sur Indurain.

L’avant dernière arrivée au sommet sur ce Giro a lieu à Pila, avec une ascension de 17.5 km à 7.1% dans la Vallée d’Aoste. Udo Bolts résiste au retour des favoris et parvient à s’imposer devant Ramon Gonzalez à 1’38” et Franco Chioccioli à 1’54”. Claudio Chiappucci, Miguel Indurain, Pavel Tonkov et Marco Giovannetti arrivent dans le même groupe que Chioccioli. Avant la dernière étape de montagne, Miguel Indurain possède 2’18” sur Chiappucci et 3’31” sur Chioccioli. Chioccioli et Chiappucci tentent de collaborer sur la dernière étape de montagne pour éliminer Indurain, mais cela ne marchera pas car l’Espagnol finit dans le même temps que le vainqueur, à savoir Chioccioli.

Sur la dernière étape en ligne, Cipollini triple la mise en devançant Di Basco et Sciandri. La dernière étape de ce Giro est un chrono de 66 km qui se déroule entre Vigevano et Milan. Le leader de la Banesto s’impose alors en 1h19’00 à une moyenne de 50.127 km/h. Guido Bontempi et Laurent Bezault sont eux deuxième et troisième mais à 2’46” et 2’54” derrière.

Finalement, Miguel Indurain remporte le Giro 1992 sans vraiment trembler, son second Grand Tour en carrière après le Tour de France 1991.

Classement de la course

1- Miguel Indurain (Banesto) en 103h36’38”
2- Claudio Chiappucci (Carrera Jeans – Vagabond) à 5’12”
3- Franco Chioccioli (GB – MG Maglificio) à 7 ’16”
4- Marco Giovannetti (Gatorade – Château d’Ax) à 8’01”
5- Andrew Hampsten (Motorola) à 11’12”

Maillots distinctifs

Mario Cipollini remporte le classement par points et Claudio Chiappucci le classement de la montagne pour la seconde fois après 1990. Pavel Tonkov remporte la classement du meilleur jeune et prouve son talent. Miguel Indurain, outre sa victoire sur la course, remporte également le maillot intergiro.

Pour retracer l’histoire du Tour 1991, ça se passe ici
L’histoire du Tour 1992, est ici
Pour celui de 1993 est ici
L’édition 1994, est ici
Le Tour 1995 est ici



Sport en directMercato Football Ligue 1
Écrire un commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières publications

Remonter au début
mi, id, nunc adipiscing suscipit mattis leo.