Cyclisme

Giro’Scope #8 : Richard Carapaz, rien ne sert de courir…

Retour en côte deux jours après l’Etna. Avec une pente plus faible (5% de moyenne) mais plus longue (17km), la montée vers MonteVergine s’est aussi accompagnée de pluie. Mais pas de spectacle.

Le Vainqueur

Au panache et au culot, le Maillot Blanc, Richard Carapaz de la Movistar a lancé son attaque à un peu plus de 1000 mètres de l’arrivée dans une étape où il ne s’est strictement rien passé de majeur au niveau de la lutte entre les prétendants au podium. Déjà septième au sommet de l’Etna, l’Equatorien de 24 ans pourrait bien devenir le trouble-fête de ce Giro et gêner les plans des favoris désignés de cette édition.

Le Fil de la Journée

Un déroulé tout à fait classique avec une échappée de sept coureurs, composée de Villela (Astana), Torres (Androni), Van der Sande (Lotto Fixall-Soudal), Bouwman (Lotto-Jumbo), Montaguti (AG2R), Mohoric (Bahrein), Polanc (Emirats), les quatre derniers s’étant isolés au fur et à mesure de la montée. Puis, Koen Bouwman a attaqué dans un dernier baroud aux trois kilomètres avant d’être avalé par le vainqueur du jour.

Le Fait de Course

La chute de Froome. Pas verni sur ce début de Giro, le Britannique a chuté tout seul, dans la montée de Monte Vergine mais il a pu, néanmoins, profiter de l’apathie du peloton pour revenir et faire rouler ses équipiers en fin d’étape. L’attentisme et le manque de courage de ces rivaux pourraient bien payer pour le quadruple vainqueur du Tour, qui, à ce rythme, aura le temps de se refaire la cerise pour contrer tout le monde en troisième semaine.

La Surprise

L’audace de Carapaz. Certes, le leader de la Movistar pourrait se contenter de suivre et d’assurer son top 10 et son Maillot Blanc, bien content d’être déjà là où il est. Mais non, il a choisi de frapper un bon coup et de montrer qu’il faudra compter sur lui. Ses points faibles? Le chrono et son équipe. Cependant, voir un Movistar aussi opportuniste et attaquant, ça choque un peu, tellement nous ne sommes pas habitués. Mais pas de doute qu’il continuera sur ce ton pour dynamiter et secouer ce cocotier bien mou qu’est le peloton.

La Déception

Les favoris. Peut-être ne leur a-t-on pas dit qu’ils étaient sur le Giro et non sur le Tour de France et que Froome n’était ni leader, ni détenteur du titre de la course. A la suite de la chute du Britannique, aucun des autres leaders n’a bougé une oreille alors qu’il y avait clairement la place pour le distancer. Mais on a préféré “s’attaquer” à 500m de l’arrivée pour grappiller 6 et 4 secondes de bonifications (coucou Davide Formolo et Thibaut Pinot, deuxième et troisième de l’étape) et non pour faire des écarts. Au final, un attentisme qui vaut à Froome de finir dans le paquet des leaders.

Demain, on monte d’un cran, avec une étape très longue (225km) et trois cols classés, dont le dernier, le Gran Sasso d’Italia, lieu d’arrivée au coeur des Appenins, long de plus de 30km et culminant à 2135 mètres!!! Ca devrait bouger à la veille de la deuxième journée de repos… Ou pas, vu le scénario d’aujourd’hui… Vous pourrez peut-être finir tranquille le gigot de jeudi.

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