Gracias El Niño !

Hola Fernando,

Par où commencer ? Tout commence en mai 2006 et plus précisément dans ma chambre. Comme pour 99% des enfants, je collectionnais les vignettes Panini. Il fallait absolument que je termine le catalogue avant que la compétition commence. Evidemment je parle de la Coupe du Monde. Et puis entre Zizou et Chevtchenko tu es apparu. L’excitation totale dans la baraque : « Maman j’ai eu Torres ! ». J’étais tellement heureux. Bon cette aventure avec Luis Aragonés ne s’est pas terminée pas comme tu l’avais souhaité.

36 millions d’euros, c’est le prix que tu avais coûté à Liverpool. Tu prends, comme un symbole, le numéro 9 de Robbie Fowler. Après tes débuts à l’Atlético Madrid, on s’aperçoit vite que le rouge te va si bien. Dés, les 2 premières saisons, tu as su t’acclimater et montrer au monde le talent que tu étais. Justesse technique, vision du jeu et finition étaient tes principales qualités. Mais le plus gros atout pour les Reds à ce moment-là était la relation que tu avais avec Steven. C’était magique ! AMAZING !

Ta victime préférée ? Čech évidemment. C’est d’ailleurs face à lui qui tu ouvres ton compteur avec les Reds. Là, tout de suite, j’ai trop de buts en tête. Mais le match qui m’a marqué le plus est celui face aux Blues de Chelsea fin 2010. Un match de grande classe ce jour-là. Un doublé avec des buts exceptionnels. Je pense que Petr n’a pas du beaucoup dormir cette nuit là… Le premier but, c’est Dirk Kuyt qui t’envoie un ballon en profondeur sur le côté droit. Ton contrôle est aussi parfait que ton piqué sur le portier tchèque. Le second c’est une caresse. Raul Meireles écarte côté gauche, tu rentres intérieur avant d’enrouler petit filet opposé. C’était tellement rapide et précis que le gardien des Blues avait regardé le ballon entrer dans ses filets. On pourrait aussi parler de Vidić qui s’était allongé à plat ventre lors du Derby en 2009. Tu avais posé la clim dans le théâtre des rêves… et pas qu’une seule fois en plus…

Du chemin, tu en as parcouru. D’ailleurs, la pépite du club rouge de la Mersey atterrit à Chelsea en 2011. Et c’est à Londres que tu marqueras un peu plus l’histoire. En 4 saisons tu remporte la FA CUP, la Ligue Europa et évidemment la Ligue des Champions en 2012. Entre temps, tu marque l’unique but de la finale de l’Euro face à l’Allemagne… Un titre de plus au compteur. Et je n’allais pas oublier l’Euro en 2012 qui succède à la Coupe du Monde 2010. Tu étais tout simplement l’un des meilleurs attaquants du monde à cette époque, si ce n’est pas le meilleur !

On dit souvent que les grands joueurs transmettent leur passion et leurs valeurs par le rectangle vert. Moi, j’ai hérité de ta coupe de cheveux. Ce n’est pas ma faute si en 2006 tu portais un bandeau… Alors oui, aussi fou que ça n’y paraisse, j’avais demandé à ma coiffeuse comment faire pour lui ressembler.  « Attend un peu ! » elle m’avait dit.

Après un passage à Milan où, on ne va pas se mentir, tu as été très peu efficace, tu es de retourné chez les Colchoneros ! Oh là là quel bonheur ! L’enfant, ou plutôt le gamin du pays revient à la casa. A ton retour, tu es déjà adulé par tous les supporters. El Niño revient à la maison pour tout remporter. Ah oui, tu as été surnommé El Niño, ou le gamin en français, car le jeune espagnol que tu étais a porté le brassard à 19 ans après avoir signé au club à 15 ans seulement. Le Stade Vicente Calderon était ton jardin et le restera à jamais ! Dès ton retour en Espagne tu retrouves ta régularité et les buts tombent comme des petits pains. Tu as même l’occasion d’aller chercher une nouvelle coupe aux grandes oreilles ! Mais à San Siro, en 2016, tu ne pourras pas faire mieux que de voir tes coéquipiers perdre face aux joueurs de Zinedine Zidane aux tirs au buts… Le 20 mai 2018, tu joues ton dernier match avec les Rojiblancos face à Eibar. Avec le brassard de capitaine, tu trouves par deux fois le chemin des filets. Jusqu’au bout du bout tu auras marqué le club. Enfin, tu t’engages à Sagan Tous au Japon où tu annonce la fin de ta carrière. Et quelle carrière pour le coup. Chacun possède chez soi quelque chose qui se réfère à ton aventure footballistique ! Que ce soit un bandeau, un vieux maillot de l’Espagne ou encore une simple vignette…

Bref, El Niño est devenu Torres mais Torres restera à jamais El Niño.

Gracias por todo Leyenda !

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corner for LFC...

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