Grand Slam d’Ekaterinbourg : Gahié et Le Blouch font leurs tsars !

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Ligue 1

Quel est le point commun entre ma voisine de palier et la saison de judo ?

            Une fois lancées, il n’y a rien à faire d’autre que prendre un siège en attendant qu’elles s’arrêtent !

 Ainsi donc, après l’Allemagne en février, le Maroc la semaine dernière et avant la Géorgie dans deux semaines, le circuit de l’IJF posait ses valises à Ekaterinbourg en Russie pour le Grand Slam dont la France repart troisième meilleure nation !

 

Trois finales, deux titres et une première

Un weekend fructueux comme on les aime pour les français, ramenant une médaille par jour dans la besace.

Le bal était ouvert vendredi par les catégories les plus légères (-60kg et -66kg chez les hommes ; -48kg, -52kg et -57kg chez les femmes), et déjà 5 français en lice.

Malheureusement, la danse a été de courte durée pour certains comme Cédric Revol, Shirine Boukli et Priscilla Gneto, tous éliminés au 1er tour.

En -66kg, Daniel Jean s’emploiera à faire valser ses opposants grâce à ses fauchages bien exécutés, et fera notamment tomber le n°12 mondial de la catégorie avant de devoir plier contre deux combattants qui repartiront chacun en bronze à la fin de la journée, le laissant à la 7ème place.

Toujours chez les -66kg, la meilleure performance vient de Kilian Le Blouch, qui a offert un récital à chacun de ses combats pour obtenir à 29 ans la première médaille d’or en Grand Slam de sa carrière.

Aidé par ses 4 poumons et son très bon sens tactique, il se présente maintenant comme favori de la catégorie pour la sélection aux Championnats du Monde, malgré un staff national l’ayant quelque peu mis sur la touche afin de laisser la place aux jeunes.

 

Le samedi, seuls deux représentants tricolores étaient alignés, avec le vice-champion de France des -81kg, Giga Abuashvili, et la vice-championne du monde des -70kg, Marie Eve Gahié.

Des résultats diamétralement opposés, avec une défaite au 1er tour pour Abuashvili et une victoire en finale pour Gahié.

Impériale pendant toute la journée, la française n°1 mondiale s’est baladée et n’a eu besoin qu’une seule fois d’attendre le retentissement du chronomètre. Après les bons résultats de Margaux Pinot (médaille d’or à Marrakech la semaine dernière), cette réaction sonnant comme une réponse arrive à point nommé pour rappeler sa position dans la hiérarchie.

 

Marie Eve Gahié tombeuse en finale de la brésilienne Maria Portela

(c) Mayorova Marina

 

Enfin, le dimanche était réservé aux catégories dites lourdes où l’on retrouvait les 4 derniers français. Là encore, les résultats sont disparates et malheureux pour certains comme Cyrille Maret (-100kg), qui échoue au 1er tour face à un jeune canadien qui montera sur la 3ème marche du podium. Le médaillé olympique de Rio traverse une phase difficile depuis un an, sa dernière médaille remontant aux Championnats d’Europe en avril 2018.

Pas plus de réussite pour Sama Hawa Camara (-78kg) qui s’incline au 2ème tour face à une combattante locale légèrement mieux classée à la ranking list.

Un soupçon de mieux pour l’autre française de la catégorie, Audrey Tcheuméo, double médaillée olympique, qui finit la journée 7ème dans la continuité de ses performances en Grand Slam (7ème à Paris en février, 5ème à Düsseldorf), mais assez loin de ce qu’elle est capable de faire.

La finale française du jour est donc à mettre au crédit de Anne Fatoumata MBairo (n°13 mondiale) en +78kg, qui, chemin faisant, se hisse jusqu’au dernier combat après avoir écarté la gagnante de l’an passé, la biélorusse Ceric.

Finale France – Brésil contre Altheman, 2ème ici même l’année dernière, qui finira par s’adjuger le titre au terme d’un combat de 7 minutes qui aura vu la française mener dès les trente premières secondes.

Le (presque) trompe l’œil du tableau des médailles

Au classement des médailles, la France se positionne 3ème derrière la Russie et Israël. Mais avantage du pays hôte, la Russie a put présenter 53 athlètes parmi lesquels 22 sont parvenu à se placer entre la 1ère et la 7ème place, soit 41%.

A ce jeu des statistiques, la France passe devant les soviétiques en classant 5 athlètes sur 11, soit 45%, mais demeure derrière les israéliens qui positionnent 9 de leurs 16 combattants (56%) dans le top 7.

On pourrait croire à un bouleversement dans la hiérarchie mondiale, et au début de la fin du règne nippon ! Que nenni, c’est bien le pays du Soleil levant qui occupe la tête de ce classement remanié, puisque 9 de ses 13 judokas sont dans le top 5 de leur catégorie, soit 69%.

 

J-157 avant les Championnats du Monde, et dans cet intervalle la Fédération Internationale de Judo a programmé 7 tournois majeurs, dont 3 pour le seul mois de juillet.

La pression augmente doucement pour les judokas qui n’ont pas su impressionner leur staff jusqu’alors, puisqu’il faudra maintenant convertir chaque opportunité sans pour autant prendre le risque de se blesser dans la dernière ligne droite.

Photo Une : (c) Mayorova Marina

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