Hamilton – Vettel : La couronne leur est-elle vraiment promise ?

Les deux pilotes stars règnent sur la Formule 1 quasiment sans partage depuis 10 ans. Et pourtant, chaque année, nous nous posons la question de savoir qui pourrait les perturber. Rosberg a bien réussi à chiper une couronne à Hamilton. Mais depuis, l’Anglais a repris son dû, et de fort belle manière. Aujourd’hui, Hamilton semble encore avoir une longueur d’avance sur Vettel. Et pourtant, Ferrari n’a jamais semblé si proche de ravir le titre.

Du renouveau chez Ferrari

Exit Räikkönen, bonjour Leclerc. Le monégasque, qui a réalisé des débuts en F1 tonitruants avec Sauber (désormais Alfa Roméo), a été promu. Kimi a lui fait le chemin inverse. Soutenu depuis le début par Vettel, l’Allemand a d’ailleurs perdu un autre ami, et de poids. Maurizio Arrivabene, lui aussi soutenu par Vettel, a été débarqué début Janvier. Il a été remplacé par Binotto, directeur technique de Ferrari depuis 2016. Il doublera donc ses fonctions chez Ferrari : directeur technique et d’équipe.

Coïncidence ou pas, les performances des Ferrari sur ces deux dernières semaines ont été époustouflantes. Surtout, Leclerc a montré à tout le monde de la F1 qu’il était digne de sa place. Il a longtemps tenu la dragée haute à son coéquipier. Finalement, Vettel finit devant au finish, mais Leclerc est en embuscade. Surtout, il bat Bottas. On a peut-être sous nos yeux la doublette la plus compétitive du plateau. Si Leclerc arrive à pousser Vettel vers les sommets, il se peut que Ferrari décroche enfin le Graal. Mais pour cela, il faudra rouler sur Mercedes.

Calme plat de façade chez Mercedes

Rien n’a bougé, ou presque, chez Mercedes. S’ils se sont pliés au nouveau règlement technique imposé par la FIA, la flèche d’Argent n’en reste pas moins forte. Ils ont profité de leur longueur d’avance sur la concurrence pour tester de nombreuses pièces pendant ces tests. Ils en ont testé plus que beaucoup d’autres écuries. Cependant, le front office (dont Toto Wolff) ne s’attendait peut-être pas à de telles performances du côté de chez Ferrari.

« La Ferrari a l’air ultra-forte, mais vous devez être disciplinés durant les tests. Nous sommes tous disposés à regarder les temps au tour, et bien sûr vous souhaitez être rapides et être au sommet de la feuille des temps lors de chaque session. » Toto Wolff

Bottas est donc toujours chez Mercedes, et Ocon est devenu pilote réserviste et de simulateur. Cependant, les choses pourraient évoluer en cours d’année. Le finlandais ne bénéficie pas d’un crédit immense au sein de la firme étoilée, au contraire d’Ocon qui est un pur produit Mercedes. Hamilton, quant à lui, sort d’une saison parfaite. Il empile les records, et a rejoint Fangio au rang des pilotes possédant 5 titres mondiaux. Il a par ailleurs écrasé Vettel sur le plan psychologique en deuxième partie de saison. L’ascendant, il l’a pour lui. Aura-t-il une année de plus la voiture pour gagner ? Nous le saurons en Australie le 17 Mars prochain.

Et les autres, dans tout ça ?

Il faut croire que cette année encore, le titre se jouera entre Mercedes et Ferrari. La seule écurie qui avait un temps fait jeu égal l’année dernière était Red Bull. Mais cette année avec le changement de motoriste, on a du mal à croire que Honda amènera Red Bull vers des sommets. Renault devrait quant à elle continuer à progresser. Surtout, le fait d’avoir récupéré Ricciardo paraît être une très bonne pioche. Pour les autres, accrocher les places d’honneur serait déjà bien. On espère cependant voir une Haas ou une Alfa Romeo tutoyer les grosses écuries. Le cas McLaren est plus complexe. Si cette dernière en arrivait à gagner une course ou monter sur le podium, on se dirait définitivement que : les bons choix de carrière et Alonso, ça fait deux. Pour le reste, il est évident que de revoir McLaren au premier plan serait plaisant.

Au vu du plateau qui s’annonce cette année relevé, on est en droit d’espérer une lutte acharnée pour les titres pilote et constructeur. Au sein de la rédaction, les avis sont partagés, mais une voix émerge : Vettel et Mercedes pourraient être titrés en fin d’année. Maintenant, il ne reste plus qu’à prendre son mal en patience. Dans deux semaines, nous verrons les lumières s’éteindre à Melbourne, théâtre du coup d’envoi de la saison 2019 de Formule 1. Rendez-vous au premier virage.

A propos de l'auteur

Si un jour on m'avait dit que je deviendrais journaliste F1 ... Fan d'athlètes espagnols en tout genre, mais surtout d'un en particulier. Considéré comme un footix par mes pairs, je supporte fièrement l'Olympique Lyonnais. Considéré comme un basketix par mes pairs, je supporte fièrement GSW.

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