« Hello Wembley ! », le théâtre olympien de la PROGRESS Wrestling.

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Ligue 1

Quatre heures d’émotions, où certains ont fait leur adieux, d’autres excellent vers le sommet et ceux qu’on n’a plus besoin de présenter, telle est leurs renommées. Beaucoup de pleurs, que ce soit de tristesse ou de joie. Mais c’est surtout le rêve d’un homme qui se concrétise : promouvoir sa promotion dans la mythique arène de Wembley et de réunir ce qui nous unis et qui nous a fait, fait et fera toujours sourire, le catch. On vous conte quatre heures de folie, et c’est maintenant.

HASKINS IS NOT YOUR BRO

Pour ouvrir ce show historique, quoi de mieux que le King of Bros pour l’ouvrir ? Pour son ultime apparition sur le circuit indépendant, Matt Riddle a fait face à la tête de mule de la promotion : Mark Haskins.

Un combat très partagé, où les deux protagonistes étaient à armes égales, un public à l’unisson pour Riddle, laissant dans l’ombre Haskins. Un opener très solide qui se conclut par la victoire par le natif d’Oxford avec son Made in England, une victoire symbolique et importante pour ce dernier, une défaite aurait rendu son avenir très sombre et incertain. Les deux hommes s’échangent un beau petit câlin (que c’est mignon) avant que notre fumeur de plante vertes fasse sa dernière communion devant des fans debout et reconnaissants pour l’ancien champion ATLAS. Un adieu très sobre.

JINNY N’AURA PAS LES GRÂCES DE JORDYNNE

Certainement la déception de la soirée, et pour un match comptant pour le championnat féminin de la PROGRESS, c’était le moment idéal pour trois femmes à montrer ce qu’elles valent réellement. Seulement 8 minutes pour un match de cette envergure, eh bien, c’est ce qu’on appelle un raté.

La championne Jinny, accompagné de sa House of Couture défendait son or face à l’ancienne championne Toni Storm et la prodige Millie McKenzie. Un Triple Threat qui promettait beaucoup qui pourtant était parti sur les chapeaux de roue, peut-être basique mais efficace. Un match handicapée par les interventions de la House of Couture, contrées par Candy Floss et Laura Di Matteo avant que cette dernière trahisse, à la surprise générale, son allié Toni Storm avec son Acid Rainmaker, offrant la victoire à Jinny sous un lourd brouhaha.

Tout cela ne doit pas se terminer comme ça, Jordynne Grace débarque pour la plus grande joie du public faire le ménage sur le ring provoquant la fuite de Jinny et ses acolytes, une première apparition à la PROGRESS pour Grace et qui certainement, remettra du piquant dans une division féminine qui bat de l’aile.

LA PLUS BELLE DES RÉVÉRENCES

Doug Williams, légende du catch britannique, mettait en jeu à la fois son titre ATLAS mais surtout sa carrière face à un Trent Seven survolté dans un combat des plus loyal possible.

Si l’issue du match était sûrement prévisible, cela n’enlève rien à l’émotion que dégage ce match. Une émotion qui s’est fait ressentir avant même le début du match : Wembley est debout et l’ovation est gigantesque pour accueillir  la légende émue comme jamais. Un combat divinement exécuté, où à quelques moments on pouvait se demander si Doug Wiliams n’allait pas remporter ce combat. Un public tellement derrière Doug que Trent en est hué, pourtant ultra populaire – L’issue du match, pour un novice de la promotion, va se demander : « Comment ça, il le bat avec un Crossbody ?! », ce Crossbody de Seven est pour l’anecdote, systématiquement raté, le fait qu’il ne le rate pas signifie beaucoup de choses.

Et c’est ainsi que sur son Crossbody, Trent Seven prononce la dernière sentance de Doug Williams. Wembley encore debout, encense son héros, aucun mot, juste une ultime oraison.  Une carrière longue d’un quart de siècle vient de prendre fin, merci pour tout, Sir Doug Williams.

© James Musselwhite
ALL YOU NEED IS LOVE

L’amour entre deux adversaires, c’est le plus important, et ça été le cas lors de ce Jimmy Havoc contre Paul Robinson. Un pur carnage afin de finir la première partie du show en grandes pompes.

Le King of Goths débarque le corps maquillé de blanc et les yeux recouverts de noir, un très beau déguisement pour Halloween qui plus est.
Rivalité de dernière minute suite à l’absence de Will Ospreay ; nos joyeux sociopathes nous ont sorti un remake du Chapter 21, dans les règles de l’art : une porte, une table à repasser, des chaises, des agrafes, des punaises, bref, la bonne panoplie du catcheur hardcore !

Du sang, beaucoup de sang, du sang partout. Où ça s’éclate à coups de tubes fluorescent, élément du spot final, où Havoc explosera Robinson sur l’un deux, posé entre deux chaises, classe.

Du déjà vu pour les puristes du catch hardcore, mais cela en reste toujours impressionnant, et plus qu’à souhaiter bonne chance aux techniciens pour nettoyer ce bazar, restons polis.

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© Rob Brazier

SPOTFEST PARTY

Le Thunderbastard Match, un des meilleurs concepts qu’ait inventé la PROGRESS Wrestling, il n’y a pas meilleure stipulation que le Thunderbastard pour mettre en valeur sa division par équipe, et personne n’a été déçu, lors de ce match qui comptait pour les titres par équipes.

Le match commence par l’entrée des champions Flamita & Bandido et des Sexy Starr, s’en suit toutes les deux minutes l’entrée des six autres équipes.

Un match bordélique à souhait qui nous donnera de sacrés souvenirs dans quelques années : les performances de haute-voltige des champions, une heat des plus belles pour les Grizzled Young Veterans lors de leur entrée, faite par le public par ailleurs ou le Dive hilarant de Los Federales Santos Jr. qui a réussi à lever tout Wembley.

Un match qui se conclut par la victoire inattendue des Aussie Open, Kyle Fletcher & Mark Davis qui ont réussi malgré tout à vaincre The 198 et les Grizzled Young Veterans, un véritable feel good moment pour les deux australiens et le public. Rasslin is so beautiful.

© James Musselwhite

PAS SI UNBESIEGBAR QU’ON NE LE CROYAIT

Une affiche totalement inédite en Europe : Pete Dunne vs Ilja Dragunov accompagné de son manager Christian Michael Jakobi, une aubaine pour les fans présents, étant donné que Dragunov sort très rarement de sa maison mère qu’est la wXw.

Ce fut un match très hasardeux, un début de match poussif et assez basique avant de monter en intensité au fur et à mesure que le temps coulait. C’est en écartelant les doigts de l’Unbesiegbar, à limite de lui les arracher que le Bruiserweight remporte le match.

Une défaite assez ironique pour celui qu’on surnomme « l’invincible ». Même si ça n’a pas été le match qu’on espérait, on ne peut boudait son plaisir d’avoir vu une confrontation entre deux des meilleurs catcheurs d’Europe, affaire à suivre malgré une poignée de main pour peut-être annoncer la fin de la rivalité.

LES TABLES FONT DE LA RÉSISTANCE

One year in the making disent-ils – certainement l’affrontement le plus attendu de la soirée entre Mark Andrews et Eddie Dennis. Nos deux protagonistes gallois ont mené une bataille sans merci un contrat d’aspirant N°1 pour le PROGRESS World Title, une rage de vaincre qui s’est ressenti durant tout le match, qui s’est traduit par un des nombreux spots où Dennis projette Andrews dans une échelle du haut d’une autre, petite pensée au dos du White Lightning.

Mais le fait marquant sera la nonchalance des tables, aucune n’a voulu se briser ! Ont-elles ont jugées qu’elles n’avaient pas eu assez de zéros sur le chèque ? On ne le saura jamais. Powerbomb, Sunset Flip et un Swanton Bomb, aucune ne sera détruite, laissant la douleur stigmatiser les corps des deux lutteurs et les fans présents, hilares.

Ça sera le Pride of Wales qui décrochera le contrat et subséquemment la victoire après un Death Valley Driver du haut de l’échelle sur une table sur son ancien meilleur ami, et la table se brisera ! La seule du match !

© James Musselwhite

L’ART DE LA PERFECTION

Nous y sommes enfin, après plus de trois heures et demi de show, le main-event tant convoité va enfin commencer, et la PROGRESS n’a rien laissé de côté : Tyler Bate débarque habillé de son plus bel habit blanc tandis que son adversaire, le champion de la PROGRESS WALTER arrive lui habillé de son plus bel habit noir, tout n’est que question de manichéisme. Et chacun de leur côté, les alliés son présents – Trent Seven et Pete Dunne pour le b i g s t r o n g b o i – et Timothy Thatcher pour le Ring General, la guerre est fin prête.

Une guerre de plus de trente minutes où WALTER en dominera une bonne partie grâce à ses soixante kilos de plus que son adversaire mais là où Bate nous surpendra toujours et encore, c’est son courage et la détermination qu’il transpose à merveille dans ce match où il ira soulever l’autrichien comme un vulgaire sac à patates, un tel courage qu’il arrivera à se défaire de la Sleeper Hold en portant cent quarante kilos sur le dos avant de s’écraser au sol devant un Wembley émerveillé par sa performance. Une performance, qui malheureusement, n’arrivera pas à faire chuter le colosse WALTER qui achèvera le petit anglais d’un Piledriver dévastateur.

Un David contre Goliath qui est et sera certainement le match de l’année sur le territoire européen, un match à inclure dans les livres d’Histoires.

On se croirait au Pontiac Silverdome en 1987. © James Musselwhite

« Hello Wembley ! » se conclut sur une poignée entre les deux protagonistes et la célébration du champion. 

Que la route fût sinueuse pour en arriver là, la PROGRESS Wrestling a proposée un presque sans faute pour un show qui risque d’être gravé à jamais dans les mémoires. Soyez fiers d’être fans de cette magnifique discipline qu’est le catch.

 

 

 

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