Hip-hop & NBA : la ligne est très fine.

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Ligue 1

Dans la ligue la plus américaine qui existe dans ce monde, la culture dominante est également la plus américaine qui existe : le hip-hop. Et certains professionnels de la balle orange se tentent même à cet art urbain.

Le temps passe, passe et passe, et beaucoup de choses ont changé, diraient les Neg Marrons. Et dans ces choses qui changent, la musique en fait partie. Désormais, ce n’est plus discutable, la musique la plus répandu est le hip-hop. Évidemment la NBA ne déroge pas à la mode. Pas étonnant pour la Ligue la plus street qui existe.

Mais cela n’a pas toujours été le cas. Il fallut attendre les années 90, et l’arrivé de garçons comme Shaquille O’Neal sur les parquets. Le Shaq et le rap, ça ne fait qu’un. Dès 1993, soit au début de sa carrière, Shaq va sortir un premier album, signant les premières relations entre NBA et hip-hop. Par la suite il va collaborer avec des grands noms du rap jeu : Jay-Z, Ice Cube, Nate Dogg, etc..

Crédit photo : NY Daily News

Les athlètes restèrent tout de même timides, pas de grande folie. Seul Chris Webber, plus grand loser de NBA, pose son flow derrière le micro. 1999 fut l’année où C-Webb sortait son album, 2 Much Dramma, dont le morceau Gangsta! Gangsta! fut un véritable single.

Mais, celui qui changea totalement la donne, n’est autre qu’Allen « The Answer » Iverson. Le cliché du petit gangster street ? C’est lui. Tatoué de la tête aux pieds, tresses, vocabulaire urbain, bijoux, vêtements, arrogance, tout y était chez le lutin de Philly. La NBA s’était déjà invitée dans la rue, mais cette fois-ci c’était bel et bien la rue qui s’invitait à la NBA. Le premier volet d’une longue histoire d’amour qui est loin d’être terminée.

Car c’est aujourd’hui que le rap est le plus répandu en NBA. Beaucoup de rappeurs sont présents lors des grands matchs : Kanye West, Jay-Z, ou encore Drake. Ce dernier étant l’exemple le plus connu. Canadien, Drake ne peut être qu’un fervent supporter des Toronto Raptors. Présent lors de nombreuses rencontres, les interventions de l’artiste se sont multipliées ces dernières années. Aujourd’hui 6God est même devenu l’ambassadeur de l’équipe, mais cela n’est pas suffisant, Drake en veut plus. Le prochain objectif ? Racheter la franchise. Rien que ça.

Crédit photo : Getty Images

Mais si les rappeurs sont impliqués en terme de basket, les basketteur se sont de plus en plus impliqués en terme de rap. Iman Shumpert, Lance Stephenson, LeBron James, Kevin Durant, Lonzo Ball, et j’en passe et des meilleurs. Le cuir dans une main, le micro dans l’autre. Certaines prestations sont honnêtes, d’autres catastrophiques, mais peu excellent.

Un homme a pourtant réussi, un homme s’est hissé en haut des tops écoutes Spotify et Deezer. Meneur des Trail Blazers de Portland, numéro 0, Dame D.O.L.L.A de son nom de scène. Mesdames, messieurs : Damian Lillard ! Avec deux bons albums à son actif, Dame à prouvé qu’il est aussi légitime en studio que sur les parquets. Humain au grand cœur, Lillard se sert également de sa notoriété pour donner de la visibilité aux petits artistes grâce aux hashtag #4BarFriday. Comme ça, tout le monde est satisfait.

Jusqu’où va aller cette relation entre hip-hop et NBA ? Les rappeurs vont-ils essayer d’intégrer la Ligue ? Les joueurs vont-ils s’essayer à d’autres styles musicaux ? L’avenir donnera sûrement des réponses à toutes ces questions, pour le moment grosse dédicace à Tony Parker qui s’est lui aussi essayé à l’exercice. Succès non-garanti !

Nathan CHATELAIN

Crédit image mise en avant : Nick DePaula

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