Jazz – Celtics : Utah fait valser Boston



Avec un an de retard, il est de retour ! Gordon Hayward retrouvait Salt Lake City à l’occasion du déplacement de Boston à Utah. Sans Kyrie Irving, au lendemain d’un piteux match gagné en prolongation face aux Suns, Boston n’arrivais pas en favori dans l’Utah. Résumé de cette rencontre.

Sale accueil pour Hayward

Sifflé à chaque possession, on ne peut pas dire que l’ancien joueur du Jazz ait été accueilli en chanson. Cela n’empêche pas ses Celtics de démarrer en trombe par un 10-2 histoire de bien calmer la Vivint Smart Home Arena qui était bouillant, à l’image de la couleur des maillot Orange “The City” du Jazz. Run comblé dès la sortie de temps mort par Utah qui répond par un gros run aussi (12-0). Gordon Hayward est vite sorti par Brad Stevens, qui essaie de calmer le jeu de la pression des supporters sur son ailier. Cette première partie premier quart temps est une alternance de runs de Boston puis du Jazz et inversement. Utah profite d’une grosse réussite avec son tir pour prendre légèrement les devants, avec un scoring bien réparti entre Gobert, Rubio et Ingles. Cela compense un gros nombre de balles perdues (6 pendant le premier quart). Côté Celtics c’est encore mieux réparti, personne ne dépasse les cinq points à 3 minutes de la fin du premier quart. 27-25 à la fin des douze premières minutes pour les locaux.

Le deuxième quart temps est beaucoup plus équilibré, avec moins de réussite au shoot. Le match reste agréable avec une belle intensité mise par les deux équipes. Les Celtics comblent bien l’absence de Kyrie Irving par leur collectif, c’est clairement leur plus grande force, comme ils l’avaient montré en fin de saison dernière. C’est le Jazz qui tourne en tête à la pause 58-51 en faveur de deux shoots à trois points en toute fin de deuxième quart temps.


Le Jazz a joué sa plus belle partition, mais elle fût courte

Un début de troisième quart totalement en feu, tout rentre pour le Jazz qui se pare d’une réussite incroyable. La Vivint Smart Home est bouillante, les joueurs se transcendent et Utah fait l’écart. Ingles notamment boue totalement avec son shoot, Favors et Gobert déménagent la raquette. Boston est asphyxié, fatigué. Le Jazz prend une grosse dizaine de points d’avance dans ce troisième quart après un 15-4 et personne à Boston n’est réellement en mesure de répondre, surtout pas Gordon Hayward, perdu dans les sifflets de Salt Lake City. 65% au tir en milieu de troisième quart sur toute la rencontre. La défense de Boston est aussi ouverte que l’extrémité d’un saxophone. Le match se tend par le biais de la frustation des Celtics. Utah continue d’accroître progressivement son avance, de la à prendre 20 unités en milieu de 3ème quart. Boston revient petit à petit et n’est plus mené que de 13 points. 91-78.

Boston continue à gentiment revenir, 9 points de retard à 9 minutes du terme. La salle s’est calmée, comme si elle appréhendait une nouvelle remontée des Celtics après celle de la veille dans l’Arizona. Utah n’y est plus offensivement, Boston revient, défends mieux. Les Celtics ont comblé un écart de 20 points et reviennent alors à -4 alors qu’il reste 7 minutes à jouer. Mais Utah ne veut pas laisser filer ce match, alors Rubio balance une bombe à 3 points pour calmer le run des Celtics. +7 à la moitié du quatrième quart. Boston se précipite ou alors fait face au mur Rudy Gobert. L’écart reste très serré, ce qui excite fortement le public de Salt Lake City. Utah maîtrise mieux sa fin de rencontre grâce à Gobert intraitable des deux côtes du terrain. Crowder comme un symbole ancien Celtic avance l’écart à +8, Rozier répond à 3 points. Il reste 20 secondes à jouer, Utah est en passe de s’imposer. Mitchell ne tremble pas aux lancers. La fin de match est une succession de lancers franc. Victoire Utah 123-115. Logique, mais non sans frayeur ce soir.

Le MVP :

Joe Ingles : Quel match, il a pris feu aux shoot avec d’excellents pourcentage. 27 points à 10/14 dont 5/9 du parking. Au-delà de ça, c’est le timing de ses shoots, qui ont toujours tué les pattes des Celtics. Un pur match, bien aidé par notre Rudy Gobert national.

Crédit photo : Jeffrey D. Allred, Deseret News



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Le sport est la seule et unique chose qui me procure autant d'émotion que l'amour, sûrement parce que je suis amoureux du sport. Parfois il me le rend bien.

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