Jeux olympiques

JO – Judo : l’heure du bilan au pays du soleil levant

France judo

Grande première, Riner déchu, Agbegnénou couronnée, record de médailles… Le judo français a connu son lot d’émotions fortes dans ces Jeux olympiques de Tokyo 2020. En plus d’une belle moisson tricolore, le Japon n’a pas déçu à la maison, tandis que le Kosovo s’est invité parmi les cadors du judo. Retour sur une semaine qui a tenu ses promesses au Nippon Budōkan.

Il était attendu. Il avait rendez-vous avec l’histoire du judo. Mais le roi s’est incliné. Si Teddy Riner visait un troisième titre olympique consécutif à Tokyo, le Français n’a pu décrocher « que » le bronze en individuel, chez les +100 kg. Après deux combats plutôt maitrisés, le décuple champion du monde a dû s’incliner en quarts de finale. Un rendez-vous manqué avec l’histoire, mais un autre pris pour la revanche. En 2024, Teddy Riner aura 35 ans. Mais il compte bien s’offrir une sortie royale, chez lui à Paris.

Grande première pour la France

Malgré cette déception, celui qui ne venait au Japon que pour l’or aura finalement obtenu ce qu’il souhaitait. Ce samedi, lors de la toute première épreuve mixte par équipes aux Jeux olympiques, la France a dominé les débats. Au terme d’une finale de rêve face aux hôtes japonais, les Bleus ont décroché un ultime titre olympique pour clore une très belle semaine.

Car oui, du point de vue collectif, la semaine fut tout simplement historique pour le judo tricolore. Avec huit podiums, dont deux titres, la France a pris la deuxième place du classement des médailles. Huit breloques, c’est plus que lors des JO de Barcelone en 1992, ou ceux de Londres en 2012 (sept médailles). Les Bleus, emmenés notamment par une Clarisse Agbégnénou au sommet de son art, ont donc établi un nouveau record. De bon augure avant les Jeux à domicile.

Le Japon en patron à la maison

Si la France du judo repart donc du Japon avec un bilan largement positif, le pays hôte domine toujours aisément la discipline. Au sommet du classement des médailles, avec douze médailles dont neuf en or, les judokas nippons ont assuré leur statut de favoris. Chez les femmes, Uta Abe (-52 kg), Chizuru Arai (-70 kg), Shori Hamada (-78 kg) et Akira Sone (+78 kg) ont décroché l’or.

Côté masculin, Naohisa Takatō (-60 kg), Hifumi Abe (-66 kg), Shohei Ōno (-73 kg), Takanori Nagase (-81 kg) et Aaron Wolf (-100 kg) se sont parés d’or. Cela représente, hommes et femmes confondus, un bilan de neuf titres individuels sur quatorze possibles. Et si l’épreuve mixte par équipes n’a pas souri aux Japonais, qui ont donc dû se contenter de l’argent, cela n’enlève rien à leur très bon bilan.

L’émergence du Kosovo

Derrière les deux mastodontes, le Kosovo, toute jeune nation qui prenait part à ses deuxièmes Jeux olympiques d’été, s’est offert la troisième place au classement des médailles en judo. Après avoir décroché une médaille d’or en 2016 à Rio, le petit pays des Balkans double la mise cette année. Grâce à Distria Krasniqi dans la catégorie des -48 kg, et à Nora Gjakova en -57 kg, la délégation kosovare repart du Nippon Budōkan avec deux titres décrochés. Le Kosovo, nouvelle terre de judo ?

C’est après une dernière journée inédite, et un ultime sacre bleu-blanc-rouge, que le Nippon Budōkan de Tokyo a fermé ses portes. Une nouvelle fois, le judo aura été un grand pourvoyeur de médailles pour la délégation française, avec huit breloques en huit jours. En plus de l’or pour l’équipe mixte et Clarisse Agbégnénou, Amandine Buchard, Sarah-Léonie Cysique, Madeleine Malonga, Teddy Riner, Romane Dicko et Luka Mkheidze repartent de Tokyo avec une médaille autour du cou. Rendez-vous dans trois ans, à Paris, pour tenter d’améliorer encore ce superbe bilan.

Crédit photo : Getty Images
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