Un Jour, un All Star : DeRozan, le Messie Canadien

0
Ligue 1

WeSportFr se met à l’heure du All Star Game NBA. A cette occasion, jusqu’au match des étoiles, nous vous présenterons chaque jour un des participants. Place désormais aux membres de la team Steph, et honneur au Canada aujourd’hui avec DeMar DeRozan, sans doute l’un des joueurs les plus sous-coté de la ligue, mais qui réalise une très belle saison, à l’image de son équipe, actuellement en tête à l’Est. Joueur majeur depuis bon nombre d’années maintenant, il participera à son 4ème match des étoiles, le 3ème consécutif.

Une ascension éclaire

Né en Californie, DeMar DeRozan grandit à Compton en compagnie d’un certain James Harden, avec lequel il taquine la balle dès son plus jeune âge. Très agile balle en main, sa progression est fulgurante, à tel point qu’une seule année universitaire lui suffit pour atteindre la NBA. Après 35 rencontres avec les Trojans, équipe de l’université du sud de Californie et avec 14pts de moyenne en plus de ses 5,7 rbds, il est drafté en 2009, alors qu’il n’a même pas 20 ans, par les Raptors en 9ème position. Il faut dire que cette cuvée était plus que prometteuse : Blake Griffin, James Harden, Stephen Curry, Tyreke Evans, Ricky Rubio ou encore Jordan Hill furent sélectionnés avant lui. Logique, le bonhomme n’avait fait qu’une seule saison à la fac, et n’était donc pas épié depuis un certains temps.

Joueur important dans l’effectif des Raptors dès son arrivée (65 fois dans le cinq de départ pour sa première saison), son influence est encore limitée (8,6 pts, 0,8asts /match). Ses qualités athlétiques lui permettent néanmoins de participer au concours de dunk, où il s’inclinera face à Robinson.

Mais dès la saison suivante, il changea de dimension.

Un joueur majeur depuis maintenant 8 ans

Toujours titulaire lors de sa 2ème saison, son importance s’accroît également. Son temps de jeu est nettement supérieur ( 24min en moyenne contre 21 lors de sa saison rookie), et ses stats également : 17,2pts, 3,8rbds, 1,8asts par match. Il ne quittera jamais le 5 de départ lors des saisons suivantes, prenant une part importante dans les résultats des Canadiens. Ses stats augmentent toujours et encore mais malheureusement, les Raptors ne parviennent pas à se qualifier pour les play-offs. Il faudra attendre 5 ans pour se qualifier en post-saison, mais battu par les Nets dès le premier tour, alors qu’ils avaient décroché la 3ème place de saison régulière. L’année suivante, en 2015, après avoir terminé 4ème de saison régulière, ils n’ont pas existé, se faisant balayé par les Wizards, 4-0. Il faudra attendre 2016 pour voir Toronto et DeRozan passer un tour de play-offs. Ils atteindront même la finale de conférence cette année là, mais les Cavaliers étaient trop fort. La saison dernière, les Cavs sont encore passé par là pour barrer la route des Canadiens. Souvent bien placé, mais jamais gagnant. La maxime semble s’appliquer à merveille pour cette franchise, encore plus depuis l’arrivée de « Comp 10 ». Fort avec les faibles, faible avec les forts, DeMar ? Cela serait réducteur de dire cela, d’autant qu’il est régulièrement appelé avec la team USA. Plutôt pas mal quand on connaît la pléiade de stars à disposition des États-Unis à chaque compétition internationale.

Une saison pleine d’espérance

Cette année encore, on se prend à rêver du coté du Air Canada Center. 1Er et à la lutte avec les Celtics et les Cavs pour la première place à l’Est, les Raptors semblent désormais un cran au dessus des deux autres franchises, fort d’une régularité exceptionnelle. Même s’il est vrai que le visage de Cleveland a totalement changé depuis la trade deadline, et que la franchise de l’Ohio revient en forme. Défait seulement 4 fois au Air Canada Center, les Canadiens restent sur 6 succès consécutifs, et même 11 victoires lors de 14 dernières rencontres. Les stats personnelles de DeRozan sont encore une fois exceptionnelles : 24,1 pts de moyenne, deuxième meilleur total en carrière, 4rbds et 5,1asts par match. Surtout, il est capable de prendre feu, certains soirs, et cette saison ne fait pas exception à la règle : 45 pts contre les Sixers début décembre, mais surtout 52 pts le 2 janvier, en guise de bonne année, collés sur la tronche des Bucks, record de la franchise battu. Le tout avec un temps de jeu limité, puisque Dwane Casey essaie de gérer la fatigue le mieux possible, en reposant un maximum son « Big Three », DeRozan Lowry Valenciunas. Récemment, leur temps de jeu tourne à 30min par match. Suffisant, les Ibaka et autres VanVleet faisant le boulot.

Reste maintenant à le confirmer, et pourquoi pas aller chercher enfin une finale NBA, chose qui n’est jamais arrivée pour la franchise. Il faudra pour cela au moins battre un des deux autres mastodontes. Et le passé à prouvé qu’il est très difficile de battre 4 fois LeBron James lors d’une même série. Mais collectivement, les Canadiens en sont capables. Et individuellement aussi : DeRozan semble vraiment bien dans ses baskets cette saison. Peut-être l’année ou jamais?

Sur la pente ascendante, et victorieux de Boston lors du duel au sommet à l’Est récemment, DeRozan et les Raptors ont clairement mit un coup d’accélérateur à l’approche du All Star Game. Une façon de faire un break le plus paisiblement possible, avant de repartir pour la dernière ligne droite de la bataille.

Valentin Martin

Sport en directMercato Football

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here