JOUR DE DERBY !!!

Ce dimanche aura lieu un derby assez bouillant, assez riche en émotions pour les supporters de deux clubs connaissant une rivalité régionale disputée puisque le Montpellier HSC accueillera le Nîmes Olympique au Stade de la Mosson ce 30 septembre à 17h. Plus communément appelé “le Derby du Languedoc”, cette rencontre pourtant peu médiatisée mérite une mise en lumière : malgré leur voisinage géographique (seuls 45km les séparent), plusieurs critères footballistiques les séparent…

 

Un antagonisme pas si vieux que ça… mais ça faisait longtemps !

Dans le Sud, on a le Derby de la Garonne (Toulouse-Bordeaux), le Derby de la Côte d’Azur (Nice-Monaco), le Derby corse (AC Ajaccio-Bastia), mais on parle très peu du derby languedocien. Pourtant, à chaque confrontation, le duel se joue non seulement sur les terrains de la Mosson et des Costières mais également dans les tribunes…

 

D’ailleurs, il n’y a pas eu de joute entre les Montpelliérains et les Nîmois depuis un certain temps : le dernier remonte au 10 avril 2009 dans le cadre de la Ligue 2 (pas de Domino’s à ce moment) et a vu la victoire des Gardois par 2 buts à 1. Ca n’a pas empêché les Héraultais, alors coachés par Rolland Courbis, de décrocher la deuxième place derrière Lens et ainsi gagner un des trois billets amenant à l’élite. Le NO, lui, s’est maintenu sur le fil dans le deuxième échelon du football français grâce à une victoire dans la dernière journée à Brest.

Depuis, le Nîmes Olympique s’est battu durant quelques années pour le maintien en Ligue 2, entresemées d’une descente en National, sans omettre le retrait de 8 points durant la saison 2015/2016 (sanction due à une affaire de matchs truqués), saison durant laquelle les Crocos réussissent quand même à se maintenir, notamment grâce à l’élan d’un Bernard Blaquart encore entraîneur de l’équipe aujourd’hui.

 

Cependant, même si la situation des deux clubs tourne en la faveur du Montpellier HSC, installé en première division depuis 10 saisons, le chambrage n’a pas cessé entre les fanbases pailladines et nîmoises.

D’une part, les passionnés du club Orange et Bleu moquent le NO à cause de leur long séjour en Ligue 2, mais pointent aussi du doigt un palmarès vacant : en effet, le Nîmes Olympique n’a remporté “que” deux titres de deuxième division et trois titres de Division 3, mais aucun trophée dans l’élite, alors Montpellier a un championnat de France remporté en 2012, deux Coupes de France et une Coupe Intertoto (bon, celle-ci, on s’en fout un peu…).

D’autre part, les fans du club Rouge et Blanc tournent principalement en ridicule le affluences moyennes du stade de la Mosson : il y aurait 12.297 spectacteurs à Montpellier en moyenne selon la LFP, donnant un taux de remplissage avoisinant les 55,9% contre 14.670 tribunes occupées en moyenne, soit un taux de remplissage dépassant les 92%, permettant au stade des Costières d’être parmi les stades les plus remplis depuis le début du championnat.

Une opposition de styles de jeu

Montpellier-Nîmes, c’est non seulement une rencontre de deux villes, deux identités, mais également de deux styles de jeu.

 

En 2017/2018, les hommes de Bernard Blaquart se sont adjugés le titre honorifique de meilleure attaque de Ligue 2 (75 buts marqués) malgré sa deuxième place dans le classement final au terme de leur exercice, tandis que ceux de Michel Der Zakarian ont terminé la saison comme deuxième défense du championnat (seulement 33 buts concédés), juste derrière l’ogre parisien.

Ce début de saison est donc dans la continuité des prestations offensives pour l’un et défensives pour l’autre de la saison précédente, même si les Nîmois n’ont pas su rester solides défensivement, puisqu’ils ont encaissé pour l’instant deux fois plus de buts que les Pailladins, n’engrageant que 9 points en 7 matchs, pointant ainsi à la 14ème place du championnat, tandis que la rigueur défensive montpelliéraine et de meilleures statistiques offensives (deux fois plus de buts marqués au même stade de la saison).

Si on parle plutôt spectacle, l’avantage est du côté nîmois, puisque leurs projections vers l’avant et leur jeu assez offensif et ouvert leur permettent de marquer plus de buts mais ce même jeu laisse des espaces dans sa défense, expliquant ainsi les 13 buts encaissés dont 4 à la maison contre le PSG (2-4) et 3 à Bordeaux (3-3). Mais si on privilégie le résultat, Montpellier s’en sort le mieux avec ses 12 points, donc seulement à 3 points de son rival nîmois, mais s’installe à la 6ème place en attendant la fin de cette journée.

 

A propos de l'auteur

Passionné du MHSC et du FC Barcelone, mon joueur préféré n'est pas Laurent Blanc, j'aime pas trop les 3-5-2, contrairement à Laurent Blanc...

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