Kawhi Leonard : retour sous haute tension

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Ligue 1

La nuit dernière a été marquée par un petit événement dans le monde de la NBA, presque six mois après avoir rejoint l’Ontario, Kawhi Leonard était de retour à l’AT&T Center pour y défier San Antonio. Retour sur ces six mois et sur cette soirée forcément spéciale pour The Klaw et les Spurs.

Un public déchaîné 

“Ouais, ce sera fun. Tout le monde a hâte d’être au match. Ce genre de chose, ça ne me rend que meilleur, ce sera un bon match”

Kawhi Leonard a eu beau tenter de dédramatiser la chose ce match ne pouvait pas être un match comme les autres. Et comme prévu, l’accueil a été glacial de la part des fans qui n’ont visiblement toujours pas digéré son attitude de l’an dernier. Hué à chaque fois qu’il touchait le ballon, sa vidéo hommage a été littéralement conspuée par la foule (à la différence de Danny Green ovationné). En réponse Kawhi a fait du Leonard. Froid. Imperturbable. En apparence du moins.

 

La réponse sur le parquet 

Car côté parquet, il n’a jamais réussi à apporter la réponse qu’il aurait espérée. Muselé par un Derrick White hyper-actif, dominé sous le panier par DeMar DeRozan (qui signe le premier triple-double de sa carrière !) et LaMarcus Aldridge, Leonard termine le match avec 21 points, 1 seul petit rebond et 5 passes. Car dans ce match, c’est San Antonio qui a fait la loi, électrisés par l’ambiance, les hommes de Popovich ont dominé de la tête et des épaules ce match. Loin devant à la fin du premier quart-temps grâce à un basket-ball qu’on n’avait pas vu depuis longtemps dans le Texas, les Spurs n’ont jamais lâché l’avance prise dès le début du match (39-18 à la fin du premier QT). Emmené par un collectif étonnement homogène (4 joueurs à 19 pts ou +) San Antonio n’a jamais semblé pouvoir perdre ce match et a parfaitement géré les temps-forts des Raptors pour s’imposer tranquillement 125-107.

 

The Klaw au sommet de son art

Alors qu’on le disait arrivé à Toronto contre son gré, Kawhi a prouvé qu’il était toujours le même joueur que celui qui avait été élu MVP des Finals 2014 (voire plus fort encore). Après une année blanche dans le Texas, Kawhi renaît semble-t-il de ses cendres. Auteur d’une première moitié de saison canon, Kawhi a entamé 2019 de la meilleure des manières avec un nouveau record personnel, écrasant à lui tout seul le Jazz (45 points et 6 rebonds). S’il enchaîne sur les bases du début de saison, en continuant de se rendre aussi indispensable des deux côtés du parquet, tout en soignant ses statistiques (il tourne actuellement à 27 points et 8 rebonds de moyenne), il pourrait très bien mener les Raptors vers une finale NBA pour la première fois de leur histoire. Il pourrait également, à titre personnel, être présent tout en haut du classement pour le MVP à la fin de la saison régulière, aux côtés de James Harden ou encore Giannis Antetokoumpo. De quoi remplacer DeMar DeRozan dans le cœur des canadiens et le convaincre de signer un nouveau contrat cet été (il sera agent libre à la fin de la saison) ?

 

Un trade gagnant-gagnant ?

Si Leonard est sorti grand gagnant de ce trade, les Spurs ne sont pas en reste. Les hommes de Popovich sont toujours en course pour accrocher une place qualificative pour les play-off (ce qui n’était pas si évident avant le début de la saison) et il le doivent en très grande partie à leur arrière All-Star arrivé cet été en échange d’un Kawhi dont la dernière saison dans le Texas restera dans les mémoires, malheureusement pour de mauvaises raisons. Si tout n’est pas forcément rose à San Antonio, on peut tout de même trouver quelques motifs de satisfaction. Et l’adaptation éclair de DMDR est LE gros point positif de cette saison. Devenu le leader technique des Spurs, celui qui possède presque tous les records à Toronto et était arrivé en pleurant, pourrait très bien devenir une superstar. Dans une équipe forcément plus exposée médiatiquement que les Raptors, cette saison peut également être celle qui le propulse définitivement parmi les meilleurs arrières de la Ligue.

 

Kawhi Leonard n’aura certainement vécu le match qu’il espérait en revenant dans la salle de ses exploits. Accueilli en persona non grata, voire comme un traître, il n’aura pas non plus pesé sur le match à hauteur de ses capacités réelles. Dépassés par des Spurs survoltés, The Klaw et les siens repartent avec une défaite logique, à eux de faire en sorte que ce match ne soit qu’une parenthèse dans leur saison. Au contraire des Spurs qui vont, eux, devoir s’appuyer sur ce match-référence pour enchaîner.

Credits photos : The Ringer

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