Kawhi Leonard : l’exil puis la Légende

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Ligue 1

Hier soir, les Raptors ont remporté le premier titre NBA de leur (récente) histoire. Après plusieurs années dans l’ombre de Lebron James, Toronto a enfin soulevé le trophée Larry O’Brien et Kawhi Leonard n’y est pas pour rien. Arrivé en début de saison, le MVP des Finals a complétement transformé cette équipe. Décryptage.

 

Quand l’idôle est devenue Judas…

18 Juillet 2018. Le trade était dans l’air depuis quelques jours mais c’est désormais officiel, Kawhi Leonard (accompagné de Danny Green) est envoyé à Toronto en échange de DeMar DeRozan. Si cette date marque un tournant dans l’histoire des Raptors, DMDR étant le meilleur marqueur all-time de la franchise, elle marque aussi le début du renouveau pour The Klaw. Après une saison quasi-blanche au Texas (9 matches seulement), marquée par les conflits, les quiprocos et les non-dits au sujet de sa blessure, l’idôle de l’AT&T Center, quitte donc la franchise avec qui il avait tout remporté (Champion NBA et MVP des Finales en 2014, DPOY en 2015 et 2016) dans une ambiance délétère. En effet, la plupart des supporters des Spurs vouaient un véritable culte à leur numéro 2. Le drama qui a entouré les quelques semaines avant son échange auront fait de lui un véritable traître à leurs yeux.

 

Une saison stratosphérique

Mais dès les premiers matches de la saison régulière, l’ailier All-Star prouve qu’il n’avait rien perdu de son talent. Pour son premier match dans une salle qui s’appelle dorénavant Scotiabank Arena, Kawhi Leonard compile 24 points et 12 rebonds face à Cleveland orphelin de Lebron. Rebelote deux jours plus tard, face aux Celtics, grands favoris pour la victoire à l’Est, résultat : 31 points et 10 rebonds. La machine était lancée, et personne ne pourrait l’arrêter. N’en déplaise aux Sixers, Bucks et autres Pacers. Kawhi est en mission et réalise une SR de très haute volée (26.6 pts / 7.3 rebonds, sa meilleure saison en carrière). Et que dire de sa campagne de Play-Offs ? Homme-clé du système canadien, toujours aussi présent défensivement, Leonard semble dans la forme de sa vie. Et les chiffres parlent d’eux-même : carreer-high en PO avec 45 points face à Philadelphie lors du match ; 17 rebonds face aux Bucks de Giannis (carreer-high également).

 

… pour entrer dans l’Histoire de la NBA

Après avoir tout détruit sur son passage (Orlando, Philadelphie, Milwaukee), Toronto se présente en finale NBA pour la première fois de son histoire, face à l’ogre Golden State. En quête de Three-Peat, mais privés de Kevin Durant pour les premiers matches de la série, les Warriors sont favoris mais savent qu’ils doivent se méfier des Raptors. Et l’impression se confirme dès le premier match. Malgré une petite performance au box score (23 points, 8 rbds) les Raptors s’imposent à domicile, un avantage qu’ils parviendront à conserver pour remporter ces finales lors du match 6 à l’Oracle Arena. Elu MVP des Finales quasi à l’unanimité (1 voix pour Fred VanVleet) Kawhi entre dans la légende de la Grande Ligue en remportant ce titre individuel avec une deuxième équipe différente, après Kareem Abdul-Jabbar et Lebron James. Un titre mérité tant il a été exceptionnel tout au long de ces finales : 28,5pts de moyenne, 9.83 rebonds, 4.16 passes mais surtout une aura et un leadership a toute épreuve.

 

The Klaw a quitté les Spurs comme un paria pour devenir “The King Of North”. En à peine une saison, Kawhi Leonard a rappelé à tout le monde qu’il faisait bel et bien partie des 3 ou 4 meilleurs joueurs actuels de la NBA. Capable de porter une franchise vers les plus hauts sommets. Pour quelques années encore ?

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