Kluivert, la saison de l’explosion?

Exclu le week-end dernier face à la Samp après un deuxième carton jaune, Kluivert vit pourtant un début de saison convaincant. Un geste en totale contradiction avec ce que montre l’international néerlandais avec la Roma. Une saison durant laquelle tous les facteurs sont rassemblés pour exploser.

 

Une première saison d’apprentissage

Arrivé lors de l’été 2018, Justin Kluivert quitte alors son club formateur de l’Ajax où il évoluait depuis ses huit ans. Une formation bénéfique faisant de lui l’un des néerlandais les plus prometteurs de sa génération (1999). En débarquant à Rome, le natif de Zaandam découvre alors un nouveau football et une nouvelle culture. Le transfert se conclut à hauteur de 17 millions d’euros, une somme considérable. Avec un contrat jusqu’en 2023, Kluivert s’inscrit dans le projet sur le long terme des dirigeants giallorossi.

Naturellement son nom fait beaucoup parler du fait qu’il est le fils de Patrick du même nom. Sa première saison en terre romaine fut celle de l’adaptation. En effet, l’ailier a énormément appris sur le plan tactique où la rigueur est de mise. Sous les ordres de Di Francesco (jusqu’en mars 2019) puis ensuite de Claudio Ranieri, Kluivert n’était pas un titulaire indiscutable et a souvent du se contenter d’entrées en jeu. La saison dernière, le numéro 99 aura disputé un total de 35 matchs dont 17 entrées en jeu et 18 comme titulaire. Malgré cela, il termine tout de même la saison avec deux buts et surtout huit passes décisives.

L’ancien de l’Ajax a notamment du faire face à une concurrence ardue à son poste. El Shaarawy réalise très certainement sa meilleure saison et Under fut décisif avec ses six buts et neuf passes décisives. Un premier exercice expérimental pour Kluivert qui a rencontré les premières difficultés de sa jeune carrière. Des difficultés qu’il a su affronté et vaincre.
La concurrence, la découverte d’une nouvelle culture et la rigueur tactique. Une première saison d’apprentissage s’étant avérée payante.

 

La clé fétiche de Fonseca

Après un premier exercice d’apprentissage, les efforts ont été récompensé. Cette saison, Kluivert est rapidement devenu un titulaire presque indiscutable de la Roma comme en témoigne les neufs matchs joués toutes compétitions cette saison. Il est par ailleurs devenu aussi plus décisif avec déjà deux buts à son actif pour une passe. Un jeu beaucoup plus léché et percutant que l’international néerlandais à perfectionner. Le départ d’El Shaarawy et la méforme d’Under lui ont aussi permis de se positionner comme le titulaire numéro un au poste d’ailier droit.

Cet été, la Roma a nommé un nouvel entraîneur en la personne de Paulo Fonseca. Entraîneur du Shaktar Donestk durant trois ans, le tacticien portugais a montré de belles choses en obtenant de bons résultats (champion d’Ukraine à trois reprises en trois saisons et 1/8ème de finale de C1 en 2018) tout en prônant un football offensif basé sur les attaques rapides et un pressing haut. Disposé en 4-2-3-1, Fonseca utilise ses ailiers dans un rôle de meneur. Un style de jeu correspondant parfaitement à l’ailier Kluivert.

Depuis le début de saison et excepté sa dernière prestation contre la Samp, Kluivert s’impose comme un pion indispensable de Fonseca qui en a fait son Taison du Shaktar. Un ailier dont le volume de jeu permet de mener les offensives de manière rapide. Rajouter à cela une facilité technique, Kluivert a tout pour s’épanouir sous les ordres du tacticien de 46 ans. Avec un Zaniolo à à ses cotés en rôle de trequartista et Dzeko en pointe, la relation technique est séduisante.
Paulo Fonseca a clairement su polir son bijou néerlandais qui devra cependant faire des efforts sur l’aspect mental comme en témoigne cette vilaine faute contre la Samp qui a été sanctionné d’une exclusion.

 

En continuant sur sa lancée, Kluivert peut nourrir de réelles ambitions en club mais aussi en sélection. Des performances ne laissant pas insensible le sélectionneur des Pays-Bas Ronald Koeman.
Sélectionné à trois reprises, l’ailier de la Roma espère convaincre son sélectionneur.
Avec l’Euro 2020 en fin de saison, Justin Kluivert ne doit pas surtout baisser les pieds et continuer à enflammer l’Olimpico. Les places seront très chères, le numéro 99 a des arguments à faire valoir.

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