La Ruée vers le Ballon d’Or (24/30) : Jan Oblak

We Sport FR vous propose “La ruée vers le Ballon d’Or”. Cette série livrera un focus sur les 30 joueurs nommés pour cette récompense individuelle. Le portrait de chacun sera publié par ordre alphabétique. Aujourd’hui, Jan Oblak !



L’anti-libéro

A bien y penser, il se pourrait que Jan Oblak soit celui des 30 nommés au Ballon d’Or France-Football qui incarne le mieux la conception du jeu qui a triomphé en 2018.

Gardien de l’Atletico, il a remporté l’Europa League en venant à bout, sans difficulté, de l’Olympique de Marseille. Il a surtout consolidé un peu plus son statut de meilleur gardien du monde, à seulement 25 ans. Et ce n’est pas rien, car la concurrence est rude. En tenant tête à des garçons aussi expérimentés que Neuer, Buffon, Courtois ou Lloris, le Slovène propose ce double paradoxe d’être à la fois le plus jeune de la caste, et, « en même temps », d’aller à rebours de la mode des gardiens-libéros.


Grand, athlétique, fort sur sa ligne comme à l’aise dans les airs, Jan Oblak fait exactement ce que Simeone et Burgos, les deux têtes pensantes de l’Atletismo, lui demandent. Très peu pour eux ces histoires de portier sur la même ligne que ses centraux ou de relances courtes. Le Slovène dégage loin, sur la tête de Costa ou Griezmann. Point. Fin.

Coffre-fort

Une conception d’un fooball so 90’s, alors dominé par les coffres-forts italiens et la rigueur jacquettiste. Mais qui, il faut bien le dire, s’est refait la cerise cet été avec la victoire de l’équipe de France à la Coupe du Monde. Et précisément sur les bases qui sont celles de l’Atletico Madrid. Des bases dont Jan Oblak est un pilier central.

S’il est le meilleur gardien du monde, il lui reste, pour devenir l’égal dans l’Histoire des mêmes Buffon, Neuer et Lloris, à briller sur la scène internationale. Et ça pourrait bien être une des limites du bonhomme.

Difficile, pour le moment d’envisager une ambition avec son équipe nationale de Slovénie à la hauteur de son talent.




Crédit photo : Main opposée

A propos de l'auteur

Fan de foot mais aussi de Serie A, je prends autant de plaisir à voir jouer Gilles Simon qu'à attendre une arrivée au sprint entre les Alpes et les Pyrénées. Talking Heads et Panetonne.

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