Le bilan 2018 d’UAE – Team Emirates : un fiasco ?

Seulement douze victoires cette année, pour un monstre qu’on pensait à trois têtes en début de saison. Le monstre n’était en fait qu’un mignon petit chat au coin d’un radiateur un soir d’hiver. Déconvenue totale pour UAE – Team Emirates en 2018.

Une belle brochette de leaders sur le papier. Mais sur le papier seulement… car la réalité de la route a été tout autre. Crédit : UAE Team – Emirates.

Fabio Aru, un naufrage absolu

Fabio Aru termine l’année bredouille, cela ne lui était pas arrivé depuis son éclosion au grand jour, en 2014. Sa saison 2018 est simplement catastrophique. On ne l’a jamais vu, si ce n’est dans quelques roues par ci par là. Sa campagne en Grand Tour a été complètement transparente. Rien sur le Giro, rien sur la Vuelta. Pas de courses d’une semaine pour venir sauver les meubles. Il sera intéressant, en 2019, de voir la réponse du champion… ou pas ?

Dan Martin trop irrégulier

On a eu peur pour l’Irlandais en début de saison. Après une campagne d’Ardennaises ratée, il a fallu attendre le Dauphiné pour voir Dan Martin étinceler, avec sa victoire à Valmorel. Confirmation sur le Tour où on l’a vu à l’attaque avec une victoire à Mûr-de-Bretagne et une 8e place à Paris. Finalement, il n’a pas spécialement montré le maillot durant toute l’année, mais il est parvenu à sauver, au moins un peu, la saison de son équipe. Mais ne vous y trompez pas, on attend bien mieux de sa part.

Alexander Kristoff, seule lueur dans le marasme émirati ?

Sa saison est loin d’être la meilleure qu’il ait connue. Pourtant, Alexander Kristoff est presque le sauveur d’UAE cette année. Avec cinq victoires, dont 3 en World Tour, il a permis aux siens de ne pas sombrer complètement. Sur les Champs au moment du Tour, à Frankfurt ou Abu Dhabi, ses quelques éclats lui assurent un bilan passable. Pourtant, son nombre de bouquets décline chaque année. Preuve que la lueur n’est qu’un rayon au travers d’un interstice. Mais bon, UAE s’en contentera au vue de son année.

Qui dit mieux ?

Si ses trois leaders ont plus ou moins déçu, les quelques autres gros noms de l’équipe n’ont pas non plus brillé en 2018. A commencer par l’armée de grimpeurs composée d’Ulissi, Costa, Polanc, Durasek, Atapuma, ou Niemiec. Le bilan des six est catastrophique, avec une seule victoire, décrochée par le premier cité sur le Tour de Suisse. D’autres expérimentés, comme Ben Swift ou Marco Marcato n’ont pas non plus réussi à inverser la dynamique. Le fiasco est proche.

Parce qu’il faut bien trouver du positif

Il n’a pas réalisé une année époustouflante, mais à 24 ans sa progression a le mérite d’être logique. Simone Consonni a décroché sa première victoire pro sur le Tour de Slovénie. Le sprinteur italien a également décroché plusieurs places d’honneur en World Tour, notamment sur la Vuelta avec deux Top 5. Après un recrutement 2017-2018 axé sur les stars, UAE semble se tourner davantage vers la jeunesse. C’est bien là tout ce qu’on retiendra de positif pour cette fin d’année.

Vous l’aurez compris, la saison d’UAE est catastrophique au vue de sa qualité sur le papier. Empiler les gros poissons n’est pas suffisant pour faire un bon repas. Il faut la garniture qui l’accompagne, un bon vin, une sauce… Enfin bref, un mélange de saveurs qui s’assemblent. Heureusement, son mercato pour la saison à venir s’annonce appétissant, alors on est franchement optimiste pour voir UAE – Team Emirates devenir un 5 étoiles en 2019.

A propos de l'auteur

Je ne sais pas qui attaque le plus entre Pierre Rolland et Rafael Nadal. Je ne sais pas qui monte le mieux entre Chris Froome et Ivo Karlovic. Je ne sais pas non plus qui cumule le plus de revers entre Stan Wawrinka et Nacer Bouhanni. Je n'ai jamais su choisir entre le tennis et le vélo. Mais ce dont je suis sûr, c'est que je n'ai percé dans aucun de ces deux sports.

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