Le bilan de la saison de Pro B

0
1er / BLOIS (19 victoires – 4 défaites)

Une saison tout simplement magique pour les hommes de Mickaël Hay avec un pourcentage impressionnant de 82,6% de victoires. On n’avait plus vu une telle domination depuis la saison 2009/10 de Pau-Lacq-Orthez, ce qui montre bien la diffculté de la performance. Emmené par Tyren Johnson en mode MVP, l’ADA n’a fait qu’une bouchée de la plupart des équipes en dominant régulièrement des matchs de plus de 20 points. Si les expérimentés Lamine Sambé, Thomas Cornely, Benjamin Monclar et Alexis Tanghe ont toujours été au rendez-vous, les deux révélations de la saison se nomment Lucas Bourhis et Stéphane Gombauld. Personne ne pouvait arrêter cette fabuleuse équipe, personne sauf évidemment la Covid-19 qui va empêcher le club de monter dans l’élite. Blois se voit refuser une montée pour la seconde fois après une absence de centre de formation agréé en 2018. Cruel.

2ème / QUIMPER (17 victoires – 7 défaites)

Habitué au bas du classement depuis son retour dans l’antichambre de la Jeep ELITE, Quimper a surpris son monde lors de cette saison 2019/20. Les paris du coach Laurent Foirest se sont montrés payants, dont celui de Chima Moneke. L’ailier fort australo-nigérian a éclaboussé le championnat par son aptitude à faire le spectacle. Avec David Jackson et Lucas Dussoulier, ils ont formé un trio ultra performant qui a permis à l’UJAP Quimper 29 d’atteindre les sommets de la Pro B et de ne jamais les quitter.

3ème / NANCY (16 victoires – 7 défaites)

Malgré un changement de coach, le SLUC a toujours été dans le top 7 de la Pro B, synonyme de qualification pour les play-offs. Après Christian Monschau, c’est son adjoint François Peronnet qui a pris en charge l’équipe et d’une belle manière. Un joueur s’est particulièrement illustré cette saison – l’ailier américain Ron Lewis – qui s’est montré décisif dans les moments chauds malgré des pourcentages aux tirs parfois compliqués. Il a été parfaitement accompagné par 3 purs produits du centre de formation du SLUC : Enzo Goudou-Sinha, Williams Narace et Bastien Vautier, qui ont connu une excellente progression malgré une saison tronquée. Une équipe qui n’a cessé de monter en niveau tout au long de la saison et qui aurait à coup sûr pu jouer sa carte en play-offs.

4ème ANTIBES (14 victoires – 9 défaites)

Une autre équipe qui a connu une montée en puissance tout le long de la saison malgré un départ très compliqué. La recrue phare Roko-Leni Ukic n’a pas apporté le rendement attendu malgré son énorme salaire. Pourtant, Nikola Antic a permis à ses hommes de gagner en régularité à l’image d’hommes comme Zaid Hearst ou Romuald Morency qui ont connu une belle fin de saison. L’arrivée en cours de saison de Jean-Marc Pansa a permis d’apporter de la densité à une raquette qui en manquait énormément. Tim Blue, joueur mythique, a lui connu plus de difficultés avec des pépins physiques et des statistiques décevantes pour le seul joueur américain de l’équipe.

Le reste en bref

Derrière ce quatuor de tête, les outsiders à une montée en Jeep ELITE étaient nombreux, mais le niveau se situait un cran en dessous. Seul le 5ème, Saint-Chamond, semblait pouvait accrocher ces 4 équipes. Parmi les hommes d’Alain Thinet, un homme s’est illustré, : le pivot cubain Grismay Paumier. Toute la saison, il a été accompagné par deux excellents JFL, Mathieu Guichard et Théo Bouteille. Après une spirale négative, Lille s’est bien relancé et a réussi à accrocher le wagon au même titre que Saint-Chamond grâce à son homme fort Jean-Victor Traoré.

La bataille pour les play-offs était rude avant l’arrêt de la saison avec Denain, Souffel et Nantes qui se tenaient la dragée haute. C’est finalement par la Leaders Cup que Nantes va remporter sa place pour la suite de la saison. L’équipe alsacienne, promu en début de saison; a pour sa part surpris beaucoup de monde avec un début de saison canon. Son coach Stéphane Eberlin a même eu la chance d’être assistant coach lors du All-Star Game LNB.

L’autre promu n’a pas eu la même chance puisque Saint-Quentin était à la lutte pour le maintien malgré une grosse avance sur Poitiers, lanterne rouge et équipe à la dérive. Les déceptions de la saison sont évidemment Poitiers mais aussi Fos-sur-Mer qui, malgré son statut de relégué, n’a pas fait mieux qu’une douzième place avec seulement 10 victoires en 23 matchs.

Respectivement 3ème la saison dernière et finaliste de Pro B en 2018/19, Vichy-Clermont et Rouen n’auront pas fait mieux qu’une treizième et onzième place tandis que Paris Basket et son projet ont connu un début de saison difficile et termine 10ème.

Ligue 1

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here