Basketball

Le Bilan des Hornets 2019

Cette année devait être l’année du renouveau pour les Hornets de Jordan. Mais malheureusement, une fois encore, il a manqué ce petit quelque chose pour faire vibrer les fidèles du Spectrum Center. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la suite s’annonce complexe.. Place aujourd’hui au bilan des Charlotte Hornets version 2018-2019 !

Cette année devait être l’année du renouveau pour les Hornets de Jordan. Mais malheureusement, une fois encore, il a manqué ce petit quelque chose pour faire vibrer les fidèles du Spectrum Center. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la suite s’annonce complexe… Place aujourd’hui au bilan des Charlotte Hornets version 2018-2019 ! 

La Draft 

Avec le 11ème choix de la cuvée 2018, les Hornets avaient pour intention de drafter Miles Bridges. Après un échange avec les Clippers qui s’intéressaient eux à Shai Gilgeous Alexander, Charlotte a donc obtenu ce que Jordan voulait : un ailier puissant, capable de faire le spectacle, en la personne de Bridges.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est ce que le succès a été au rendez-vous, tant le natif du Michigan a progressé, au fil de la saison, pour terminer avec 7.5pts et 4rbds de moyenne, finissant même la saison dans le 5 de départ. Et cerise sur le gâteau, l’ancien de Michigan State a eu le privilège de participer au concours de dunk, chez lui, à Charlotte. L’autre joueur issu de la draft, Devonte’ Graham, a connu moins de succès en revanche, même si sa fin de saison laisse espérer de belles perspectives d’avenir. Sélectionné en 34ème par les Hawks, il est envoyé directement à Charlotte contre de futurs tours de draft. Mais il mettra du temps à vraiment entrer dans la rotation, bouchée par Kemba Walker et Tony Parker. Néanmoins, c’est au moment où TP fut moins bien qu’il commença à grappiller du temps de jeu, et que, paradoxalement, les Hornets se remirent à rentrer dans la course au playoffs. Il a été l’un des grands partisans de la fin de saison très correcte des Hornets. Et ça ne peut-être que positif pour la suite.

La saison :

Un mot vient à l’esprit : rageante. Pourtant bien armés pour espérer être dans le top 8 à l’issue de la saison régulière, les Hornets ont une nouvelle fois flanché, ratant de peu la post-season malgré une fin de saison en boulet de canon (8 victoires sur les 12 derniers matchs), portés par l’insouciance de la jeunesse, symbolisée par le trio Bridges – Graham – Bacon, auxquels on serait même tenté de rajouter Malik Monk, bien que branché sur courant alternatif. Autour, le duo Kemba Walker – Jeremy Lamb a porté à bout de bras une équipe encore pas aidée par les blessures, et notamment celle du régulateur à l’intérieur du jeu des Hornets, Cody Zeller. Trop souvent absent, le géant Américain n’a disputé que 49 matchs, laissant une raquette déjà très friable se faire atomiser soir après soir. Absent toute la fin de saison, il aurait pu justement faire pencher la balance du coté positif pour Charlotte, qui était en course pour décrocher le dernier ticket lors du dernier match de la saison régulière. Mais malheureusement, ce n’est pas à ce moment que les Caroliniens ont laissé passer leur chance. Beaucoup trop irrégulier en début de saison, incapable d’enchaîner les bons résultats, les Hornets furent malgré tout à la lutte durant un bon moment, porté par un Kemba Walker en mode All-Star, qui réalisera la meilleure saison de sa carrière (voir ci-dessous). Mais à force de tirer sur la corde raide, cette dernière a fini par céder. 5 défaites en 7 matchs pour commencer la nouvelle année, on a connu mieux comme digestion de bûche. Après avoir relevé la tête petit à petit et s’être remis à espérer, patatra, la période du All Star Break aura surement eu la peau des frelons. 13 défaites en 18 matchs entre début février et fin mars, beaucoup trop pour être un prétendant sérieux aux phases finales. Surtout, la majorité de l’effectif à déçu. Marvin Williams, souvent utilisé en tant que pivot, n’a plus ses jambes de 20 ans. Batum n’arrive pas à être le leader-scoreur en soutien de Kemba, Hernangomez est encore trop juste et irrégulier, comme Monk en sortie de banc. Biyombo se fait marcher dessus à l’intérieur et Kidd-Gilchrist ne répond toujours pas aux attentes placées en lui lorsque les Bobcats de l’époque l’avaient sélectionné en 2ème position de la draft 2012. Seul Kemba a surnagé, bien aidé par un Jeremy Lamb qui, sans faire trop de bruit, a réalisé une saison très correcte, avec notamment quelques coups d’éclat, dont ce buzzer beater invraisemblable à Toronto. TP a également été très décisif mais ses jambes l’ont peu à peu lâché. Les jeunes pousses n’ont apporté que sur la fin. Et puis Frank the Tank, Frank Kaminsky, placardisé par Borrego pendant les 2/3 de la saison a repointé le bout de son nez, un beau jour de Mars, à Brooklyn, participant activement à la fin de saison intéressante des Hornets. Malheureusement, le mal était fait. Surtout, malgré les quelques satisfactions dont pourra se servir MJ par la suite, jamais les joueurs n’ont été capable de se mettre au diapason et maintenir un niveau intéressant. Jamais ils n’ont été capables de jouer ensemble leur meilleur basket. Difficile, dans ces conditions d’espérer quoi que ce soit. Et le départ de plus en plus probable au fil des jours de Kemba Walker ne risque pas d’arranger les choses…

Le MVP de la rédac: 

Impossible de ne pas mettre Kemba Walker. Régulier tout au long de la saison, il a porté à bout de bras SA franchise. L’ancien de U Conn a d’ailleurs réalisé sa meilleure saison en carrière, et de loin : 25.6pts, 5.9asts et 4.4rbds de moyenne, et quelques coups d’éclats remarquables. Une performance restera d’ailleurs dans les annales, cette défaite à Philly ou le meneur de poche a tout simplement claqué 60 pions, en y ajoutant 4rbds, 4asts et 4stls. Fabuleux, mais cruel. Il avait d’ailleurs donné le ton d’entrée de saison, collant 41 points contre les Bucks malgré, là aussi, une défaite de son équipe. Sa fin de saison sera d’ailleurs tout aussi remarquable que le commencement. 43pts en vain contre le Magic lors de l’ultime journée, ou encore 47pts lors d’une sale défaite à Utah. Oui Walker est bien l’un des plus beaux loosers de la ligue. En tout cas, nous sommes en droit de nous demander si sa franchise le mérite. Il n’aura pas tout perdu, puisque sa formidable saison aura été récompensé d’une titularisation au All Star Game, chez lui, à Charlotte où il a été la star de la soirée. Avec 28 matchs à plus de 30 pts dont 7 pointes à plus de 40, difficile en effet de ne pas récompenser un joueur qui risque d’aller voir ailleurs à la free agency. Lui avait la volonté de rester, il semble que les Hornets se moquent un petit peu de lui. Lui aime Charlotte, mais veut gagner et être respecté à sa juste valeur. Un départ est à l’heure actuelle plus qu’envisageable.

La saucisse de la rédac: 

Batum, Kidd-Gilchrist, Biyombo… Beaucoup de joueurs étaient susceptibles de rentrer dans la liste. Néanmoins, c’est bien Cody Zeller qui retient notre attention. Non pas que le pivot ait été mauvais lorsqu’il jouait, tournant à 10pts et près de 7rbds par rencontre. Mais son corps lui a trop souvent fait défaut, comme l’an passé. Auteur déjà d’une saison casi blanche l’année dernière (seulement 33 matchs joués), il n’a pu évoluer que sur courant alternatif encore en 2018-2019, n’arrivant pas à enchaîner les matchs. Il n’aura joué que 14 fois en 2019, au moment où justement, les Hornets ont commencé à sombrer et avaient le plus besoin de lui. Bien entendu, ce n’est pas uniquement de sa faute si son corps lui fait défaut. Mais il faudra être capable de remédier très rapidement à cela, sous peine de rapidement devenir un véritable fardeau pour la franchise.

L’avis de la rédac : 

Un déception, forcément. Lorsque l’on ambitionne de jouer les playoffs et que l’on termine seulement 9ème à l’Est, dans un conférence enfin déserté par LeBron, il est possible de parler d’échec. Bien que quelques satisfactions soient apparues au cours de la saison notamment chez les jeunes, l’avenir ne s’annonce pas si radieux que cela en Caroline du Nord. En effet, les contrats en or massif de Batum, Williams ou encore Biyombo ne permettent pas de recruter d’autres stars, d’autant plus que la franchise n’a jamais été une destination de rêve pour qui que ce soit. Le plus dur, c’est surtout que Kemba Walker s’éloigne de jour en jour de Charlotte. La proposition indécente du board (160M sur 5 ans alors que le joueur peut espérer un contrat max à 220M sur la même durée) commence à lui monter au nez. Boston est sur le coup et le départ plus que probable d’Irving libère la place de meneur à Walker, qui ne serait pas insensible à cela. Les Hornets ont peut-être loupé le coche cette année, et il faudra avoir les nerfs solides cet été pour limiter la casse. Et éviter de repartir de 0.

Écrire un commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières publications

Remonter au début
Vous n'avez pas la permission de vous inscrire
Lorem mattis suscipit ut luctus commodo Aenean sem, lectus et, dapibus Sed