Basketball

Le bilan des Timberwolves 2019

Avec pourtant de grands espoirs d’accrocher le top 8, la franchise de Minneapolis réalise une terne saison 2018-2019. Néanmoins, cela leur permettra d’engranger de l’expérience pour se ressaisir lors de la nouvelle année en approche.

La Draft 

Pour cette draft 2018, les loups possédaient le 1er tour protégé d’OKC tradé par Utah (en échange de Ricky Rubio), en dépit du leur qui fut envoyé en 2015 à Atlanta (en échange d’Adreian Payne, champion de France avec l’ASVEL hier soir). De ce fait ils possédaient les 20è et 48è picks.

Ils ont pu, de ce fait, choisir Josh Okogie. L’arrière nigérian, issu de l’université de Géorgie, réalise une belle saison rookie. Préféré à Robert Covington dans la rotation au début de saison, il a su se montrer lorsque il en eut l’occasion, et récupérer la place de titulaire en février. A l’aise dans la raquette, bon blockeur, il possède des qualités déjà déterminantes pour le championnat. En 74 matchs, 7,7pts; 3 rebonds et 1,1 assist de moyenne. De bonne augure pour la saison prochaine.

Dans le second tour, ils choisissent Keita Bates-Diop. L’ailier aura eu moins de temps de jeu que son partenaire avec 30 matchs, la majorité en entrée de jeu. Peu utilisé, il a pourtant montré de l’aisance dans la capacité à défendre et les blocks.

Josh Okogie en présentation : Copyright 2018 NBAE (Photo by David Sherman/NBAE via Getty Images)

 

La saison de la saison

Parti pour ambitionner un top 8, la franchise devient rapidement inconstante dans ses résultats. Pourtant pourvu d’un effectif possédant de bonnes qualités défensives, les loups concèdent trop de shoots dans le jeu. A l’aise à la maison (25V16D), elle cravache loin de ses terres (11V30D). L’équipe, très offensive, peut se vanter d’avoir une belle habileté dans la raquette. Peu de possessions gâchées, une rotation plaisante. Tout était fait pour que la franchise fasse au mieux. Sauf que le jeu imposé par Tom Thibodeau a créé de réelles contre-performances, et lorsque Ryan Saunders reprend les commandes en janvier, il était trop tard pour relancer la machine, déjà mal en point.

Pour un bilan comptable de 36 victoires pour 46 défaites, l’équipe peut mieux faire. Une 11ème place de conférence malgré de très belles performances de KAT (24,4pts; 12,4 rebonds et 3,4 assists de moyenne). Une irrégularité notable avec des séries de défaites récurrentes (l’équipe a réalisé 2 séries de 5 défaites de suite) et avait du mal à enchainer les succès de ce fait (plus grosse série de victoires : 4 matchs en novembre).

Et sur le papier, ce n’est pas la qualité qui manque. Derrick Rose, Karl-Anthony Towns, Andrew Wiggins, etc. Le trade de Jimmy Butler en début de saison fut un peu dur à avaler, mais son remplacement s’est vite fait ressentir. Les jeunes ont glané le plus de matchs (4 des 6 joueurs les plus capés ont moins de 24 ans), et symbolisent le renouveau de l’équipe

Le MVP de la saison : Karl-Anthony Towns, le pompier de service

S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Cette saison, le pivot all-star s’est de nouveau fait remarquer par sa qualité à mener son équipe à la victoires. Des stats excellentes avec un double-double de moyenne (voir catégorie précédente), et une saison pleine pour Special K. Habile dans la raquette et en dehors, le géant du New Jersey est omniprésent dans le jeu. Avec un passage l’année prochaine dans son contrat max, il va pouvoir continuer à sublimer l’équipe de son jeu dans un rôle de leader qui lui colle à la peau.

La saucisse de la rédac : Dario Saric, défense hasardeuse

Pourtant loin d’avoir réalisé une mauvaise saison (1pts, 5,6 rebonds et 1,6 assists de moyenne), c’est dans le jeu défensif que l’ailier fort a souvent été en difficulté. Son acclimatation à Minneapolis après son trade de Philadelphie s’est avéré compliqué, mais il n’a su reitérer ses bonnes performances lors de son passage en Pennsylvanie. Cantonné rapidement sur le banc, le bon temps de jeu proposé ne lui ont permis de révéler son énorme potentiel. A lui de prouver la saison prochaine qu’il est capable de bien mieux, mais dans une autre franchise, aux Phoenix Suns.

Les + / –

Le + : le jeu offensif

Le – : les maladresses récurrentes en défense, les erreurs d’écrans régulières

L’avis de la rédaction

Minnesota penche à vouloir rajeunir son équipe. Avec les tensions en interne au milieu de saison et les blessures de joueurs performants, l’équipe n’a su rebondir. L’effectif possède du potentiel, est capable de l’exprimer, mais manque cruellement d’expérience dans certains domaines, alors que pourtant, beaucoup de vétérans sont présents dans l’équipe. Avec une free agency où l’équipe possède très peu de cap (5M pour le moment), la tendance sera de nouveau tournée vers la jeunesse. Il faut espérer que Scott Layden sera capable de conserver ses meilleurs éléments et consolide les places vacantes, et on pourra une nouvelle fois espérer un retour dans le top 8 pour les loups, qui serait amplement mérité.

Crédit photo en une : ESPN

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