Basketball

Le débat de la semaine : les Suns, permis de gagner ?

Depuis cette nuit, les Suns de Phoenix possèdent le meilleur bilan de la Ligue, à la faveur de leur victoire contre Utah. Mais surtout, depuis leur victoire contre les Clippers, ils sont assurés d’être en playoffs. Une première depuis 11 ans qui fera date. La longue traversée du désert en Arizona est finie. La disette, si longue, est aujourd’hui oubliée. Seuls les Kings de Sacramento ont connu pire.

Comment Phoenix en est arrivé là ? 

C’est une longue histoire, que même les plus fervents supporters auront du mal à raconter. Depuis le départ de Steven Nash, le soleil ne brillait pas vraiment en Arizona. Des victoires, il y en a eu, mais des playoffs plus jamais. Depuis 2010, un monde, les fans de Phoenix n’avaient pas connu pareil sentiment. La faute peut-être à un management pas vraiment fiable. Pour autant, ce bon McDonough n’est pas étranger aux arrivées de Booker, Ayton et Bridges notamment. Mais la pierre angulaire du projet, la plus respectable sinon la plus importante, c’est bien Chris Paul. À bientôt 36 ans, c’est lui qui a fait la différence cette saison. Il était déjà une star de la NBA alors que Booker n’était pas au lycée.

Les hommes mentent, pas les chiffres. Partout où est passé le Point God, la franchise s’est bonifiée. Le meneur vétéran a fait de cette équipe déjà bien lancée une vraie machine à tuer. Pour rappel, Monty Williams et ses hommes ont connu une bulle incroyable, conclue sur un 8-0 cruel. Des victoires folles, un buzzer beater de Booker, mais pas assez pourtant pour accrocher les playoffs. On remerciera d’ailleurs Caris LeVert pour son shoot manqué contre les Blazers. Pour le coach des Suns, ce n’est pas fini. “On sent qu’on peut faire beaucoup plus“, déclarait-il il y a peu. En tout cas, on veut bien y croire. Cette saison, CP3 a aidé les Suns à faire la bascule dans le bon sens. Aujourd’hui, plus que jamais, la franchise et son vétéran sont respectés. Et lui pourrait presque s’immiscer dans la course au MVP.

Qu’espérer pour la suite ?

Déjà, avec les playoffs validés, c’est une épine du pied qui s’ôte chez les Suns. Désormais, tous les regards, ou presque, sont tournés vers la postseason. La dernière fois que la franchise avait atteint un tel ratio de victoire (70%), c’était en 2007 ! Steve Nash était alors le leader offensif, et l’équipe finissait en demi-finales de conférence. Cette saison, les Suns peuvent évidemment espérer aller aussi loin. L’alchimie que dégage cette équipe est folle et, il faut bien l’admettre, fait du bien à la NBA. Pas de load management, pas de méga star trop bankable, et une vraie impression que c’est avant tout une famille. CP3 en parlait d’ailleurs : “Je suis reconnaissant d’avoir une équipe si incroyable autour de moi, qui me supporte comme personne. Monty Williams est plus qu’un ‘’player coach’’, il est de ma famille. On a vécu beaucoup de choses ensemble et cela reste rare de rencontrer des gens comme lui dans la vie de tous les jours.”

Si les choses en restaient là, Booker & co affronteraient une équipe issue du play-in, donc normalement plus abordable. À voir qui en sort, mais il est clair qu’affronter les Warriors ou même Dallas ne serait pas une partie de plaisir. Ce qui est sûr, c’est qu’on a enfin retrouvé la culture de la gagne à Phoenix. Et peu importe l’adversaire, l’objectif est clair pour les hommes de Williams : gagner, gagner, et encore gagner. Et qui de mieux que Devin himself pour en parler ?

Vrai bonheur, plein, entier, la qualification des Suns pour les playoffs ne satisfait pas que les fans de la franchise. Pour un suiveur assidu de la NBA, cela permet aussi de montrer que quoiqu’il arrive, la lumière revient un jour ou l’autre. De l’espoir, il y en a donc dans les cœurs de Detroit, Houston ou encore Sacramento. Mais pour l’heure, c’est bel et bien en Arizona qu’il fait le plus chaud. 

Crédit photo une : Getty Images

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