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Le jour où Bastia a humilié le grand PSG à Armand Cesari

Pascal-Pochard-Casabianca AFP

Et Paris tomba en terre corse. Le grand PSG de Zlatan humilié à Armand Cesari par les hommes de Ghislain Printant qui étaient dans une très mauvaise phase. Retour sur ce match qui restera à jamais gravé dans l’histoire du Sporting.

 

Début compliqué

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Une équipe comme le PSG à Furiani a fait du bruit, et le monde était au rendez-vous ce samedi 10 janvier 2015 à 17h. Malgré une mauvaise première partie de saison pour Bastia qui se situait à l’avant dernière place du championnat et avec des absences, les Turchini peuvent être coriaces à domicile et ça même contre une équipe du gabarit de Paris. Les hommes de Laurent Blanc n’ont d’ailleurs pas fait une première partie de saison très prometteuse. En effet, ils ne sont que 3e du championnat à ce moment-là et ont un effectif amoindri. Deux formations qui doivent à tout prix se relancer vont jouer les rôles de David et Goliath.

 

Jouer à Furiani est compliqué pour les équipes même pour le PSG. Pourtant 10 minutes après le coup d’envoi, c’est bien Paris qui ouvre le score, après une très belle ouverture de Yohan Cabaye pour Lucas qui lobe le gardien parisien, Aréola, prêté au Sporting. Le SCB a déjà un but à rattraper. Encore 10 minutes plus tard, Bastia n’apprend pas de ses erreurs défensives et rend le ballon au PSG devant sa surface pour offrir le premier but de la saison à Adrien Rabiot. A ce moment-là, tous les supporters se disent que Bastia va se faire noyer par le grand ogre parisien, ce qui serait logique au vu des différences énormes qui séparent les deux formations. Mais le Sporting va relever la tête malgré tout.

 

La résurrection des “Turchini”

MAXPPP

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Un fait de jeu va se dérouler, et il n’en faudra pas plus pour relancer un SCB aux abois. Suite à un centre dans la surface de réparation, le latéral droit néerlandais, Van Der Wiel, ne voit pas le ballon arriver (probablement masqué par la touffe énorme de David Luiz) et le percute de la main. L’arbitre n’hésite pas et désigne le point de penalty. A la 32e minute, Ryad Boudebouz transforme le penalty et redonne un petit espoir aux Turchini. On s’approche de la mi-temps et un corner est vite arrivé pour les hommes de Printant. Tiré par Boudebouz, le ballon est repris de la tête par François Modesto, fait 2 rebonds avant d’atterrir dans le petit filet gauche de “Douchez douché sur cette action” pour reprendre cette belle phrase de Jean Pruneta. Le tacle de Thiago Silva pour sortir le ballon ne changera rien. Le SCB égalise avant le retour aux vestiaires. C’est déjà la folie dans les tribunes, Bastia a égalisé le grand PSG de Zlatan. Mais les fervents supporters ne sont pas au bout de leurs surprises.

A lire : Bastia se reprend en main au terme d’un match fou

Le Show Palmieri

Pascal-Pochard-Casabianca AFP

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Le héros de cette soirée ne sera pas un attaquant, mais un latéral gauche du nom de Julian Palmieri. Au retour des vestiaires, nous avons fini sur un corner et nous allons reprendre sur un corner. Boudebouz s’en charge une nouvelle fois mais trouve la tête de Rabiot qui dégage le ballon. “Dommage”, pourrait-on se dire, “la prochaine sera la bonne”. Mais c’était sans compter sur le petit lion qui rodait hors de la surface en attendant l’occasion de sauter sur sa proie. Une fois à portée, Palmieri arme son mauvais pied (droit), et en première intention, lâche une reprise d’un autre monde. Le temps s’est arrêté, tout le monde ce jour-là est persuadé d’avoir vu cette magnifique reprise au ralenti. Tous les supporters étaient à la fois étonnés et persuadés que cette reprise exceptionnelle allait rentrer. Et ce fut le cas. Tremblement de terre en Corse, Bastia repasse devant le PSG avec ce but extra planétaire. Zlatan, la tête baissée, les mains sur les hanches, n’en revient pas. Palmieri vient d’égayer le peuple bastiais et va bientôt crucifier les hommes de Blanc.

 

Effectivement, puisqu’à la suite d’un centre du regretté Christopher Maboulou, Palmieri inscrit son deuxième but de la saison à la 89e minute et assure la victoire au Sporting (4-2). Il n’aura donc fallu que 5 tirs dont 4 cadrés pour faire tomber le PSG en terre corse. Palmieri, principal acteur de ce match, aura la chance de voir son but élu comme le plus beau de la saison.

 

Grâce à cette belle victoire le SCB se relancera et après avoir grimpé à la 14e place il terminera 12e du classement. Le PSG quant à lui, ne salira pas sa réputation et terminera leader du championnat.

 

Les compositions

 

Bastia – (5-3-2) – Ghislain Printant

 

Areola (GB) – Palmieri (LG) – Marange (DCG) – Modesto (DC) – Squillaci (DCD) – Cioni (LD) – Romaric (MDC) – Gillet (MCD) – Cahuzac (MCG) – Maboulou (BU) – Boudebouz (BU)

 

Paris – (4-3-3) – Laurent Blanc

 

Douchez (GB) – Maxwell (DG) – Luiz (DC) – Silva (DC) – Van Der Wiel (DD) – Cabaye (MDC) – Rabiot (MC) – Matuidi (MC) – Pastore (AG) – Ibrahimovic (BU) – Lucas (AD)

 

Paris battu, humilié et complètement dépassé par la détermination des hommes de Printant. Ce match, tout comme la reprise surpuissante de Palmieri, a été l’élément qui relança le Sporting dans la course au maintien. Néanmoins, et malgré le parcours extraordinaire du SCB en Coupe de la Ligue, Paris aura sa revanche (0-4) 3 mois plus tard en finale de cette même compétition.

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