Le top 100 des meilleurs cyclistes (du 60e au 51e)

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Crédit photo : TDW Sport
Ligue 1

Entre le Giro et le Tour de France, la rédaction cyclisme de WeSportFr a décidé de classer les 100 meilleurs cyclistes de la deuxième moitié du XXè siècle à nos jours. Place au classement de la 60e à la 51e place où il sera question de classiques, de sprint et d’années 2000.  

60e : Eddy Planckaert

On commence par un coureur assez paradoxal par ses résultats. Eddy Planckaert est coureur très adroit, il fait des Flandriennes ses courses favorites, y termine souvent placé sur les courses pavées de mars et d’avril, remportant 6 classiques dont 2 monuments (Le Tour des Flandres en 1988 et Paris-Roubaix en 1990) et un bon nombre semi-classiques. Le paradoxe s’évoque lorsque l’on regarde ses résultats sur les Grands Tours, attention superstitieux cela pourrait vous intéresser. Eddy Planckaert a participé à 13 grands tours pour autant de victoires d’étapes. C’est sur la Vuelta qu’il sera le plus victorieux avec 7 étapes en 5 participations. Pourtant sur les 13 grands tours auxquels ils prend le départ il n’en fini qu’un de chaque. Encore plus dingue, lui qui a participé à 7 Tours de France ne gagne que deux étapes, n’en fini qu’un seul.. avec le maillot vert sur les Champs-Elysées.

59e : Joaquim Rodriguez

On s’attaque sûrement déjà à l’un des plus grands puncheurs de l’histoire, pas maladroit non plus sur des grands cols. Purito de son nom est classé 3 années comme le meilleur coureur du monde (2010, 2012 et 2013) c’est vous dire le niveau du monsieur. Ajoutez à son palmarès 2 monuments (Lomarbie 2012 et 2013), une flèche Wallonne en 2012, 14 étapes dans les Grands Tours, 3 maillots distinctifs et 4 podium au général, dont un dans chaque grand Tour. En résumé pour Rodriguez, plus c’était dur, plus c’était facile.

58e : Jean Stablinski 

Photo : Courtesy Jacques Burremans

Premier français de cette partie de classement et pas des moindres. Jean Stablinski c’est une Vuelta en 1958, un maillot Arc-en-Ciel en 1962 et pas moins de 12 victoires d’étapes en grand Tour. Un beau palmarès auquel on ajoutera 3 classiques. Bref, c’est 103 victoires sur le circuit professionnel pour celui qui sera le capitaine de route d’un certain Jacques Anquetil mais surtout bien plus cité encore depuis 1967, date à laquelle il “découvre” la mythique Trouée d’Arenberg, lieu symbolique de Paris-Roubaix.

57e : Jan Raas

Décidément de monuments et de classiques il est question dans cet épisode. Jan Raas a tout simplement frôlé le grand Chelem. 4 des 5 monuments sont à porter à son actif, ne lui manquant “que” le Tour de Lombardie. Le Néerlandais s’est surtout construit un nom à domicile, lui le quintuple vainqueur de l’Amstel entre 1977 et 1982, ne laissant que l’édition 1981 à un autre… un certain Bernard Hinault. Jan Raas n’a participé qu’au Tour de France parmi les grands tours et avec brio puisqu’il y remportera 10 étapes en 8 participations et portera même la tunique jaune 4 jours en 1978.

56e : Robbie McEwen

Crédit photo : AP / Peter de Jong

Voilà donc notre premier coureur du jour qui n’a aucun monument à son actif. Excusé du peu, le sprinteur australien avait d’autres priorités dans les années 2000. Plus de 200 victoires professionnelles dont pas moins de 24 sur les Grands Tours (12 sur le Giro et autant sur le Tour), il n’aura pourtant jamais remporté une étape en 4 Vuelta, un comble pour celui qui aura remporté à 3 reprises le maillot Vert sur le Tour en 2002, 2004 et 2006 ainsi que porteur une journée du maillot jaune et du maillot rose respectivement en 2004 et 2005.

55e : Franco Bitossi

Un petit peu d’Italie dans notre article du jour s’imposait ! Franco Bitossi était un excellent grimpeur, vainqueur du Tour de Lombardie. Considéré par certains comme l’un des plus grands coureur transalpin, Bitossi s’est surtout fait connaître sur les routes de France. 8e du Tour 1968, il remporte le maillot rouge du classement par points ainsi que le maillot blanc du combiné. 25 étapes en grand Tour dont 21 sur le Giro, les 4 autres étant sur le Tour, c’est surtout lors d’un championnat du monde que Bitossi va être mis en avant. Lors des Mondiaux 1972 à Gap, il se fait reprendre sur la ligne par son compatriote Marino Basso et doit s’incliner. Cette défaite et sa combativité ont fait de lui un coureur très populaire en Italie.

54e : Thor Hushovd

Crédit photo : AFP / Mark Gunter

Déjà, lorsque l’on s’appelle Thor, on a évidemment toute notre place dans ce top 100 et même si Titi Adam l’a appelé Tour, Tor ou on ne sait quelle prononciation farfelue (comme celle de Dylan Groenewegen), Thor Hushovd est un très grand coureur. Le Norvégien va s’illustrer en France, d’abord par sa première équipe du Crédit Agricole mais aussi sur le Tour, dès 2005 où il remporte le maillot vert dans une grande lutte avec Stuart O’Grady et Robbie McEwen (encore lui). Le 14 fois vainqueur d’étape en Grand Tour va s’illustrer de nouveau en 2009 et 2010 cette fois-ci sous le maillot de la Cervélo. Un maillot vert encore arraché en 2009 face à la montée en fusion du Cav, l’Omloop Het Nieuwsblad la même année et puis la consécration du titre mondial en 2010. On aurait eu Thor de ne pas le mettre dans notre top 100

53e : Cadel Evans

Crédit photo : AFP

Encore un Australien. Dans la continuité de l’âge d’Or du cyclisme australien, Cadel Evans en sera sûrement l’un des plus mythiques. Dans le lancement des grimpeurs rouleurs que l’on connaît à l’époque, Cadel Evans est un coureur complet, en atteste son palmarès : une Flèche Wallonne en 2010, un titre mondial quelques mois plus tôt à Mendrisio et même le maillot rouge du classement par points du Giro 2010. Très régulier, le grimpeur australien montera sur le podium des 3 grands tours dont 3 fois sur celui du Tour de France, dont celui qu’il remporte en 2011 après une lutte formidable avec Andy Schleck et un certain Thomas Voeckler, venu faire vibrer tout un pays en ce mois de juillet 2011.

52e : Mark Cavendish

Crédit photo : Getty Images

On parlait de sa lutte avec Thor Hushovd en 2009 pour le maillot vert, Mark Cavendish est indissociable du Tour et de son maillot Vert. Le Cav lance sa grande carrière par 4 victoires sur le Tour 2008 et un monument en 2009 justement, remportant Milan – San Remo et s’affirmant alors à 24 ans comme le futur maître du sprint mondial. Mené par une équipe et un train HTC-Columbia, il glane de nouveau 6 étapes sur le Tour 2009. Au total c’est 48 victoires d’étapes sur les Grands Tours, rien que 30 sur le Tour avec en prime les classements par points de chaque Grand Tour. Malheureusement, ses chutes et son caractère bien trempé lui auront peut-être coûté cher dans sa carrière, lui qui est l’un des meilleurs sprinteurs de l’histoire incontestablement.

51e : Oscar Freire

Crédit photo : Reuteurs

Bouclons cet article par un dernier sprinteur des années 2000, luttant souvent avec Hushovd et Cavendish sur les routes du Tour. Si Oscar Freire a moins brillé que ses compagnons sur le Tour, il en a tout de même remporté le maillot Vert en 2008 ainsi que 4 étapes auxquelles il faut ajouter 7 étapes sur la Vuelta. C’est plutôt sur les courses d’un jour que Freire assurera son palmarès à commencer par les championnats du monde. Il est l’un des 5 coureurs à avoir été titré 3 fois (1999, 2001 et 2004). 3 est un chiffre qui lui va plutôt bien puisqu’il décroche également 3 monuments, 3 fois Milan – San Remo en 2004, 2007 et 2010. Ses soucis de santé auront marqué une carrière qui reste malgré tout incroyable.

Notre Top 100 continue lundi, le temps de vous laisser profiter de votre week-end avant d’entamer la première partie du classement les places 50 à 41. 

Retrouvez les places 100 à 61 et les modalités de notre classement ici :

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