Les 10 retraités de l’année: partie #1

Chaque année, de grands sportifs prennent une retraite bien méritée, après des années de bons et loyaux services. On n’a évidemment pas été épargné en 2018. Des retraités, il y en a eu beaucoup, nous en avons choisi dix, tous sports confondus, afin de revenir sur leur carrière et l’achèvement de celle-ci, que ce soit dans un relatif anonymat ou en grande pompe, comme ils le méritaient tous. Nous vous en dévoilerons deux par jour, aujourd’hui, de la F1 et du handball avec Fernando Alonso et Daniel Narcisse.

 

Crédit photo: McLaren

Fernando Alonso

Palmarès : Deux fois champion du monde de Formule 1 (2005 et 2006), 24h du Mans (2018)

On commence avec du très lourd. Le pilote espagnol était un vétéran de la F1 : 17 saisons, 312 Grands Prix disputés (2e derrière Barrichello et ses 326 GP),  32 remportés (ce qui fait de lui le 6e pilote le plus victorieux de l’Histoire derrière Schumacher, Hamilton, Vettel, Prost et Senna qui le devance de neuf unités.), et 1899 points marqués en carrière. Une longue histoire commencée en 2001 en Australie, et qui s’est donc achevée le 25 novembre dernier à Abou Dabi (EAU).
À 19 ans, le jeune espagnol fait en effet ses débuts dans l’équipe Minardi, après avoir été repéré par Flavio Briatore suite à ses performances en Formule 3000. Pour sa première course, au Grand Prix de Melbourne 2001, l’Espagnol se classe 12e, six places derrière un autre fameux pilote, le Finlandais Kimi Räikkönen, qui faisait lui aussi ses premiers pas. Deux ans plus tard, il devient le plus jeune vainqueur d’un Grand Prix (il a depuis été dépassé par Vettel en 2008, lui-même ratatiné par Verstappen en 2016) à 22 ans et 26 jours, en Hongrie. La gloire arrive finalement en 2005, avec son premier titre de champion du monde avec Renault, suivi d’un second l’année suivante, toujours avec l’écurie française. En 2007, il part chez McLaren, où il côtoie un jeune pilote qui monte, Lewis Hamilton. Malheureusement, les relations entre les deux hommes se rafraîchissent très rapidement, et ils deviennent rapidement davantage rivaux que coéquipiers. Une situation qui conduira l’écurie et le pilote espagnol à mettre fin à leur collaboration, seulement un an après l’arrivée d’Alonso, qui repart chez Renault, malgré sa 3e place au classement général (à égalité de points avec Hamilton). Le retour dans l’écurie de ses débuts n’est pas vraiment une réussite (5e, puis 9e, alors son pire classement en carrière) pour le natif d’Oviedo, et en 2010, il part pour Ferrari, où il devient vice-champion du monde dès sa première saison, puis à nouveau en 2012 et en 2013. En 2015, il retourne chez McLaren, une expérience très mitigée, puisqu’il peine à briller avec l’écurie anglo-allemande. En parallèle, il se lance un nouveau et ultime défi en 2017, celui de remporter la Triple Couronne et de rejoindre Graham Hill, le seul détenteur de ce record consistant à remporter le GP de Monaco, les 500 miles d’Indianopolis et les 24h du Mans. Une performance qui va animer sa fin de carrière, bien plus que la F1. S’il a définitivement dit adieu aux baquets, Alonso est toujours à la recherche du précieux titre américain pour réaliser son rêve, après un essai infructueux en 2017.

 

Crédit photo: Franck Fife / Getty images

Daniel Narcisse

Palmarès : Deux fois champion olympique (2008 et 2012), une médaille d’argent au JO de 2012, 4 fois champion du monde (2001, 2009, 2015 et 2017), 3 fois champion d’Europe (2006, 2010 et 2014), 2 fois vainqueur de la Ligue des champions (2010 et 2012), vainqueur de la Coupe du monde des clubs en 2011, trois fois champion d’Allemagne (2010, 2012 et 2013), trois Coupes d’Allemagne (2011, 2012 et 2013), cinq fois champion de France (2001, 2015, 2016, 2017 et 2018), trois Coupes de France (2014, 2015 et 2018), 3 Coupes de la Ligue (2002, 2017 et 2018), trois Trophées des champions (2014, 2015 et 2016), et meilleur handballeur de l’année 2012.

La salle des trophées parle d’elle-même, on n’a pas affaire à n’importe qui. On vous parle d’un joueur cadre d’une des meilleures équipes de sport collectif de tous les temps, l’équipe de France de handball. En vingt ans de carrière, le Réunionnais a tout raflé. Tout ce qu’il pouvait remporter, il l’a fait. Une moisson qui débute en 2001 avec Chambéry, où il est champion de France. Après un rapide passage en Allemagne, au VFL Gummersbach, il revient en Savoie en 2007. Mais Narcisse a faim de titres, lui qui collectionne alors surtout les distinctions individuelles (meilleur arrière gauche, meilleur joueur…). Il part donc pour Kiel en 2009, avec qui il remporte enfin la Ligue des champions, sept ans après son dernier titre (la Coupe de la ligue 2002). Après une année 2011 compliquée, marquée par une rupture des ligaments croisés, Narcisse revient revanchard en 2012. Il enlève la Supercoupe d’Allemagne, la Coupe du monde des clubs, le championnat d’Allemagne, la Coupe d’Allemagne et la Ligue des champions avec son club allemand, puis un titre de champion olympique avec les Experts. Six compétitions jouées, et les six remportées. Logiquement auréolé du titre d’handballeur de l’année, il rejoint le PSG en 2013. Quelques récompenses plus tard il annonce sa retraite sportive, un an après avoir quitté les Bleus. Des Bleus dont il aura donc été une des grandes figures, décisif par moment, et surtout leader, et avec qui il aura tout gagné, et plusieurs fois. « Air France » comme l’avait surnommé ses coéquipiers allemands restera comme une des légendes du sport français, il a maintenant pris des fonctions dans l’organigramme sportif du PSG.

 

C’est tout pour aujourd’hui. On a placé la barre très haut, mais il y a du tout aussi lourd demain, avec un footballeur africain champion d’Europe, et un basketteur français, cadre de l’équipe de France. 

 

Crédit photo de couverture: McLaren / LP/Icon Sport/Aude Alcover

A propos de l'auteur

Diplômé ESJ Paris, journaliste foot, passé par le Paris Normandie. L'important n'est pas d'avoir raison, mais de l'argumenter. Rabiot est surcôté

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