Les 10 retraités de l’année: partie #3

Chaque année, de grands sportifs prennent une retraite bien méritée après des années de bons et loyaux services. On n’a évidemment pas été épargné en 2018. Des retraités, il y en a eu beaucoup, nous en avons choisi dix, tous sports confondus, afin de revenir sur leur carrière et l’achèvement de celle-ci, que ce soit dans un relatif anonymat ou en grande pompe, comme ils le méritaient tous. Nous vous en dévoilons depuis mercredi deux par jour, aujourd’hui, Bryan Habana et Emil Svendsen. L’un a onze titres de champions du monde de plus que l’autre, mais les deux laisseront une trace durable derrière eux dans leurs sports respectifs.

Habana tout sourire au moment d’égaler Lomu pour la deuxième fois en 2015 (Crédit photo: Reuters)

Bryan Habana

Palmarès : 2 titres en Super 14 (2007 et 2009), 2 Currie Cup (2006 et 2009), 2 coupes d’Europe (2014 et 2015), un titre de Top 14 (2014), une coupe du Monde (2007), 2 fois vainqueurs des Tri-Nations (2007 et 2009), et meilleur joueur IRB en 2007

On vous parle du meilleur marqueur en coupe du Monde à égalité avec Jonah Lomu, avec 15 essais. Un joueur que la France a eu la chance de pouvoir admirer cinq saisons au RC Toulon de 2013 à 2018. Bryan Habana est considéré comme l’un des joueurs de rugby les plus rapides de l’histoire, et donc un des meilleurs ailiers de tous les temps. Sud-africain il débute sa carrière en Super 12 (qui deviendra ensuite le Super 14 l’année d’après) avec les Bulls de Pretoria en 2005. Compétition qu’il remporte une première fois en 2007. Déjà bien installé en équipe nationale, avec les Springboks, c’est donc tout naturellement qu’il s’envole pour la France pour y disputer la Coupe du monde 2007. Il inscrit quatre essais face au Samoa et deux face aux États-Unis en poule, puis deux encore face à l’Argentine en demi-finale, égalant le record de Jonah Lomu du nombre d’essais marqués sur une seule coupe du monde. Il s’en va ensuite battre l’Angleterre en finale au Stade de France et donner le titre de champion du monde à la Nation arc-en-ciel, le second après celui de 1995, à domicile. L’exercice 2007 s’achève logiquement pour Habana, avec le titre de meilleur joueur de l’année décerné par l’IRB.
Un second titre de Super 14 plus tard, il rejoint les Stormers en 2009. Après deux finales perdues, et une coupe du monde 2011 décevante, où il joue diminué, et où les Boks sont éliminés en quarts par les Australiens (9-11), il finit par revenir en France une seconde fois, au RC Toulon en 2013.

Habana aux côtés de Jake White son entraîneur, en 2007 (Crédit photo: Getty Images)

Dès sa première année il remporte la Coupe d’Europe et rejoint donc le cercle très fermé de ceux qui ont à la fois gagné la Coupe d’Europe, la Coupe du Monde et le Super rugby. Il enchaîne ensuite avec un titre en Top 14. Il participe activement à la troisième campagne européenne victorieuse de rang du RCT (sa deuxième), l’année d’après, avant de rejoindre l’Angleterre pour sa troisième coupe du Monde. Même si son pays est sorti aux portes de la finale par les futurs vainqueurs, les All Blacks (18-20), Habana inscrit cinq essais sur la compétition et devient le meilleur marqueur (à égalité avec Lomu encore une fois) avec 15 essais en trois éditions. Miné par les blessures, il joue de moins en moins, et finit par dire stop, en avril dernier, déçu de ne pas avoir pu choisir sa sortie.

Crédit photo: AFP

Emil Svendsen

Palmarès : 4 titres olympiques en 2010 et 2014, 12 titres de champion du monde entre 2008 et 2016, et 1 gros globe de cristal en 2010.

Peut-être pas le plus connu de nos dix retraités mais assurément le plus titré (désolé Daniel Narcisse…). Le Norvégien aura été le plus grand rival de Martin Fourcade pendant de nombreuses années, il avait par exemple empêché le Français de réaliser le triplé au JO de 2014 en le battant sur le fil à la mass-start. En tout il totalise 38 victoires en individuels en coupe du Monde. Il prend sa retraite en même temps que Marit Bjoergen et Ole Einar Bjoerndalen, deux légendes du sport norvégien, après les JO de Pyeongchang (Corée du Sud), où il aura accroché trois dernières médailles à son immense palmarès : une en bronze sur la mass-start et deux en argent sur le relai et le relai mixte

(les commentaires en norvégien font toute la différence)

C’est tout pour aujourd’hui, mais on revient demain avec deux nouveaux portraits, un argentin et un français, un basketteur et un tennis-man.

A propos de l'auteur

Diplômé ESJ Paris, journaliste foot, passé par le Paris Normandie. L'important n'est pas d'avoir raison, mais de l'argumenter. Rabiot est surcôté

Poster un commentaire

Sed venenatis, consequat. elit. nec suscipit risus