Les 10 retraités de l’année: partie #4

Chaque année, de grands sportifs prennent une retraite bien méritée après des années de bons et loyaux services. On n’a évidemment pas été épargné en 2018. Des retraités, il y en a eu beaucoup, nous en avons choisi dix, tous sports confondus, afin de revenir sur leur carrière et l’achèvement de celle-ci, que ce soit dans un relatif anonymat ou en grande pompe, comme ils le méritaient tous. Avant dernière fournée aujourd’hui avec Julien Benneteau et Manu GInobili.

Benneteau après sa victoire face à Cilic à Bercy en 2017 (Crédit photo: AFP)

Julien Benneteau
Palmarès: En double : Open de Moselle (2003 / Nicolas Mahut), GP de Tennis de Lyon (2006 / Arnaud Clément), Tennis Channel Open (2008 / Mickaël Llodra), Masters 1000 de Shangai (2009 / Joe-Wilfried Tsonga), GP de Tennis de Lyon (2009 / Nicolas Mahut), Open 13 (2010 / Mickaël Llodra), Masters 1000 de Monte-Carlo (2013 / Nenad Zimonjić), Citi Open (2013 / Nenad Zimonjić), Open 13 (2014 / Edouard Roger-Vasselin), Roland Garros (2014 / Edouard Roger-Vasselin), Open 13 (2017 / Nicolas Mahut), Moselle Open (2017 / Edouard Roger-Vasselin)

Après un vrai-faux départ l’année dernière, Benneteau a définitivement dit au revoir au tennis cette année. Une carrière marquée peut-être par ses larmes en 2017, lors de la finale gagnée par la France face à la Belgique. Le vétéran de 36 ans avait été écarté au dernier moment du groupe, l’empêchant de décrocher la première coupe Davis de sa carrière. Dix-sept ans marqués par des titres en double, davantage qu’en simple, malgré ses dix finales individuelles. Dix-sept saisons marquées aussi par une médaille olympique (c’est assez rare pour un tennisman pour être souligné). À Londres en 2012, Benneteau prend la place de Monfils au dernier moment, et embarque pour les Jeux. Associé à Richard Gasquet, il se défait des Indiens Mahesh Bhupathi – Rohan Bopanna (6-3, 6-4), puis des Serbes Nenad Zimonjić et Janko Tipsarević (6-4, 7-6) avant de perdre en demi-finale face à la paire américaine Bob et Mike Bryan (champion olympique devant l’autre double français, Tsonga-Llodra). Ils remporteront le bronze face aux Espagnols David Ferrer et Feliciano Lopez.

Benneteau (au premier plan) aux côtés de Gasquet, Tsonga et Llodra (de g. à dr.) lors des JO 2012 (Crédit photo: AFP)

Mais le vrai compagnon de double de Benneteau se nomme Edouard Roger-Vasselin, avec qui il va décrocher Roland Garros en 2014. Une première depuis la paire Noah-Leconte en 1984. Ce qui leur permettra de faire partie du Masters de double, dont ils sortiront en demi-finale, à nouveau face aux frères Bryan. C’est encore avec Vasselin qu’il va échouer en finale de Wimbledon en 2016, face à la redoutable paire Nicolas Mahut – P.H Herbert (4-6, 6-7, 3-6), dans une finale 100% bleu-blanc-rouge.
Benneteau annonce une première fois sa retraite en 2017, où il est invité au tournoi de Bercy, pour ce qui devait être un ultime adieu. Le Bressan se hisse en demi-finale, battu par Jack Sock (5-7, 2-6). Puis il se ravise, parle de longue tournée d’adieu en 2018 et annonce fin août qu’il arrête tout, définitivement. Mais il repart une ultime fois pour aider les Bleus. Il participe à la demi-finale de Coupe Davis face à l’Espagne (victoire 3-2), puis enchaîne les tournois pour se maintenir en forme en vue de la finale. Il ne fera finalement pas partie de la défaite française face à la Croatie (1-3) et raccroche définitivement (a priori) la raquette. En revanche, il prendra la suite de Noah à partir de 2019, à la tête de l’équipe de France de Fed cup.

 

L’argentin avec sa franchise en 2016 (Crédit photo: NBA)

Manu Ginobili
Palmarès : 1 Euroligue (2001), champion d’Italie (2001), 2 coupes d’Italie (2001 et 2002), 2 fois vainqueurs du championnat des Amériques (2001 et 2011), vice-champion du monde 2002, 4 fois champion NBA (2003, 2005, 2007, et 2014), champion olympique en 2004 à Athènes et médaille de bronze aux JO de Pékin en 2008.

L’Italo-argentin peut s’enorgueillir d’être considéré comme le plus gros « steal » de l’Histoire de la draft NBA. Choisi en 57e, soit l’avant-dernière position, par les Spurs en 1999, alors qu’il fera partie de l’équipe-type des championnats du monde 2002, juste avant de rejoindre la franchise texane, il montrera par la suite qu’il valait sûrement bien mieux que ça. Mais tout commence pour Ginobili dans son pays natal, l’Argentine, où il débute à La Rioja en 1995, avant de rejoindre Club Estudiantes, une saison plus tard. Il rejoint ensuite l’Italie en 1998, d’abord Viola Reggio de Calabre, puis le Kinder Bologne (aujourd’hui Virtus Bologne), où il connait ses premiers grands succès. Ginobili et ses coéquipiers réalisent le triplé Euroligue-coupe-championnat en 2001, avant que celui-ci ne parte vers les États-Unis et la NBA.

Ginobili laisse éclater sa joie après son deuxième titre en 2005 (Crédit photo: Layne Murdoch/ NBAE via Getty Images)

Direction donc San-Antonio, où il fera le reste de sa carrière. D’abord cantonné au rôle de remplaçant, ça ne l’empêche pas d’être sacré champion dès sa première année en 2003. L’année suivante, il emmène son pays à l’or olympique au JO d’Athènes (victoire 84-69 face à l’Italie en finale), le premier titre à échelle mondial pour l’Albiceleste depuis le championnat du monde de 1950. Il s’installe comme titulaire au Spurs à partir de 2005, et conquiert une deuxième bague de champion la même-année. Viendra un troisième titre, deux ans plus tard. Ginobili enchaine ensuite les (bonnes) saisons, et après avoir repoussé la quille à plusieurs reprises en resignant toujours un an supplémentaire, il quitte les parquets en août dernier, à 41 ans. Dans la foulée, San Antonio annonce que son numéro (le 20) sera retiré en mars prochain. Une retraite qui sera suivie de celles de deux autres légendes de la NBA, Dirk Nowitzki et Dwayne Wayde, qui vivent leur dernière saison cette année.

On finira le travail demain, avec les deux derniers portraits. Et on a du très très lourd, avec un champion du monde brésilien et un arrière français.

Crédit photo de couverture: Jed Jacobsohn/Getty Images ; Martin Richard/L’Equipe

A propos de l'auteur

Diplômé ESJ Paris, journaliste foot, passé par le Paris Normandie. L'important n'est pas d'avoir raison, mais de l'argumenter. Rabiot est surcôté

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