Moto GP

Les 30 Moments marquants de 2020 : le titre Moto GP de Joan Mir

Dans une année où la pandémie mondiale de Covid-19 a chamboulé les programmations sportives et autres évènements planétaires (J.O, Euro, …), chaque sport a dû s’adapter pour survivre. Si 2020 restera une année morose pour bien des personnes, les douze mois qui la composent furent tout de même riches en émotions pour tout fan de sport. Du passage de la NBA à Paris aux records de Lewis Hamilton, en passant par les prouesses de Tadej Pogačar ou le Final 8 de la Ligue des champions, la rédaction de We Sport revient pour vous sur les trente moments marquants de 2020. Aujourd’hui, retour sur le titre Moto GP de Joan Mir, remporté lors de l’avant-dernière course d’une saison bien particulière

Patient comme Mir

Génération Moto 3

Mir est devenu le premier pilote champion de Moto 3 à s’imposer ensuite en Moto GP. Présent dans la catégorie depuis 2016, il n’a cessé de progresser depuis. Il connaissait d’ailleurs bien Quartararo, avec qui il a été coéquipier en 2016 au sein du team Leopard, sur une KTM. Si cette discipline n’était pas du goût du Français, cela a en revanche bien plus plu au Majorquin. En 2017, malgré un changement de moto, son équipe passant sur une Honda, Mir remportait le titre avec 10 victoires en 18 courses, et accédait alors à la catégorie supérieure.

En Moto 2, au sein du team Marc VDS, sur une Kalex, il finissait à une honorable 6e place au championnat, avec 4 podiums à la clé. Son nom faisait de plus en plus de bruit, le Moto GP s’ouvrait alors enfin à lui. En 2019, il débarquait chez Suzuki par la grande porte, au sein du team officiel. Il était accompagné d’Alex Rins, arrivé deux ans auparavant, duo toujours en place actuellement.

Un début de saison poussif

Après la chute fatale à la saison de Marc Márquez lors du premier Grand Prix, l’ensemble des cartes étaient rebattues. Dans le même temps, Quartararo s’adjugeait les deux premières victoires de la saison à Jérez. On pensait alors le Français capable de tout, même de lutter pour le titre. Quant à Mir, personne ne le calculait vraiment. En début d’année, aucun des cadors de Moto GP ne le voyait finir au sein du top 5, c’est dire ! Pour autant, cela paraissait logique. La Suzuki n’avait jamais été une moto incroyable depuis son dernier sacre en 2000, avec Kenny Roberts Jr. à son guidon. C’était encore la catégorie 500 cm3 à l’époque, un autre monde. Márquez, après avoir déclaré forfait pour la saison entière, voyait bien plus une Yamaha triompher, celle de Fabio. Les dynamiques en début de saison confirmaient ses dires.

Après trois courses seulement, Quartararo possédait 48 points d’avance sur Mir, toujours sans victoire. Le Français s’était déjà imposé deux fois à Jérez, se positionnant comme héritier légitime au trône délaissé par Márquez. Le pilote Suzuki n’a lui marqué les points que d’une 5e place, chutant à deux reprises. Mais Mir est un pilote discret, et a remonté un à un ses adversaires. Grâce à une Suzuki très en forme (en témoignent les performances également remarquées de Rins), le champion de Moto 3 2017 a pu grappiller des places. Il se retrouvait même, à la faveur d’une régularité incroyable, leader du Championnat sans la moindre victoire à l’issue du GP de Teruel. Il battait notamment les Morbidelli, Rins, Oliveira, Binder ou autre Viñales, pourtant déjà vainqueurs cette saison.

Une victoire salvatrice

Point d’orgue, ou presque, de sa saison, sa victoire le 8 novembre dernier sur le circuit de Valence. Lors du GP d’Europe, le pilote Suzuki décrochait enfin une victoire qu’il attendait tant, confirmant qu’il était bien le plus proche du sacre. C’est d’ailleurs sur ce même tracé, le week-end d’après, que Mir remporta son premier titre en catégorie reine, un an seulement après y avoir accédé. Seulement 7e du GP, remporté par Morbidelli, Mir pouvait enfin laisser exploser sa joie à l’arrivée. À 23 ans seulement, l’Espagnol devenait le premier pilote Suzuki à devenir champion du Monde sous l’ère Moto GP. Avec seulement une victoire au compteur, il n’est peut-être pas celui qui en a remporté le plus (Morbidelli et Quartararo en ont 3, Oliveira 2), mais il a su faire preuve d’une incroyable régularité. En 14 courses, il est monté sur 7 podiums : 3 fois sur la seconde marche et 3 fois sur la troisième marche en plus de sa victoire.

Son titre en chiffres

  • Mir l’a emporté dès sa seconde année en catégorie reine, comme Rossi avant lui. Márquez a lui fait mieux, s’imposant pour sa première année.
  • Il est le 4e pilote sacré champion du Monde, après Crivillé, Lorenzo et Márquez.
  • À 23 ans et 75 jours, il est le 7e pilote le plus jeune à l’emporter en Moto GP.
  • Il est le premier pilote de l’histoire à être sacré avec seulement 1 victoire, et le premier également à n’avoir totalisé aucune pole position.
  • Suzuki ne remporte pas la triple couronne, puisque Ducati, grâce aux bons résultats de Pramac, remporte le titre constructeur. Le team Suzuki Ecstar remporte tout de même le titre écurie.

Dans un championnat très disputé “grâce” à la chute en tout début de saison de Marc Márquez, c’est donc un nouvel espagnol qui s’est imposé à la fin. En revanche, fini la sur-domination de Honda, puisque c’est un pilote Suzuki qui a triomphé. Un titre amplement mérité au vu de sa saison tout simplement brillante ! Joan Mir a donné un nouveau souffle à la Moto GP, 3 ans après son titre en Moto 3. 

Crédits photo Une : Presse Sports / Reuters

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