Les 30 moments qui ont fait 2018: à la fin, ce sont les Warriors qui gagnent

0
CLEVELAND, OH - JUNE 08: Stephen Curry #30 of the Golden State Warriors celebrates with the Larry O'Brien Trophy after defeating the Cleveland Cavaliers in Game Four of the 2018 NBA Finals at Quicken Loans Arena on June 8, 2018 in Cleveland, Ohio. NOTE TO USER: User expressly acknowledges and agrees that, by downloading and or using this photograph, User is consenting to the terms and conditions of the Getty Images License Agreement. (Photo by Jason Miller/Getty Images) ORG XMIT: 775170288 ORIG FILE ID: 970196798
Ligue 1



Des cris de joie ou de rage. Nos larmes de bonheur ou de tristesse. Des heures passées devant des matchs. C’est ça le sport. La rédaction de WeSportFr revient pour vous sur les 30 événements sportifs qui ont fait l’année 2018. A consommer avec deux étoiles dans les yeux (et sur le maillot). Place aujourd’hui au récital livré par les Golden State Warriors, champions NBA 2017 et qui ont conservé leur couronne en 2018, sans réellement être inquiétés. La dynastie est en marche. 

Ils l’ont fait. Oui ils étaient les grands favoris à leur propre succession. Oui, leur team All-Star n’a pas d’équivalent au sein de la ligue et se présente, peut-être, comme la meilleure équipe de tous les temps. Oui, l’apport de Kevin Durant est indéniable et déjà sans lui cette équipe dominait. Logique qu’elle le fasse encore plus depuis son arrivée. Mais tout de même. Conserver son titre n’est pas anodin. Les derniers à l’avoir réalisé sont le Heat et son big three (James-Wade-Bosh), et les Lakers du duo Bryant-Gasol. Mieux, avec 3 sacres et une finale lors des 4 dernières campagnes, la dynastie Warriors, sans doute loin d’être terminée, s’accentue. La bande à Steve Kerr rejoint des mythes comme les Lakers du début du siècle, ou encore les Bulls du grand Jordan. Bien que ces franchises aient remporté le titre 3 années consécutives, les Warriors dernier cru s’inscrivent dans cette lignée. Sans un LeBron James démentiel en 2016, ils auraient réalisé un quadruplé qui n’aurait pas été usurpé. Car l’impression dégagée par cette équipe est quelque chose de rarement vu. Alors, meilleur que les Bulls de la fin du XXème siècle ces Warriors ? Nous ne nous prononcerons pas sur la question, sans doute subjective. En tout cas, à l’heure actuelle, les Californiens dominent de la tête et des épaules la NBA. Et l’ont encore prouvé en 2018.

Une saison régulière gérée de main de maître

Steve Kerr a (très) bien retenu la leçon. Saison 2015/2016 : ses Warriors roulent sur la ligue, et font tomber l’un des records les plus impressionnants de la NBA. Fini le 72/10 des Bulls de Jordan, Golden State remporte 73 victoires ! Le problème, c’est que pour aller chercher autant de succès, les pensionnaires de l’Oracle Arena ont dépensé beaucoup d’énergie. Sans doute trop. Steph Curry, MVP cette année là, termine à plus de 30pts de moyenne (30.1) et porte son équipe. Draymond Green, en course pour le titre de défenseur de l’année, se déploit de toute part pour garder la raquette des siens. Klay Thompson enchaîne les matchs et les paniers à 3points, mais joue beaucoup. Résultats, les Warriors marchent sur la ligue, mais arrivent fatigués en playoffs. La finale de conférence contre OKC est une véritable épreuve, et la finale, perdue 4-3 après avoir mené 3-1, reste une douloureux souvenir pour les fans. Kerr n’a pas oublié et fonctionne de façon différente. Ses joueurs sont parmi les meilleurs de la ligue, son équipe est sans doute la plus forte. Laisser filer quelques rencontres de saison régulière n’a que peu d’importance. Quitte à ne pas terminer premier de la conférence. Les siens peuvent s’imposer n’importe où, n’importe quand. La saison 2016-2017 a bien mis cela en valeur. Portland, Utah et les Spurs ont été sweepés dans les grandes largeurs et les Cavs, bien inférieurs, ont tout de même sauvé l’honneur, mais s’inclinent 4-1. Avec 24 défaites en 2017-2018, Golden State s’est même permis le luxe de laisser les Rockets terminer en tête. Tout en s’assurant tout de même l’avantage du terrain, au moins jusqu’en finale de conférence et l’affrontement tant attendu avec Houston. Surtout, Kerr a pu gérer son effectif, notamment en fin de saison, et intégrer au maximum des jeunes, comme Jordan Bell ou Quin Cook, qui s’est révélé en cette fin de saison. Cela s’est ressenti, puisque les champions en titre ont terminé avec 10 défaites sur les 20 derniers matchs, dont 5 à la maison. Mais l’essentiel est préservé : Curry, Durant and co arrivent frais grâce à la gestion de leur coach, contraint par les blessures et qui a donc géré les temps de jeu et les bobos de chacun (Curry a manqué 30 matchs, KD 14, Green 12). Un mal pour un bien, sans aucun doute. Place aux playoffs afin de conserver le titre dûment acquis la saison précédente.


Houston comme seul adverse

Personne n’aura été capable de mettre en difficulté les Warriors. Personne à part les Rockets. Et sans la blessure de Chris Paul, personne ne sait ce qu’il serait advenu de ce game 7 au Toyota Center. Néanmoins, Golden State a suivi la logique des choses, balayant tour à tour des Spurs en perdition, puis de valeureux Pélicans, emmenés par Anthony Davis. Un match laissé à chacune de ses équipes, pour l’honneur, pour éviter l’humiliation suprême. Arriva alors l’affrontement tant attendu. Et dès le premier match, sous l’impulsion d’un KD impressionnant (37 et 38pts lors des deux premiers matchs à Houston), les Warriors reprirent l’avantage du terrain. A l’Oracle, les jaunes et bleus ne tremblent pas et infligent même une fessé aux Texans : 126-85 ! On se dit alors que les Rockets ne se relèveront jamais de cet affront, cette humiliation, et que le dénouement est proche. Mais les hommes de Mike D’Antoni ont alors resserré les visses défensivement pour proposer un tout autre basket et mettre en difficulté les champions en titre : MBah A Moute, Tucker et Ariza sont alors devenus les hommes de bases pour limiter le rendement de Durant, Thompson and co. Et cela fonctionne. Incapables de trouver des solutions, les Californiens s’inclinent 92-95 chez eux puis 94-98 lors du game 5 au Toyota Center. Houston est alors à une victoire de faire tomber le grand favori. Malheureusement, Chris Paul se blesse lors de cette fin de match et ne rejouera pas de la série. Personne ne le sait encore, mais cette blessure sera irréversible pour les Rockets. Après avoir laissé “volontairement” filer le match 6 à Oakland, les Rockets se donnent le droit de terminer le travail à la maison. Malheureusement pour eux, sans CP3, la tâche est trop compliquée. Portés par un duo Durant (34pts, 5rbds, 5asts) – Curry (27pts, 9bds, 10asts), les Warriors s’imposent dans le Texas et se qualifient, dans la douleur, pour leur 4ème finale consécutive.

Une finale en apothéose

De finale il n’y a pas eu. Après avoir facilement remporté les deux premiers matchs à domicile malgré un énorme LeBron James (51pts lors du game 1), The Bay se déplace confiant dans l’Ohio. Et malheureusement, seul le King est de nouveau au niveau. Difficile de lutter contre la team All-Star de San Francisco. Et ce qui devait déjà arriver la saison précédente arriva. Les Warriors s’imposent deux fois à la Quicken Loans Arena, sweepant les Cavs et remportant un deuxième titre consécutif, un troisième en quatre ans.110-102 lors du game 3 et 43pts, 13rbds, 7asts pour le seul Kevin Durant. Assommés, abasourdis, les Cavs ont rendu les armes, le dernier match n’étant qu’une démonstration. 108-85, dont 37 pour Curry. KD, en retrait au scoring, a tout de même validé un triple-double de grande classe (20pts, 12rbds, 10asts). Ce dernier, de nouveau impressionnant tout au long de cette série, est élu MVP des finales, comme la saison précédente.

Des All-Stars au rendez-vous

Même en gérant le temps de jeu de ses joueurs, Steve Kerr n’en a pas diminué leur rendement. Preuve en est, Kevin Durant a terminé la saison dans la first NBA Team, Steph Curry dans la 3ème. Draymond Green a lui été nommé dans la seconde team défensive, comme à son habitude. Le quatuor magique Curry-Thompson-Durant-Green a été All-Star, où le double MVP avait été élu capitaine d’équipe, au sein de la réforme du match des étoiles. Son “splah brother” avait lui participé au concours à 3pts. Bref, les Warriors étaient au rendez-vous, malgré les nombreuses absences. 26.4pts de moyenne pour Curry et Durant, un Green toujours aussi gueulard que dissuasif. Une équipe de grande classe.

Personne n’aura été capable de déjouer les pronostics. En gestion durant la saison régulière, serein puis au bord du précipice durant les playoffs à l’Ouest, les Warriors s’en sont sortis, non sans mal. Fort de cette expérience fédératrice, après avoir bien retenu la leçon, Golden State n’a laissé aucune chance à Cleveland, conservant ainsi le trophée O’Brien, remporté pour la 3ème fois sur les 4 dernières saisons. Tout simplement impressionnant. La dynastique continue. Et rien ne dit qu’elle ne va pas perdurer.

 



Sport en directMercato Football

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here