Les 30 moments qui ont fait 2018 : Daniel Bryan, la renaissance du Dragon.

Des cris de joie ou de rage. Nos larmes de bonheur ou de tristesse. Des heures passées devant des matchs. C’est ça le sport. La rédaction de WeSport FR revient pour vous sur les 30 événements sportifs qui ont fait l’année 2018. Aujourd’hui, notre numéro est consacré au retour épique de Daniel Bryan.

« Je suis reconnaissant. »

Remontons le temps, il y a deux ans et demi. Un soir froid de février à Seattle, le huit exactement. Le monde du catch a appris la terrible nouvelle : Daniel Bryan n’est plus apte à fouler un ring de catch, un séisme sans précédent. Ce sont dix commotions cérébrales qui ont eu raison de l’American Dragon, l’obligeant à se retirer des rings sous peine de complications comme une paralysie voire la mort.

Le même soir, lors de WWE Monday Night RAW que Bryan Danielson annonce devant une foule de 10 000 personnes sa retraite. Une foule aussi fière qu’émue face à un génie du ring, celui qu’on ne croyait capable de rien dû à un physique qui ne rentrait pas dans les standards. L’histoire d’un petit homme d’un mètre soixante-treize qui pendant seize ans à montré au monde de quoi il était capable, de ce qu’il valait et surtout prouver que le physique n’est qu’un détail.

The triumph of Daniel Bryan, WrestleMania 30

Le triomphe de Daniel Bryan, WrestleMania XXX.

« Reconnaissant. Je suis très reconnaissant. Je suis reconnaissant parce que le catch ne me doit rien, ni personne ici, on ne nous doit rien. La WWE ne nous doit rien, personne. […] vous m’avez soutenu d’une façon que je n’aurais jamais cru possible. ». Ce sont les mots de Daniel Bryan au public de Seattle. Ce n’est pas le lutteur qui parle mais l’homme, ce n’est juste qu’un homme triste et heureux à la fois qui parle avec le cœur. Reconnaissant envers les fans qui contre vents et marées ont toujours cru en lui. « Vous m’avez supporté d’une façon qui m’a fait sentir que j’étais bien plus que ce que j’étais, et pour ça je suis reconnaissant », une très belle leçon d’humilité.

Il remercie la foule pour avoir donné à son père, Donald, l’un des meilleurs derniers moments de sa vie, ce sont ces mots : « Mais ce n’est pas ce pourquoi je suis reconnaissant. Mon père était assis là bas. […] Et, mon père a vu ça. Son fils obtenir ce type de réactions de votre part à tous… Et c’était la dernière fois que mon père a pu me voir catcher, et vous avez rendu ce moment important pour lui, pour moi et pour toute ma famille.». Vous aussi vous avez un cil dans l’œil ?

C’est ainsi que devait s’achever la carrière de Daniel Bryan, sur une promo aussi belle que fût sa carrière, une promo faite de sourires et de larmes. Un rêve brisé. Ce rêve brisé qui deux ans plus tard renaîtra tel un phénix qui renaît de ses cendres…

« Bats-toi pour tes rêves, et si tu te bats pour tes rêves, tes rêves se battront pour toi !»

C’était il y a neuf mois maintenant, le 20 mars dernier, un nouveau séisme frappait le monde de la lutte : Daniel Bryan a enfin reçu le feu-vert tant attendu par le monde entier, il peut de nouveau remonter sur un ring de catch, enfin.

Antoine de Saint-Exupéry disait : «  Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité. », cette citation colle parfaitement à la peau de cet homme, Bryan Danielson, parti de nulle part pour arriver au sommet et même au dessus du sommet, il a atteint les étoiles. En croyant toujours à ses rêves, tout est possible.

Dans son autobiographie  « YES! : My Improbable Journey to the Main Event of WrestleMania »  paru en 2015, il révèle que la WWE (à l’époque WWF) songeait à le garder dans ses rangs pour le faire début au Royal Rumble 2001 dans le match éponyme et d’ensuite l’élever comme la figure de proue de la division Cruiserweight, comme elle l’a était à la défunte WCW. Malheureusement rien de cela n’arrivera, malgré les réclamations de son entraîneur William Regal, qui par ailleurs, est celui qui a trouvé le nom « Daniel Bryan » quand celui-ci est revenu à la WWE en 2010.

Après ses petites piges à la WWF-E, Bryan se fera connaître comme le « Père Fondateur » de la Ring of Honor de 2002 à 2004, l’un de ses musts-see est sans doute le main-event du tout premier show ROH, The Era Of Honor Begins où il était opposé à Low Ki et Christopher Daniels, un combat adoubé par toute la planète catch, même plus de seize ans après. S’ensuivent aussi ses classiques face à Nigel McGuinness ou Homicide, sans oublier son chef-d’oeuvre face à KENTA en 2006. La bonne époque selon certains ou une partie de l’histoire qui complète celle d’une légende pour d’autres.

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CM Punk vs Bryan Danielson, premières rencontres avant de se retrouver bien des années plus tard…

Fermons cette parenthèse nostalgie. Revenons à cette promo où Daniel Bryan nous enseigne la vie, comme : « Chaque chose difficile semble impossible jusqu’à ce qu’elle devienne réelle », éternel rêveur qu’il a toujours été, il incite tout le monde au rêve de l’accomplir comme lui l’a fait, et remercie comme toujours chaque personne présente dans la salle ou devant son téléviseur, si l’humilité devrait avoir un visage, ça serait celui de l’American Dragon.

 

Daniel Bryan, c’est aussi un homme et lutteur respecté et très apprécié de ses pairs, comme en témoigne cette citation de son confrère Seth Rollins.

« Il n’a jamais été question d’argent, de s’enrichir ou de devenir une vedette de cinéma avec lui. Il a toujours été question de la lutte. »

Bret « The Hitman » Hart voit à travers Daniel Bryan son défunt frère cadet Owen.

« Il me rappelle Owen, un gamin tranquille qui a beaucoup de talent. J’aime sa façon de lutter, il fait comme Owen faisait. »

L’un de ses meilleurs ennemis à l’écran, Triple H se rappelle de la joie qui se lisait dans les yeux de Bryan lorsqu’il celui-ci eut l’opportunité de lutter à nouveau.

« Je suis extatique pour Daniel, le connaissant en tant qu’être humain, de le voir avoir cette opportunité à nouveau, de voir la passion dont il fait cela et de savoir ce que cela signifie pour lui, c’est incroyable. »

 

Bryan Danieslon est sans doute l’un des meilleurs underdogs de l’Histoire de notre discipline, son ascension vers le sommet de la WWE en 2014 est et restera l’un des meilleurs moments de l’Histoire du catch américain. Défiant tout standard, il a prouvé malgré sa petite taille qu’il était vraiment par sa technicité et son sang-froid dans le ring. Nous n’avons plus qu’à lui souhaiter de toujours poursuivre ses rêves avec la même passion, le catch c’est bien plus que deux athlètes qui s’affrontent pour savoir qui est le plus fort, il y a des valeurs et des sentiments, et c’est sans doute l’une des meilleures choses au monde. Soyez fiers d’être fans de catch.

 

 

 

 

 

 

 

A propos de l'auteur

Huit ans de passion pour des combats d'hommes en slips parfois fluo. Une passion inébranlable.

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