Les 30 moments qui ont fait 2018 : le départ d’Iniesta du FC Barcelone

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Ligue 1

Des cris de joie ou de rage. Nos larmes de bonheur ou de tristesse. Des heures passées devant des matchs. C’est ça le sport. La rédaction de WeSportFr revient pour vous sur les 30 événements sportifs qui ont fait l’année 2018. A consommer avec deux étoiles dans les yeux (et sur le maillot). Aujourd’hui, le départ d’Andrès Iniesta du FC Barcelone !

Toute sa carrière, Andrès Iniesta s’est fait une certaine idée du football.



Like Glue

Dans le geste, d’abord. Sa façon de mener la gonfle balle au pied, pas comme collée à la glue comme Leo Messi, mais plutôt comme guidée par télépathie. Toujours la tête levée, et quelle tête !

Dans la tête, ensuite, donc. Sa manière de ne faire, presque toujours, que les bons choix. La bonne passe, le bon dribble, le bon geste, à la bonne personne, devant le bon adversaire, dans la bonne zone. Là aussi, comme par télépathie, ou avec prescience. L’intelligence, surtout, d’avoir accepté de se mettre au service de la star bigger than life qu’il ne serait jamais. Car le bonhomme fuit la lumière dont il rayonne et la laisse à ceux qui la reflètent mieux et plus loin. Pas – seulement, par don de soi, mais parce que c’est comme ça qu’il sait pouvoir gagner.

Renommée, renommée… Qui es-tu, renommée ?

Longtemps, on s’était dit qu’il n’y avait qu’au FC Barcelone, et en équipe d’Espagne, que ce talent pourrait s’exprimer. Que l’attachement au club et au pays serait plus fort que son amour pour le sport et pour le jeu. Mais, s’il n’a pas cédé aux sirènes sonnantes et trébuchantes de son compère Xavi, il est allé mettre son talent au service d’autres. Dans des contrées pas étrangères au charme du foot, mais dans lesquelles un talent de la trempe du garçon n’avait jamais mis les crampons.

Annoncé depuis le printemps, le départ d’Andrès Iniesta, finalement pour le Japon, du FC Barcelone, n’en a pas moins été une nouvelle secousse tellurique. Avec ce qu’elle entraine de dégâts. Comme des morceaux d’un monument qui tomberaient ; celui qui avait déjà été effrité par les tremblements de terre Hernandez et Guardiola. Car, plus qu’une perte sportive, ou une nostalgie, c’est surtout le sentiment d’un deuil patrimonial qui s’est rappelé aux mémoires catalanes. Et, peut-être, la conscience de ce qui ne sera plus jamais : la domination nationale et européenne, le phare qu’a constitué le jeu du FC Barcelone durant la décennie. Ce même sentiment qui s’était emparé du peuple blaugrana quand Cruyff a quitté le club, par deux fois. Andrès Iniesta n’a pas l’aura de l’avant-gardiste batave, mais il en avait les faveurs.

L’enfer d’un musée

Il n’est, du reste, pas le seul. C’est la planète foot entière qui a ressenti ce pincement au cœur quand Don Andrès a annoncé que la saison 2017-2018 serait sa dernière à Barcelone, et la Coupe du Monde son gala d’adieu avec la Roja. Comme un chef d’œuvre qu’on range dans l’enfer d’un musée. Car le bonhomme faisait l’unanimité sur son nom : son jeu, sa classe, son intelligence, sa bienveillance. Aucun autre joueur, à part peut-être son ancien binôme Xavi, n’a d’ailleurs fait autant l’unanimité outre-Pyrénées.

Andrès Iniesta laissera donc, dans l’histoire du FC Barcelone, 9 titres de champion d’Espagne, 6 Coupes du Roi, 4 Ligues des Champions, et, avec l’Espagne, 2 Euros et 1 Coupe du Monde.

Aucun Ballon d’Or ne viendra récompenser cette carrière XXL : Luka Modric s’est chargé, non sans classe, de lui dédier le sien, ainsi qu’à Xavi et Sneijder.




Crédit photo : rtl.info

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