Les 30 moments qui ont marqué l’année [29/30] : Alaphilippe rois des pois

Dans un mois de juillet ou France rime avec excellence. Un jeune cycliste de 26 ans est devenu le chouchou du peloton aux yeux des français. Son nom ? Julian Alaphilippe. Son épopée sur les routes de France cet été sont parmi nos 30 moments qui ont marqué l’année.

Le contexte

Un début de saison plutôt mitigé, une 19ème place un peu décevante sur Paris-Nice, Julian est plutôt dans une phase de préparation à ses nombreux objectifs de la saison. Le saint-amandois vise un triple objectif : Flèche Wallonne – Gagner une étape sur le Tour – Maillot arc-en-ciel à Innsbruck. Pour le premier, c’est chose très bien faite. Il remporte sa première classique le 18 avril, excluant Alejandro Valverde d’un trône, dont seul le français était destiné à prendre la succession. Sa grande forme ne s’arrête pas là, car avant d’arriver sur le Tour. Julian nous gratifie d’une belle victoire sur la quatrième étape du Dauphiné. Grande saison déjà alors que le meilleur est à venir.

Chouchou des français

Mardi 17 juillet. 3 mois seulement après sa première classique, Alaphilippe passe un autre cap, plus immense encore que celui passé trois mois plutôt. Une étape que le multitâche français a coché. Annecy – Le Grand Bornand, et son arrivée en descente. Mais dans la course, Julian commence d’abord par viser les points du meilleur grimpeur, passant en tête lors de 4 des 5 cols proposés. Dans le col de Romme, Julian va sans le savoir, écrire son histoire, et va entrer un grand coup dans le coeur des gens. Dans une montée où Taaramae et Barguil, son principal concurrent au maillot à pois puisque tenant du titre ont attaqué Julian tente un coup à contre-temps, à ce moment là, seul David Gaudu le suit. Déchainé, le berrichon déposé son compatriote et reviens sur Taraamae qui deux kilomètres plus loin ne peut que s’incliner devant la démonstration d’un champion né. Champion qui dans l’euphorie d’un titre mondial l’avant veille, va devenir héros de tout un pays. Sa quête du maillot blanc à pois rouge lancée, Julian sera presque dans tous les bons coups ou presque, presque car oui le bémol de l’étape ratée à Mende enlève la perfection d’un Tour réussi. Et pour couronner le tour, 7 jours plus tard, il remettra ça avec cette fois le maillot à pois sur le dos, malgré la chute de Philippe Gilbert à cause d’un parapet devenu fameux grâce à Alexandre Pasteur. Julian est devenu grand, et cela lui a enlevé un poids mais pas ceux qui sont sur son maillot ramené aux Champs.

Rattrapé par la réalité

Julian qui vivait une saison de rêve, lorsque les mondiaux d’Innsbruck sont arrivé. Pression médiatique, grand favori, jour sans. Le français aura vécu un cauchemar lorsque dans la montée finale, emmené par un duo Bardet-Pinot, le trio s’envole et fait craquer tout le monde ou presque avait de craquer lui-même. Pinot, auteur d’un championnat exceptionnel paie ses efforts et puis… le drame, pris de crampes, Julian ne peut répondre aux attaques et glisse à la 9ème place. Frustrant, mais une si belle leçon de ce qui lui reste comme marge de progression. 2019, Julian n’a pas fini de devenir un champion, notre champion !

A propos de l'auteur

Le sport est la seule et unique chose qui me procure autant d'émotion que l'amour, sûrement parce que je suis amoureux du sport. Parfois il me le rend bien.

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