Les innovations créées par la F1 pour les voitures de tourisme, Partie 3

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En cette période post-confinement et à 32 jours du premier Grand Prix, la rédaction Formule 1 We Sport vous propose une série sur les innovations créées en F1 pour les voitures de tourisme. Aujourd’hui, on continue avec la partie assistance (ABS et antipatinage). 

ABS 

L’ABS, qu’est-ce que c’est? 

L’ABS (ou Antiblockiersystem en allemand, qu’on peut traduire en Système antiblocage ou plus couramment appelé : anti blocage des roues) est un système permettant au véhicule lors d’une phase de freinage d’éviter de bloquer ses roues. En effet, lors d’un freinage violent (ou d’urgence), les véhicules non-équipés de l’ABS ont les roues de bloquées et la voiture ne peut pas tourner. Dans le cas inverse, si la voiture est équipée de l’ABS, ce dernier va débloquer automatiquement, via un capteur, les roues de la voiture permettant à cette dernière de pouvoir changer de direction lorsque l’obstacle fait face.

L’effet de l’ABS marche ainsi : sur chaque roue, un capteur calcule la vitesse de rotation des roues. Lorsque cette dernière est nulle, le capteur va envoyer un signal au calculateur. Ce dernier va décroître la pression du liquide de freins et ainsi pouvoir permettre à la voiture de prendre la direction voulue.

L’ABS en Formule 1

En 1961, une monoplace britannique baptisée la Ferguson P99 fait son apparition via deux système novateurs : les quatre roues motrices et surtout par trois lettres : l’ABS. Cette voiture, était à l’époque, l’une des attractions du paddock. Engagée pour la première fois lors du British Empire Trophée, elle participe ensuite au Grand Prix de Grande-Bretagne avec au volant, un certain Stirling Moss. Elle sera disqualifiée par la suite en raison d’une assistance reçue aux stands. Cette monoplace connaîtra deux moments de gloire : le premier sur l’International Gold Cup 1961 où elle remporte la course. Puis la seconde lorsque Sir Stirling Moss déclarera que cette voiture est la meilleure voiture qu’il a conduit. Pour rappel, il a conduit la Vanwall, la Maserati 250F, la Cooper T51 mais surtout la Mercedes W196. Cependant, ce système est interdit depuis 1994.

L’antipatinage, qu’est-ce que c’est? 

L’antipatinage est un système permettant de limiter la perte d’adhésion d’une voiture ou des roues motrices du véhicule. Afin d’être le plus précis possible, la Ferrari LaFerrari et la McLaren P1 offrent 6 positions d’antipatinage.

L’antipatinage en Formule 1 

Introduit en 1993 par la plupart des écuries de l’époque (sauf Sauber), ce système fera beaucoup parler et sera interdit en 1994 mais introduit à nouveau en 2001 avant de disparaître définitivement en 2003.

Cette technologie continue de faire parler et voici deux déclarations. La première de Lewis Hamilton (en 2007) et Christian Horner (en 2013) :

“Je préfère grandement la voiture sans antipatinage. Pour être honnête, je me sens plus à l’aise sans le contrôle de la traction. Cette année, bien les monoplaces étaient géniales à conduire, piloter avec l’antipatinage était moins naturel pour moi. Je souhaitais m’en servir le moins possible, par contre l’équipe voulait que je l’utilise au maximum. Je trouve que c’est plus amusant. C’est plus difficile à contrôler mais c’est le sport automobile, puis regardez en GP2, c’est ce que nous faisions.”

“N’importe qui serait vraiment stupide d’introduire un antipatinage sur une voiture qui est contrôlée par un boîtier électronique standard (ECU) qui est scrupuleusement vérifié par la FIA. À mon sens, aucune équipe ne s’y risquerait. Les systèmes électroniques sur la voiture sont vigoureusement réglementés depuis que nous avons l’ECU. Les réglages de nos deux monoplaces sont parfaitement identiques et en totale conformité avec les règles de la FIA. Celle-ci devrait être en mesure de le vérifier puisque l’ECU est un boîtier électronique standard utilisé par toutes les équipes. Toute suggestion que nous dissimulons un antipatinage est purement et simplement malicieuse.

Ce domaine est également très réglementé, a-t-il précisé. En outre, ces moteurs sont si optimisés et si loin dans leur cycle de vie qu’il y a peu de différences entre les différents motoristes. Je ne pense pas que l’un d’eux dispose d’un avantage sur les autres. On pourrait aussi discuter du fait que les Ferrari prennent toujours d’excellents départs. Nous n’entendons pourtant pas dire qu’ils disposent d’un antipatinage… La vérité est qu’ils sont tout simplement très bons dans ce domaine. La performance réalisée par Sebastian à Singapour était si dominante qu’elle soulève inévitablement des questions. Et, dans une telle situation, la conclusion la plus simpliste est de dire que nous trichons…”

La première partie se trouve ici, la seconde ici.

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