L’été 2011 à Stamford.

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Ligue 1

Les fans de catch qui étaient là en 2011 s’en souviennent forcément : Cet été complètement dingue du côté de Stamford commencé un soir de juin à Raw. WeSportFR vous replonge dans cette frénésie estivale qui a lancé la décennie 2010-2020 de la WWE.

Des choses à dire

27 juin 2011, Las Vegas. C’est la Raw Roulette : Chaque match aura une stipulation particulière avec comme main-event un tables match entre John Cena, champion de la WWE et R-Truth qui fut son challenger à peine dix jours plus tôt lors de Capitol Punishment. Le rappeur de West Newberry a gagné dans la capitale mais perdra dans le Nevada, la faute à une intervention d’un certain CM Punk. Son contrat se termine chez lui, à Chicago, le 17 juillet suivant lors de Money in the bank. Il part, c’est un fait. Mais il peut partir avec le titre de la WWE. Alors, dans un discours aussi vrai que piquant, le Kid de Chicago se lâche : Le match entre Cena et le Rock à Wrestlemania XXVIII le « rend malade », la compagnie se portera mieux « Quand Vince Mcmahon sera mort ». Cena ? C’est un « embrasseur de fesses comme Hulk Hogan et le Rock ». Il parle aussi de son meilleur pote, Colt Cabana, viré sans ménagement par la WWE. Partant trop loin, il est coupé. À partir de ce moment, deux certitudes : La popularité de Punk a explosé et l’été qu’on s’apprête à vivre sera all-time. Lors du dernier Raw avant MITB, CM Punk s’en prendra comme jamais à Vince Mcmahon alors que les deux hommes devaient trouver un accord pour prolonger Punk. Je vous laisse savourer ce discours de Punk.

« Vince, I’ll kick you in the nuts and you would smile at me and like it. And show me some respect. Vince you will appologise for suspending me. And you will like it ». Mchmahon de répondre : « I’m sorry » et après plusieurs « What ? » de Punk il lâche un « I appologise you son of a bitch »

La traduction : « Vince, je taperai dans tes boules, tu me sourirais et t’aimerais ça. Et tu me respecterai. Vince, tu vas t’excuser pour m’avoir suspendu et t’aimeras le faire ». Je vous passe la dernière phrase du président.

Quelques minutes après, Punk comparera Cena (venant de Boston) aux Yankees évoquant ses gloires passées. Résultat ? Une droite. Bel échauffement avant un match de championnat non ?

Une soirée à Chicago

Dimanche 17 juillet : Tonight is the night. Les fans n’attendent qu’une chose : Cena-Punk. Mais la soirée sera loin d’être à revendre : Daniel Bryan gagne la malette bleue (pensée au dos de Sin Cara, broyé par Sheamus), le Big Show se fait casser la cheville par Mark Henry, le Miz a une jambe en moins après le money in the bank de Raw remporté par Alberto Del Rio (en pleine bourre à l’époque, il avait gagné le Rumble en janvier). Bon, il a gagné en démasquant Rey Mysterio c’est vrai, mais comme un certain commentateur français le dirait : « Peu importe la manière, c’est le résultat qui

compte ». Christian a conquis le second titre poids lourds de son histoire par disqualification (Ah les contrats à la WWE…) en poussant Randy Orton à bout. Et enfin, le combat de l’année. Du rythme, des prises folles, des pancartes (« If CM Punk loses, we riot » en français : « Si Punk perd, il y’aura une émeute » et une règle : Si Cena perd, en plus du titre, c’est lui qui part. Bien sûr, le vieux briscard Mcmahon ne s’est pas laissé faire et a voulu arnaquer Punk. Cena en a voulu autrement (Le visage de John Laurinatis s’en rappelle encore) et Punk l’a emporté. Encore combatif, le président avait appelé Alberto Del Rio pour qu’il utilise sa mallette mais il a pris ce que nous, en 2018, on appelle une Pavard en pleine tronche. Punk a gagné, Punk est parti mais il reviendra tôt ou tard.

La hiérarchie est bouleversée

Dès le lendemain, Vince Mcmahon met sa menace à exécution : Ennemi public n°1 la veille, Cena est cette fois acclamé comme jamais. Mcmahon essaie de se justifier, d’expliquer ses choix (Un précurseur du « Best for business en gros), un refrain dont on a l’habitude mais qui ne prendra pas. Pas cette fois en tout cas. Une musique retentit. Un homme revient. C’est le gendre, Triple H. 3 mois après sa défaite contre l’Undertaker à Wrestlemania XXVII, il revient en costard et prononce une phrase restée dans l’histoire : « Vince, you’re releaved of your duties » en français : « Vince, tu es relevé de tes fonctions ». Coup de tonnerre à Stamford : Triple H prend le pouvoir et surtout, John Cena sauve sa tête. Vivement la suite

Deux champions pour une revanche délicieuse

Une semaine après, John Cena affronte Rey Mysterio couronné quelques minutes plus tôt en ayant battu le Miz. Ces deux hommes qui ont un profond respect l’un pour l’autre (oui même dans le catch) livrent une bataille de haute volée. Mais, comme le foot et les allemands, en catch, c’est toujours Cena qui gagne. Après le retour du Game Triple H, un autre homme fait son retour avec une nouvelle musique d’entrée. C’est donc CM Punk qui revient 8 jours après sa victoire sur Cena. Qu’il revienne d’accord… Mais avec le titre de la WWE ? Deux champions c’est infaisable, il n’en faut qu’un. Alors, Triple H aura une idée : Revanche de Money in the Bank avec un arbitre très spécial : Lui-même. Pimp Bomb.

Folie à Los Angeles

Summerslam, le plus grand show de l’été depuis le main-event de 1988 entre les Mega Powers Randy Savage et Hulk Hogan et les Mega Bucks André le Géant et Ted Dibiase. 23 ans après, Randy Orton met une dérouillée à Christian dans un No Holds Barred match (Coucou à Edge qui a fait un retour express pour tailler son meilleur pote), Mark Henry affirme encore sa domination contre Sheamus et les deux immortels Cena et Punk nous offrent le deuxième combat de l’année (Avec un Punk qui s’est au passage payé une réplique dont il a désormais le secret sur Stéphanie Mcmahon en refusant de lui serrer la main décrétant : « Je te serrerai bien la main mais je sais ou elle a trainé »… Du Punk pur jus). Le combat a donc tenu toutes ses promesses et, comme un mois plus tôt à Chi Town, le final fut

haletant : Un vieux pote de Triple H est revenu, à savoir Kevin Nash. Il est revenu pour s’en prendre à CM Punk ce qui permit à Alberto Del Rio, perdant plus tôt dans la soirée d’un match à 6 (Il faisait équipe avec le Miz et R-Truth contre Rey Mysterio, Kofi Kingston et John Morrison) d’utiliser sa mallette rouge pour battre Punk. Fou, vous avez dit fou.

L’épilogue

Le lendemain à Raw, Del Rio bat Rey Mysterio avant une annonce tonitruante : CM Punk et Kevin Nash s’affronteront à la Nuit des Champions. Sauf que, faisant comme il sait faire, Punk a trop parlé (surtout de Stéphanie) ce qui amènera le Roi des Rois à modifier le programme : Il affrontera CM Punk à Buffalo pour Night of Champions. Mais, avant tout, il faut signer le contrat. Du verbe bien pendu forcément, Punk critiquant Triple H sur le fait qu’il avait changé. Le Game réagira sur le fait que Punk veuille être le « Catalyseur » du changement de la WWE. Les deux hommes signeront un combat sans disqualification et le poste de Triple H en jeu avant, vous avez 5 secondes pour deviner… Une intervention ! De, à nouveau 5 secondes… Kevin Nash ! Qui s’en est pris à Punk (Logique) mais aussi à Triple H. Ensuite, un faux accident de voiture provoquera le renvoi de Big Daddy Cool Diesel (Kevin Nash se faisait appeler ainsi dans les 90’s à la WWE). Une dernière passe d’armes verbale aura lieu 6 jours avant Night of champions entre le Game et le best in the world avant un autre combat de feu à New-York ponctué par des interventions du Miz et de R-Truth et une autre de… Kevin Nash (encore lui oui). Triple H gagnera quelques minutes après un succès de John Cena sur Alberto Del Rio signant la fin d’un été brûlant à la WWE. Une dernière chose : Merci messieurs.

Ainsi donc s’achève cet épisode dingue dans le Connecticut, un été qui ne reviendra plus jamais mais qu’on a tous adoré qu’on soit la depuis un ou dix ans. C’est ce genre de moments qui nous rappellent pourquoi nous aimons ce divertissement. Et Dieu sait si on en veut d’autres des moments comme ça.

Jules Hagneré (@11majeur)

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