Lettre d’un fan : merci Russ.

Si vous n’aimez pas Russ et le Thunder, c’est votre droit. Rares sont les joueurs qui auront tant fait débat, et vous supportez peut-être une autre franchise, une autre ville, c’est votre premier droit en tant que fan de NBA. Mais ceci est un courrier, un hommage, aussi sincère et simple qu’il soit, d’un fan du Thunder au joueur qui lui aura permis de découvrir le plus beau sport du monde. 

Je n’ai jamais réussi à me situer vraiment en tant que supporter de telle franchise, de tel sport, de telle ville. J’ai pratiqué de nombreux sports, tenté de nombreuses disciplines, sans jamais vraiment trouver un sport dans lequel je me sentais vraiment investi, qu’importe mon niveau même dans le-dit sport. J’ai supporté (et supporte toujours) certains clubs, certains sportifs, que je trouvais admirables. Mais je n’ai jamais trouvé de réelles attaches à une quelconque équipe.

Puis un jour, par un véritable hasard, je me suis tourné vers le basket. En tant que vrai amateur à l’époque, je me suis bien entendu concentré sur la NBA. Je ne supportais aucune réelle équipe, je connaissais de nom Jordan, LeBron, Shaq et autres Kobe, mais ça s’arrêtait là. Je ne savais que peu de choses des règles, de la Draft ou de l’histoire même de cette merveilleuse ligue qu’est la NBA, que je connais aujourd’hui. Et c’est ainsi, en tant que véritable novice, que je me suis lancé dans la NBA. J’ai regardé quelques highlights, quelques Top 10 au réveil, et c’est là que j’ai commencé à m’intéresser à une certaine franchise.

Oui, je ne connaissais pas la NBA depuis les années 80/90. Non, je n’ai pas eu la chance de voir Jordan, Hakeem, Magic, Shaq ou même Iverson jouer en direct. Ayant tout juste 20 ans, je pense que vous comprendrez pourquoi. Mais j’ai eu la chance de voir évoluer un autre joueur, un joueur unique, plein de défauts mais aussi pleins de qualités, détesté de certains, adoré par d’autres. Un joueur qui à lui-seul (ou presque) m’aura fait aimé une ville pour laquelle je n’avais à priori aucune attache, de près ou de loin. Un joueur atypique, un joueur prêt à mourir sur le terrain, un joueur qui représentait à lui seul tout un état, dans la défaite comme dans les victoires.

Vous l’aurez aisément deviné, au vu du contexte et de cette Free Agency folle, ce joueur n’est autre que Russell Westbrook. Peu m’importe aujourd’hui que certains le traitent de stat-padder (ce qui n’est pas complètement faux), de mauvais leader (hum, non) ou de joueur surcoté incapable de mener une franchise (vraiment ?). Russell Westbrook est un monstre, avec ses limites certes, et je suis le premier à les reconnaître. Mais Russell a un coeur que peu de joueurs dans l’histoire de la ligue n’ont jamais eu, une rage de vaincre et de tout donner sur le terrain, une volonté louée par les plus grands de l’histoire, à commencer par Jordan, Kobe, Oscar Robertson, mais aussi de nombreux autres.

 

Jusqu’au bout.
Crédits : Mark D. Smith-USA TODAY Sports

 

3 saisons d’affilées en triple-double de moyenne ? Check. Le premier 20-20-20 depuis Wilt Chamberlain ? Check. 42 triples doubles en une saison, record all-time et probablement intouchable ? Check. Un buzzer-beater de 10 mètres pour ponctuer l’une des plus grandes performances de l’histoire, un certain 9 avril 2017, une performance qui lui aura offert le titre de MVP ainsi que le respect (s’il n’était pas déjà acquis) du monde de sport en général ? Check. Russell Westbrook a tout fait, parfois avec beaucoup de déchets, parfois avec une volonté à toute épreuve, et ce sous les couleurs d’Oklahoma City, depuis 2008.

Mais qu’importe ses records, ses performances, ses coups d’éclats comme ses échecs. Russell Westbrook est le symbole du joueur loyal, du joueur surhumain mais en même temps imparfait. Russ m’aura fait découvrir le plus beau sport du monde, à moi et à beaucoup d’autres. Et au final, c’est ça qui importe le plus. Un homme qui se sera investi comme personne pour sa communauté à OKC, un homme qui aura toujours tout donné pour sa franchise, un Hall of Famer en puissance dont on doutait énormément à sa sortie de UCLA. Le meneur le plus athlétique de l’histoire, décrié par beaucoup, adulé par certains, mais toujours à 100% sur le terrain.

 

Sa carrière est encore loin d’être finie. Russell Westbrook vient d’être envoyé à Houston, pour rejoindre son vieil ami et coéquipier James Harden, avec qui il avait partagé l’expérience des Finales NBA en 2012. S’il ne jouera peut-être plus à OKC, il est difficile de seulement imaginer l’ovation et les hommages qui lui seront rendus lors de son retour dans l’Oklahoma, lui qui aura toujours tout donné pour son équipe. Un hommage mérité, une deuxième partie de carrière qui, on l’espère, le verra repartir avec une bague, c’est tout ce qu’on peut lui souhaiter. Merci de m’avoir fait découvrir ce sport merveilleux, merci pour ces 11 années passées sous le maillot d’OKC, et bon courage pour cette nouvelle étape à Houston. 

Alexandre.

 

Image de une : Photo by Zach Beeker/NBAE via Getty Images

A propos de l'auteur

Actuellement étudiant en école de commerce, fan de sport, surtout d'une certaine ligue qui me fait me réveiller à 2h pour regarder un Atlanta@Detroit. #ThunderUp #DajeRoma

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