Ligue 2 : Bilan à la trêve internationale d’octobre

Ce soir, l’équipe de France a rendez-vous en Islande pour garder le cap dans les qualifications pour l’Euro. Ceci symbolise une trêve internationale qui nous permet d’effectuer une pause en Ligue 2. Après dix journées de compétition, quel bilan tirer de ces trois premiers mois de l’édition ?

Lorient confirme, les relégués à la traîne

En Bretagne, il y a des heureux, et des mitigés. Lorient, leader du championnat, continue de montrer qu’il va continuer d’être un concurrent à la montée. Et vu comme la saison se profile pour eux, les Merlus pourraient même continuer à jouer les cavaliers seuls au dessus. Avec 3 points d’avance sur son dauphin Lens, les hommes de Christophe Pélissier ne sont pas encore sur un matelas confortable, et de loin.

La déception vient plutôt des deux équipes reléguées : Caen et Guingamp. Le premier connait un naufrage sans précédent depuis août. Une dix-septième place avec une énorme disette de buts, une attaque inefficace et un jeu bancal. Une obstination de Rui Almeida d’aligner un 3-5-2 inadapté à l’effectif du SMC qui a conduit à son éviction du poste. Pascal Dupraz récupère un Viking à la recherche de terre ferme. Un travail conséquent, mais pas impossible.

Pour Guingamp, le début de saison a été de dur labeur. Beaucoup d’erreurs défensives couplés à des départs en début de saison n’ont pas aidé les bretons à se relancer. Longtemps cantonné au bas de tableau, le club remonte petit à petit la pente depuis deux semaines. En partie grâce à Etienne Didot, entraineur en intérim à la suite du licenciement de Patrice Lair. Malheureusement, ce dernier ne possède le BEPF. Confirmé au poste, Guingamp s’engage à verser 12500€ par match en sanction, ce qui va engendrer une facture de 350 000€ sur le reste de la saison. Calcul coût-avantage risqué !

Sochaux et Ajaccio créent la surprise, Paris au fond du gouffre

Si ce début de saison a prouvé quelque chose, c’est la capacité de certaines équipes à déjouer les pronostics. Deux formations sortent du lot : Sochaux et Ajaccio. Le premier est en pleine renaissance : auparavant la pire équipe attaque de Ligue 2 en terme de buts, les Lionceaux trustent le haut du classement des attaques pour cet exercice. Couplé à la meilleure défense du championnat (à égalité avec Lorient), Omar Daf et ses joueurs réalisent un début de saison en trombe pour une troisième place symbolique. Effet de surprise garanti

Pour Ajaccio, même combat : deux équipes au départ épinglés par la DNCG pour descendre en National qui se positionnent en haut. Pourtant pas l’effectif le plus impressionnant sur le papier, les hommes d’Olivier Pantaloni carburent et inquiètent tout le monde. Un duo d’attaque Cuypers-Courtet en forme, les anciens qui retrouvent une seconde jeunesse, tout va bien dans le meilleur des mondes en Corse. Une baisse de performance est à noter dernièrement, mais l’ACA reste dans les play-offs pour le moment.

Le bâton revient à Paris. Après une saison inattendue, les hommes de Mecha Bazdarevic coulent. Une dernière place avec seulement une victoire et une attaque en berne. Les départs importants couplés à la difficulté à se renouveler ont mis le PFC dans une position délicate, et remonter la barre sera compliquée. Pour autant, l’arrivée de Jérémy Ménez et Lamine Diaby pourront sûrement permettre les Franciliens à changer de visage, lorsque ce dernier aura purgé sa suspension. En attendant, la dernière place est à constater au classement, triste destin.

Les pronostics des previews We Sport FR

Pour le moment, nous sommes dans les clous pour dix clubs, au-dessus des espérances pour trois d’entre eux et le reste soit en dessous du classement espéré soit au-dessus.

Crédit photo : LFP

A propos de l'auteur

Rédacteur football, basket, eSport pour We Sport FR et chroniqueur radio pour l'émission Soyons Sports à Shalom Besançon. Fan du FC Sochaux depuis qu'un certain Teddy Richert a fait des merveilles en finale de Coupe de France 2007.

Poster un commentaire

massa ut ut dolor. vel, leo. porta. neque. libero efficitur.