Ligue 2 : le bilan de la saison, club par club

Vendredi dernier s’est achevé le championnat de France de Ligue 2, et par la même occasion, la saison des clubs participants hormis Paris, Lens, le Gazélec et Troyes. Il est l’heure de dresser un bilan, par ordre alphabétique des clubs.

 

AC Ajaccio (17ème, 9v 13n 16d)

La saison du club corse est l’ombre de celle de l’épopée 2017-2018 (barrages de montée perdu face à Toulouse). Malgré un recrutement intéressant (Benjamin Leroy, Joseph Mendes, Jérémy Michelin, etc.), l’effectif dirigé par Olivier Pantaloni n’a su trouver une cohésion durable et efficace sur le terrain. Une attaque peu efficace malgré une défense convenable, le club enchaine les mauvaises performances et aurait pu payer cher par un passage en barrages de descente. En un an, l’ACA a failli connaitre les deux barrages possible de Ligue 2, peu rassurant. Surtout au vu de la situation économique du club. Le maintien sportif est acquis, mais l’économique est encore en suspens.

 

Gazélec Ajaccio (18ème, 9v 12n 17d)

Le plus dur est à craindre pour le Gaz ! Devenu barragiste lors de la dernière journée suite à sa défaite face à Paris et la victoire de Sochaux, le club voit sa saison prolongée pour une semaine de plus. Une défense démunie, une attaque peu performante, rien n’allait dans le jeu ajaccien. Pourtant, au vu du recrutement (Alexandre Coeff, Jimmy Roye, Julian Palmieri, etc.) on pouvait s’attendre à voir le GFCA jouer les troubles-fêtes en première partie de tableau. Confronté au Mans les 23 et 27 mai, le National est encore possible pour les hommes d’Hervé Della Maggiore, division que le club a quitté il y a 5 ans.

 

AJ Auxerre (15ème, 10v 11n 17d)

Après un début de saison catastrophique, le club bourguignon termine sur une note peu convaincante. Peu de buts marqués sur la fin de saison malgré une déferlante sur la première phase (3 buts contre Orléans, 4 contre Sochaux entre autres), mais une défense excellente qui permet de sauver l’effectif sur plus d’un match. Performante contre les équipes du bas de tableau, l’équipe a su trouver des points sur des candidats au maintien qui furent précieux, même si le maintien ne fut acquis que lors de la dernière journée. Des recrues en difficulté cette année (François Bellugou, Yanis Merdji, etc.) et un coach qui ne possédait plus la confiance de ses joueurs (Pablo Correa, licencié le 18 mars, remplacé par Cédric Daury et 4 autres membres du staff). L’arrivée de Jean-Marc Furlan devrait raviver la flamme chez certains joueurs et peut-être qu’enfin, Auxerre sera un candidat à la montée.

 

AS Béziers (19ème, 9v 11n 18d)

Avec une fin de saison très intéressante, Béziers pouvait croire à une remontée exceptionnelle ! Pourtant, le club avait effectué un départ convenable, mais des soucis de discipline par la suite vont ramener le club a la réalité de leur situation. Manque d’expérience, une attaque en berne pendant une bonne partie de la saison, beaucoup de raisons pour montrer la saison compliquée des Biterrois. Mais pour autant, le club a montré du spectacle (victoire 6-5 contre Valenciennes entre autres), et a su révéler de bons éléments (Yann Marillat, Aboubakar Kanté). Maintenant, retour à la case National, pour peut-être réaliser l’ascenseur l’année prochaine !

 

 

Stade Brestois (2ème, 21v 11n 6d)

Une métamorphose, la meilleure attaque de la Ligue 2. Un attirail offensif excellent, un rendement à domicile déterminant, une belle saison pour les bretons. Meme si l’équipe a eu du mal à tenir la cadence de Metz qui était impérial cette année, le club se sera battu jusqu’au bout. Dans tous les postes du jeu il y eut un joueur référence. Dans les cages, Gautier Larsonneur réalise une saison plus que concluante et Gaëtan Charbonnier aura régalé devant avec 25 buts (meilleur buteur de la Ligue 2). Une montée en Ligue 1 six ans après l’avoir quitté, mais sans Jean-Marc Furlan, qui partira sur le banc d’Auxerre en juillet.

 

 

La Berrichonne de Châteauroux (11ème, 11v 15n 12d)

Trop inconstant sur l’année, Châteauroux rassure par sa fin de saison (3 défaites en 12 matchs) et un bon rendement défensif. Avec une faiblesse offensive en début de saison, le club végétait en seconde partie de tableau. Peu performant contre les équipes du bas de tableau, l’équipe trouvera des points précieux face à des équipes du top 6. Un recrutement ambitieux (Chaker Alhadur, Sékou Condé, Sidy Sarr, etc.) qui arrive à compenser les départs du début de saison, et une onzième place au-dessus des attentes. Il faudra mettre un coup d’accélérateur en attaque pour être moins inquiété la saison prochaine.

 

 

Clermont Foot (10ème, 11v 15n 12d)

On aurait pu s’attendre à voir le club auvergnat plus haut. Alors que le recrutement était excellent pour jouer la montée (Florent Ogier, Florian Ayé, Johan Gastien, etc.), le club a complètement lâché en seconde partie de saison. Florian Ayé, du haut de ses 17 buts, menait la barque devant. Mais c’est au niveau défensif que Clermont connut des soucis : excellent de juillet à janvier, la charnière baisse en performance après la trève et coute de précieux points. En disette de victoire depuis le 15 mars dernier, il faudra trouver des solutions pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise la saison prochaine, et jouer la montée qui leur échappe depuis des années.

 

Grenoble Foot (9ème, 13v 11n 14d)

Meilleur club promu cette saison, le GF38 a réalisé une saison solide. Peu inquiété par la relégation tout le long de la saison, le club isérois a même côtoyé la course à la 5ème place. Les hommes de Philippe Hinschberger, forts de leur recrutement à 0 coût (Pierre Gibaud, Youssouf N’Changama, Jérôme Moimbris, etc.), ont su s’adapter à la division avec une belle habileté. Même si le secteur défensif a connu pas mal de difficultés cette saison, le secteur offensif a réussi à montrer satisfaction. Maintenant, il faut se servir de cette bonne saison pour faire encore mieux l’année prochaine au Stade des Alpes.

 

Le Havre AC (7ème, 13v 15n 10d)

Une nouvelle fois, Le Havre a déraillé en cours de route. Une première phase inconstante et avec peu de réaction lorsque l’équipe est menée au score. C’est à se demander comment le HAC, avec l’effectif de qualité qu’ils possèdent, n’arrivent pas à accrocher le top 5. Le secteur offensif a du mal à compenser le départ de Mateta, Tino Kadewere et Hervé Bazile n’ont pas le même rendement (néanmoins ils réalisent une bonne saison tout de même). Finaliste des pré-barrages face à Ajaccio l’année dernière, le club n’a pu se qualifier de nouveau pour les tours de qualification. Une meilleure saison est attendue l’année prochaine, mais sûrement sans Zinedine Ferhat et Denys Bain.

 

Racing Club de Lens (5ème, 18v 9n 11d)

Inconstants sur la seconde partie de saison, les nordistes peuvent se soulager : une montée en Ligue 1 est toujours possible. Opposés hier soir au Paris FC (victoire aux tirs aux buts), les hommes de Philippe Montanier ont encore beaucoup à faire. Avec un très beau recrutement effectué (Guillaume Gillet, Massadio Haïdara ou encore Thierry Ambrose), le rendement a pu être aperçu sur le terrain. Solide défensivement et avec une attaque performante, il ne manquait qu’une once de régularité pour que Lens puisse jouer le top 3 cette saison. Avec le même nombre de buts (48 buts en 2017-2018, 49 en 2018-2019) que la saison dernière, Lens se trouve 9 places au dessus. Pourquoi ne pas viser plus la saison prochaine ?

 

FC Lorient (6ème, 17v 12n 9d)

Les merlus peuvent s’en vouloir d’avoir lâché des points précieux en fin de saison. Pourtant doté d’un attirail offensif alléchant (Hamel, Claude-Maurice, Cabot), l’équipe fut inconstant dans son jeu défensif et cela a engrangé une perte de points conséquente en fin de saison. Avec 41 buts encaissés, le FCL est loin des stats du top 5. Top 5 qu’il tenait jusqu’au mois d’avril, où le descente aux enfers a débuté. Pourtant, Mickaël Landreau se voulait optimiste : un effectif jeune et performant à l’image d’Ilan Meslier dans les cages. L’équipe restera une année supplémentaire en Ligue 2, mais sans son technicien, qui a décidé de démissionner samedi dernier.

 

 

FC Metz (1er, 24v 9n 5d)

A peine arrivé, à peine reparti. Le FCM réalise de nouveau l’ascenseur, sous la houlette de Vincent Hognon sur une grande partie de la saison qui a su remplacer avec brio Frédéric Antonetti pour mener le club messin au sommet de la Ligue 2. Le club a profité de ses moyens bien plus conséquents qu’une partie de l’antichambre de l’élite pour se construire un effectif propre à ses ambitions, et il s’est avéré concluant. Les remplacements ont été efficaces (Stoppila Sunzu, Farid Boulaya, Thomas Delaine, etc.) et l’animation, qu’elle soit offensive et défensive, fut excellente. Une première place logique et méritée au vu de la domination sur la saison, qui fut à sens unique. La Lorraine est de retour en Ligue 1 !

 

AS Nancy Lorraine (14ème, 12v 6n 20d)

Nancy revient de très loin ! Après avoir réalisé une première partie de saison chaotique (19e avec 13 points ,3v 4n 11d et seulement 10 buts marqués), le recrutement hivernal (Vagner, Denis Will Poha, Santy Ngom, etc.) a réussi à relancer la machine nancéenne. A partir du mois de février, elle enchaine les victoires, 9 au total, et va petit à petit remonter la pente et se maintenir avec les honneurs. Alain Perrin, arrivé en cours de saison, a pu trouver le filon pour permettre à l’ASNL de ne pas tomber dans les entrailles du National. A voir qui sera le nouveau coach pour la saison à venir.

 

Chamois Niortais (12ème, 11v 14n 13d)

Au vu de la première partie de saison des Chamois (5ème, 9b 5n 5d), la seconde est incompréhensible. Certes, personne ne s’attendait pas à voir cette équipe aussi haut. Des lacunes défensives, compilées au départ de Patrice Lair pour Pascal Planque ont rendu le jeu niortais appauvri et vide de jeu. De plus, pas mal de joueurs devraient quitter le navire cet été, ce qui n ‘arrangera pas la situation dans les Deux-Sèvres.

 

 

US Orléans (8ème, 15v 7n 16d)

Les deux derniers mois de compétition auront vu tous les scénarios possibles pour l’USO : la remontada pour accrocher les barrages, 6 matchs sans victoire, et une fin en première partie de tableau. Didier Ollé-Nicolle aura été confronté au même souci toute la saison : la défense. Si le niveau au milieu fut excellent, et l’apport de nouveaux joueurs concluants (Joseph Lopy, Jordan Tell ou encore Yohan Demoncy entre autres), l’équipe a franchi un cap et si le manque de régularité est corrigé, cela pourrait être très prolifique la saison prochaine.

 

 

Paris FC (4ème, 17v 14n 7d)

Cette année fut la bonne pour le PFC qui a su démontrer toute la qualité de son effectif pour devenir la meilleure défense de la division. Avec le coaching payant de Mecha Bazdarevic, et l’année de rêve du gardien Vincent Demarconnay (17 buts encaissés, 20 cleans sheets), toutes les conditions étaient réunies pour réaliser une très belle saison. Le seul point négatif reste la fébrilité offensive et seulement 36 buts marqués, dont 11 par le jeune avant-centre Silas Wamangituka. De ce fait, le nombre important de matchs nuls (14 !) est à noter. Espérons que l’équipe fera aussi bien la saison prochaine voire mieux, après leur élimination en pré-barrages contre Lens à domicile hier.

 

Red Star FC (20ème, 7v 9n 22d)

Une saison à oublier pour les supporters franciliens. Malgré des victoires contre des équipes du bas de tableau, l’équipe fut inconstante toute la saison et paie ses nombreuses erreurs défensives par une avant-dernière place au classement des défenses de Ligue 2. La valse d’entraineurs sur la même saison n’a pas arrangé la stabilité et les problèmes administratifs liés

à un déplacement des matchs à domicile à Beauvais ont enfoncé le clou. ¨Pourtant, le recrutement se voulait intéressant (Moussa Sao, Nicolas Douchez, Clément Chantôme; etc.). Retour à la case National et le Stade Bauer, pour peut être mieux rebondir.

 

FC Sochaux (16ème, 11v, 8n 19d)

Une tribune sur la saison de Sochaux est à découvrir en cliquant ici.

 

 

 

 

ESTAC Troyes (3ème, 21v, 8n, 9d)

Désireux de vouloir rebondir en Ligue 1 rapidement, l’équipe champenoise n’a pas ménagé ses efforts. Avec un recrutement offensif concluant (Yoann Touzghar, Hyun-Jun Suk, Kevin Fortuné entre autres) et une formation solide défensivement, Rui Almeida a réussi à trouver un équilibre qui fut plus que productif. Tout proche de la montée directe, la montée en Ligue 1 est encore possible face à Lens vendredi au Stade de l’Aube. Ce serait le meilleur moyen de finir la saison et réaliser l’ascenseur directement.

 

 

Valenciennes FC (13ème, 11v 10n 17d)

Le VAFC ne fut pas forcément le meilleur club cette année, mais en terme de spectacle, ils ont su nous régaler ! Troisième attaque de Ligue 2, beaucoup de scores fleuves (défaite 6-5 face à Béziers, victoires 5-2 contre Brest et 4-0 contre Ajaccio. Malheureusement, trop inconstant dans les performances et une fébrilité défensive malgré la qualité de la charnière en place Frédéric Bong – Loïc Nestor. Un maintien sportif acté dans les dernières journées de compétition, mais il faut désormais affronter la DNCG, ce qui sera une autre mission plus délicate…

 

Crédit photo : Arthur Geillon – We Sport FR

A propos de l'auteur

Rédacteur football, basket, eSport pour We Sport FR et chroniqueur radio pour l'émission Soyons Sports à Shalom Besançon. Fan du FC Sochaux depuis qu'un certain Teddy Richert a fait des merveilles en finale de Coupe de France 2007.

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