L’OM : Droit au rêve.

Il est cinq heures, Marseille s’éveille.

Nous sommes le mercredi 16 mai 2018. 24 ans et 355 jours après le sacre de 1993. Ce sacre que beaucoup ont connu et que nos parents nous racontent encore les yeux étoilés et le sourire en coin, tel une histoire venue d’un autre temps. Cette ère européenne est bel et bien de retour et son odeur règne dans tout Marseille.

L’Olympique de Marseille a su prendre l’exemple sur ses compères de Ligue 1 qui ont l’année dernière représenté la France au plus haut niveau. C’est maintenant à lui de jouer. Peut-être que cette ville de Méditerranée pourra devenir capitale nationale pour 90 minutes. Et peut-être une fierté nationale pour des siècles et des siècles. C’est aux Français d’en juger. C’est aux hommes de jouer.

Personne, il est vrai, ne voyait ce club à ce stade là, particulièrement en début de saison. Beaucoup, en septembre, auraient préféré s’assurer une place directe en Ligue des Champions. La fameuse grande sœur. Mais votre histoire est celle-ci. Et c’est maintenant la notre. Vous avez su gonfler de gloire le cœur des Marseillais et les faire rire et crier à en perdre la voix. Vous leur avez même rendu les mains moites et l’estomac douloureux. C’est peut-être ça l’Europe.

Cette saison a décidément été folle et est déjà gravée dans les têtes. Inscrivez-là désormais dans le marbre.

Alors oui, c’est l’Atlético de Madrid en face. Rien que cela direz vous. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. L’Olympique de Marseille a connu le péril et a frôlé la mort subite dans cette compétition, mais il est toujours vivant. Un match se joue pendant 90 minutes, voire plus, et à 11 contre 11. Ou peut-être davantage avec les supporters au stade. L’espoir est donc permis.

Les Marseillais vous demanderont de l’honneur, de la fierté et du respect pour le bleu et le blanc. Mais vous avez déjà su le faire pendant dix mois. Ils n’ont crainte. Offrez-leur des larmes. Puissent-elles être de joie. Prenez du plaisir et savourez, une finale européenne, ça se mérite. Ça se déguste. Et ça se joue avec passion.

Il ne reste plus que deux matchs dans cette saison mais on peut déjà vous remercier.

Messieurs, Marseille et une partie du monde se sont parées de bleu et blanc pour être derrière vous. Les Marseillais sont fiers de leur Histoire, rendez-les insupportables. Quant au Vieux port, il espère bien quelques plongeons.

 

A propos de l'auteur

#teamgardien

Poster un commentaire

ut porta. quis, fringilla mattis mattis