Basketball

Los Angelenos : James Harden

Los Angeles, cité des Anges. Deuxième ville des Etats-Unis derrière New-York, LA fait frémir tout amateur de voyage : Hollywood, Santa Monica, Venice Beach, Beverly Hills, les Lakers… Bref, quoi de mieux qu’un bon séjour dans l’une des villes les plus réputées du monde? Surtout pour tout amateur de basket, qui ne manquera pas d’aller voir une rencontre des Lakers ou des Clippers au Staple Center. Car oui, la cité phare de la Californie est une vraie terre de basket. Elle abrite bon nombre de playgrounds et à vu naître de nombreux phénomènes de la balle orange. Ils sont beaucoup, aujourd’hui à évolué dans la plus grande ligue du monde et à avoir vu le jour à LA. C’est le cas du MVP en titre, James Harden.



Los Angeles, cité des Anges. Deuxième ville des Etats-Unis derrière New-York, LA fait frémir tout amateur de voyage : Hollywood, Santa Monica, Venice Beach, Beverly Hills, les Lakers… Bref, quoi de mieux qu’un bon séjour dans l’une des villes les plus réputées du monde? Surtout pour tout amateur de basket, qui ne manquera pas d’aller voir une rencontre des Lakers ou des Clippers au Staple Center. Car oui, la cité phare de la Californie est une vraie terre de basket. Elle abrite bon nombre de playgrounds et à vu naître de nombreux phénomènes de la balle orange. Ils sont beaucoup, aujourd’hui à évoluer dans la plus grande ligue du monde et à avoir vu le jour à LA. C’est le cas du MVP en titre, James Harden.

Par amour d’une mère 

26 août 1989. James Edward Harden Jr. voit le jour, à Los Angeles, ville côtière de l’Ouest des Etats-Unis et plus particulièrement à Bellflower. Personne ne s’en doute encore évidemment, mais un futur crack du basket est né. Fils de  Monja Willis et James Harden Sr, le petit afro-Américain aura une enfance difficile, très difficile. A sa naissance, son père exerce alors ses fonctions dans la marine américaine tandis que sa mère est employée en tant qu’administratrice pour AT&T, un fournisseur de service très connu outre Atlantique, localisé dans la région de Passadena. James Harden grandit dans les quartiers notoires de Compton, en Californie près de Los Angeles. Réputé quartier difficile, en raison des violences et de la criminalité très élevée du fait de l’occupation de population assez pauvre, le petit James, bien aidé par sa maman, aura une enfance respectable, au coté de sa sœur Arnique Jelks et de son frère Akili Roberson bien plus âgés que lui.

Et puis, au fil des années, Harden Jr  (bien qu’il réfute le fait de le nommer de la sorte) comprendra très vite qu’il devra s’en sortir au courage. Son père disparaît peu à peu, sujet à de nombreux séjours en prison, notamment pour cause de drogue. Sa mère, très proche de lui, met tout en œuvre pour que son petit dernier ne sombre pas dans les trafics en tous genres. Elle décide alors de l’inscrire à l’Artesia High School, lycée situé à Lakewood, à un quart d’heure du domicile familial. Le jeune homme, bien que parfois dissipé, est assez assidu et très respectueux. Sa mère pense avant tout à son avenir, et l’éloigner de l’environnement dangereux de Compton, réputé dans les années 1990 comme “la capitale du crime”, ne pourra être qu’une bonne chose. Bien que cette petite ville soit connue pour avoir vu naître bon nombre de sportifs célèbres tels que les sœurs Williams, le sauteur en longueur Bob Beamon ou encore DeMar DeRozan et Tyson Chandler, cette cité a longtemps été réputée pour avoir la plus haute criminalité des Etats-Unis et fut même désignée comme ville la plus dangereuse du pays en 2004. En plus de nombreux gangs sans scrupule et connus partout aux USA (Crips, Blood) qui ont par ailleurs inspirés grand nombre de films, les élus sont également gagnés par la corruption. Autant dire qu’il ne fait pas vraiment bon vivre en plein centre de LA.

Et alors que son enfance ne fut pas des plus simples, un garçon ayant toujours besoin de son père, il dût, en plus, faire face à des problèmes de santé, de l’asthme lui fut diagnostiqué, l’obligeant à pas mal de repos. Un mal pour un bien? Au moins, le jeune homme ne passait pas des heures dans les rues au risque de faire de mauvaises rencontres. Arriva alors l’heure du grand départ. Le petit dernier de la famille quitta le cocon familial pour aller trouver une éducation à la hauteur de ce que sa mère pouvait lui offrir. 


 

Du Home Run au step back

Alors en difficulté pour élever seule son enfant, Monja se réfugie donc à travers le sport pour défendre ses intérêts et éloigner au maximum son fils de la criminalité. Trop petit pour le basket, James Harden commence donc par du baseball, pendant 3 ans. Puis, petit à petit, la grosse balle orange prend de l’importance, dû notamment au fait que les terrains sont très nombreux, et surtout omniprésents aux Etats-Unis. C’est dans un parc, à Watt, tout proche de chez lui que celui qui deviendra The Beard, tombe amoureux de ce sport. Il n’avait personne pour lui enseigner le basket ou le pousser à s’endurcir. Alors il l’a fait tout seul, en sortant son panier mobile devant sa baraque pour enchaîner les séries de shoots puis en sillonnant régulièrement les terrains ensoleillés de LA. Rapidement très à l’aise balle en main, des qualités naturelles assez remarquables apparaissent instantanément. C’est le début de l’histoire d’amour entre James Harden et le basket. Il jouera, encore et encore, passant de playgrounds en playgrounds, rencontrant au passage celui qui deviendra un très bon ami puis un redoutable adversaire : DeMar DeRozan, lui aussi originaire de Compton, et avec lequel il grandira.

Puis vient donc le départ pour Artesia High School. Sérieux à l’école, Harden n’en oublie pas pour autant le basket, et porte même son équipe au titre de champion de Californie. Pourtant, tout ne fut pas parfait. Son coach, Scott Pera, le trouve un petit peu léger, bien que son QI basket soit largement supérieur à la moyenne. Il n’est pas très adroit et son step back, qui deviendra son arme, est très perfectible, tout comme son shoot en général. Et puis, Harden réussi un beau jour contre Redondo Union un buzzer beater qui va changer sa façon de voir les choses, et notamment le shoot. Il prendra alors ses responsabilités encore plus souvent. A partir de ce moment, Harden devient une pièce essentielle pour Artesia. Il tourne à 13.2pts lors de sa deuxième année puis 18.8pts et 7.7rbds lors de son année junior, et décroche un premier titre de champion. Pour son année senior, il tourne également à 18.8pts et 7.9rbds remportant au passage un deuxième titre consécutif, en battant notamment le Rancho Santa Margarita Catholic High d’un certains Klay Thompson, lui aussi originaire de Los Angeles et revenu dans la région après avoir grandi dans l’Oregon.

“Je suis fier de James” déclarera Pera. Harden parvient à gérer ses efforts et son asthme, mais Pera préfère malgré tout le protéger en ne le faisant jouer qu’au compte goutte. Le gaucher accepte sans broncher, lui qui est assez discret et très respectueux pour ne pas se mettre en avant. Et ce n’est qu’une fois l’accord de sa mère que James deviendra un très bon joueur, ultra performant et pièce maîtresse de son équipe.  Malgré tout encore loin de certains prospects NBA, Harden n’a cessé de travailler, encore et encore, jusqu’à l’écœurement. Pera fut alors d’une aide inestimable.  “Il lui faisait faire toujours le même exercice, durant lequel il devait convertir huit double-pas de suite tandis que son coach le percutait avec des protections de foot US », raconte Lee Jenkins. « Et ils avaient toujours le même pari : si Harden tentait plus de six lancers-francs dans un match, son coach lui devait un hamburger ; dans le cas contraire, il devait se taper des sprints. » Sans doute l’une des raisons pour lesquelles Harden a aujourd’hui une faculté incroyable à obtenir des lancers à longueur de match.

Sur de sa force, Le futur MVP NBA avait eu une une illusion: “Comme tous les jeunes enfants, vous avez des rêves … vous avez des aspirations. Tu as ces ambitions, ces visions quand tu es plus jeune mais tu ne sais pas comment y arriver. Je fais partie de ceux qui ont trouvé le moyen d’y arriver et il n’y a rien qui pouvait m’arrêter”. Car un jour, Harden laissa une lettre à sa mère: ‘Est-ce que tu peux me réveiller à 7h et me donner un peu d’argent ? P.S. Garde ce papier. Je vais être une star.’ Surréaliste pour sa mère, mais le bougre avait vu juste.

L’envol

Et ses prestations au collège lui donnent de plus en plus d’espoir, comme elles attirent les convoitises. Mais bizarrement, UCLA, célèbre université de Californie, ne l’intéresse pas outre mesure. Réputée pour avoir formé de très grands joueurs  (Westbrook, Love, Lavigne mais aussi et surtout Kareem Abdul-Jabbar ou Reggie Miller), l’université de Californie de Los Angeles, qui compte au même moment dans ses rangs le futur pote d’Harden Russ West, tout comme l’autre université de la région l’USC Trojans se font piquer, au nez et à la barbe un futur Hall of Fame. Car Harden avait déjà une idée en tête, et personne ne pourrait le faire changer d’avis: rejoidre Scott Pera dans l’Arizona. Scott Pera était l’entraîneur de James Harden au lycée. Le jeune homme le considère alors comme un père, lui qui a cruellement manqué d’amour paternel durant sa jeunesse. Alors que Pera annonce qu’il rejoint l’université d’Arizona, Harden lui fait la promesse qu’il le rejoindra, chez les Suns Devils, pour y effectuer son cursus universitaire. “Je ne crois pas que quelqu’un m’ait dit quelque chose qui ait autant signifié pour moi en 20 ans“, déclarera quelques années plus tard Pera.

Pas forcément réputée pour son équipe de basket, l’Arizona State accueilli alors à bras ouvert un des joueurs les plus prometteurs de sa génération. Meilleur joueur de conférence, auteur de statistiques remarquables, The Beard ne cessera d’impressionner et retrouvera son ami / ennemi de toujours Klay Thompson, parti lui à l’université de Washington pour de fabuleux duels endiablés. Il sera drafté, après 2 ans d’université, par le Thunder d’OKC en 2009, réalisant la carrière qu’on lui connaît tous. 

Comme quoi, avec de la volonté, de l’abnégation et un brin de réussite, tout peut arriver. James Harden a toujours cru en lui. Et bon lui en a prit.

 





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