Ma bibliothèque footballistique : Djibril Cissé, vrai comme jamais

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Enfin, la vie a repris ! Fini le confinement, il est enfin possible de vaquer (en partie) à ses occupations passées, tout en respectant les mesures sanitaires. Mais fin du confinement ne veut pas nécessairement dire la fin les activités domestiques. Deuxième partie du passage en revue de mon armoire d’écrits sportifs. 

Djibril Cissé : Un lion ne meurt jamais 

Puisque c’était et c’est à la mode de raconter sa vie une fois sa carrière de footballeur terminée, Djibril Cissé n’a pas dérogé à la règle. A peine retraité, et il a déjà tout dévoilé.

Si l’ouvrage est très sympa et simple à lire, ne vous attendez pas à y apprendre énormément de choses sur la carrière footballistique du Djib’.

À travers ces lignes, l’auteur et personnage principal essaie plutôt de faire passer certains messages. Comme le fait que rien n’est jamais acquis dans la vie, et rien ne viendra sans travail. Oui l’école n’a jamais été son fort, mais dès son plus jeune âge, il a fallu faire des efforts, lui l’ivoirien d’origine qui a grandi à Arles.

Et une fois la réussite, oui, il en a bien profité. Jamais avare de belles voitures ou de vêtements de mode (il a d’ailleurs lancé sa marque), il a su se faire plaisir. Il n’y trouve d’ailleurs aucun mal. Quand on peut, autant ne rien regretter.

Il évoque également longuement l’absence de son père, à qui il n’a jamais pardonné d’avoir abandonné sa famille. L’aspect familial est primordial pour l’ancien Auxerrois. Sa mère est essentielle dans sa vie, une des personnes qui compte le plus. Il regrette de n’avoir pas pu plus profiter du développement de ses enfants, mais il est persuadé qu’ils comprendront.

Cissé évoque aussi les personnes qui ont beaucoup compté pour lui, Guy Roux bien sûr, son deuxième père qui a eu un rôle important à Auxerre. Khalidou Fadiga également, son coéquipier Auxerrois atteint d’un problème cardiaque, en qui Cissé a pris inspiration. Ou encore Gaël Givet, son pote d’enfance rencontré à Arles, qu’il a fini par retrouver en équipe de France.

Crédit photo : RMC Sport

Malgré tout, Cissé évoque quand même le ballon rond. Et ces passages plutôt réussis, que ce soit à Auxerre bien entendu, mais également Liverpool où il a remporté la Ligue des Champions, Marseille, au Panathinakos, ou encore QPR. Mais aussi l’équipe de France, où seule l’affaire Knysnia lui laisse un sentiment amer. Il regrette de ne pas être resté plus longtemps à Sunderland, de ne pas avoir su s’imposer à la Lazio, ou d’avoir signé en Russie. Il en veux également beaucoup à Ghislain Printant de ne pas l’avoir retenu pour la finale de la coupe de France contre Paris pour son dernier match avec Bastia. Mais il ne veut pas avoir de regret, et veut retenir que le positif.

Et ses deux fractures tibia péroné n’ont, elles aussi, pas atteint l’image globale que retiendra Cissé de sa carrière. Très croyant, il assure que tout arrive pour une raison. Il a toujours su s’en relever. Un lion ne meurt jamais, il dort.

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